« Ce groupe est un condensé de technicité et de savoir-faire, il y a forcément de la place pour vous ! » lance aux jeunes diplômés Stéphane Eimer (Université de Strasbourg 97), PDG de Biogroup dans son interview. Rejoignez le numéro un français des laboratoires privés de biologie médicale, en première ligne dans le dépistage rapide de la Covid-19.

 

Mutation biologique

C’est l’histoire d’une success story et d’un Docteur en pharmacie qui, en 20 ans, a réussi à bâtir le premier groupe de biologie médicale en France. « Quand j’ai commencé en 1998 en Alsace, j’avais deux collaborateurs. Au fil du temps, j’ai embauché une équipe et misé sur le triptyque : rachat, fusion, absorption. »  Pari gagnant pour Stéphane Eimer, heureux d’avoir accompagné la mutation d’une profession. « Auparavant, les laboratoires étaient des petites structures qui faisaient de l’activité analytique de façon presque artisanale. Il a fallu passer à une autre dimension centralisée via de gros plateaux techniques, tout en gardant la proximité avec le patient. »

 

Boss de proximité

Et quelle réussite ! Biogroup compte aujourd’hui plus de 700 laboratoires partout en France. En cinq ans, il a multiplié par dix son volume en biologie médicale. Les valeurs de ce groupe détenu et dirigé exclusivement par des biologistes ? Indépendance, excellence et proximité. « Mon rôle consiste à mettre de l’huile dans les rouages, faciliter les échanges et faire adhérer les gens à une évolution gagnante. Je suis un boss à l’écoute, impliqué dans la théorie, mais aussi dans l’opérationnel. J’ai toujours été présent pour mes équipes. J’essaye de leur délivrer la bonne parole. Ce ne sont pas les grands meetings qui comptent, mais les contacts humains réguliers. »

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Le défi sanitaire

Des déplacements fréquents que le PDG a maintenus malgré la période de confinement et les mesures sanitaires strictes. D’autant que la crise de la Covid a mis sous pression toute la profession. « En un temps record, nous avons dû multiplier par deux notre activité, mais aussi recruter, former les équipes et aménager les locaux. Heureusement, nous étions mieux équipés que d’autres laboratoires pour réaliser des tests de biologie moléculaire. Mais il a fallu commander en masse des réactifs et des machines pour en faire beaucoup plusActuellement, nous réalisons 1 test virologique sur 4 en France que nous rendons en moins de 12 heures sur tout le territoire. »

 

PCR Vs antigéniques

Un challenge de plus pour Stéphane Eimer qui affronte la deuxième vague épidémique avec davantage de sérénité. « Nous avons choisi dès le début de la crise sanitaire de ne pratiquer que des tests PCR dont la sensibilité avoisine les 100 % ce qui en fait la technique de référence. Si vous avez le virus, on le trouve. Alors que le test antigénique à une sensibilité d’au maximum 60 %. Cela signifie que quatre patients sur dix atteints de la Covid seront rendus négatifs alors qu’ils sont bien porteurs du virus. Ils pourront donc contaminer leur famille et tuer ! C’est une responsabilité que nous ne voulons pas prendre. Nous avons récemment dépisté 500 élèves de l’université de Metz et nous avons fait le parallèle entre les deux types de tests. Résultats : nous avons trouvé 10 étudiants contaminés en antigénique, mais 50 en PCR. CQFD. »

 

Grosse accélération

Pour faire face, le Groupe a investi plus de 70 millions d’euros depuis le début de l’année. « Nous avons commandé plusieurs techniques et réactifs pour ne pas se retrouver coincés car nous sommes sur un virus totalement nouveau. Nous qui étions habitués à avoir un seul fournisseur, nous avons dû en trouver de nouveaux sans garantie de fiabilité, ni sur leur capacité de production et de livraison. Notre stratégie ? Multifournisseurs et le stockage au maximum. Donc on en a fait beaucoup plus que tout le mondeC’est l’avantage d’être leader dans le secteur dans un secteur de très forte tension mondiale. »

 

En quête de managers !

Des investissements qui ont permis à Biogroup de recruter en masse. « Nous avons embauché beaucoup de techniciens, mais aussi des infirmiers, des secrétaires médicaux, des BTS, des Masters pour des postes de responsables administratifs et financiers. On note aussi l’émergence du métier de responsable managérial local. Nous avons besoin de managers et ce n’est pas si simple à trouver ! Ce n’est pas seulement une question de formation, mais d’état d’esprit et de qualités humaines. Il faut être bosseur, à l’écoute des autres, travailler en équipe et avoir de l’humilité… tout en étant sympathique ! Être manager suppose d’avoir une grande plasticité intellectuelle pour s’adapter à une situation donnée. Le poste idéal quand on est un jeune diplômé. N’hésitez pas à postuler, il y a des besoins partout. »

 

Ambitions mondiales

D’autant que Biogroup est passé à l’offensive internationale en intégrant CMA-Medina, leader en Belgique avec 8 laboratoires et 25 centres de prélèvement. « Ce rapprochement permettra de créer un acteur européen ayant vocation à poursuivre son expansion dans de nouveaux pays. »

 

Un manager sur le tas

« J’ai un doctorat en Pharmacie et j’ai choisi une spécialité en biologie médicale. Mon métier, ce n’est pas de diriger une entreprise et je n’ai donc pas de formation managériale, mais elle est venue sur le tas. Le fait d’avoir commencé par une petite structure m’a permis de superviser des équipes, puis des associés, jusqu’à atteindre aujourd’hui 8 000 collaborateurs. Quand on n’est accompagné que par deux personnes, on sait tout faire et on apprend à avoir une vision globale des choses. C’est à ce moment-là que l’on connaît bien le métier. »

 

#SecretDeLeader

« Il faut faire adhérer les gens à un projet et que l’impulsion vienne d’eux-mêmes car il n’est jamais bon d’imposer les choses. Dès qu’ils comprennent le sens où vous allez et l’importance de dépasser les intérêts personnels, ça fonctionne. La communication avec les personnes clés de l’entreprise est essentielle. »

Son message sanitaire : « Faites-vous tester au moindre soupçon, d’autant plus si vous êtes en contact avec des personnes fragiles. Ne les mettez pas en danger. »

 

Chiffres Clés
Plus de 700 sites
8 000 collaborateurs
870 biologistes
75 000 patients par jour

Contact : recrutement.idf@biogroup.fr