Avec 560 millions d’euros d’investissements en France entre 2025 et 2027, GSK engage une transformation qui dépasse le seul cadre industriel. Au cœur de cette dynamique, la médecine de ville constitue un pilier majeur de la performance du groupe. Depuis près de deux ans, cette activité connaît une mutation profonde, sous l’impulsion de Lydie Roux (INSEAD 17), VP & Directrice des opérations business Médecine de ville chez GSK.

Chez GSK, la médecine de ville regroupe les activités dédiées principalement aux pathologies respiratoires, comme l’asthme ou la BPCO, prescrites par les médecins généralistes et certains spécialistes libéraux. Les équipes accompagnent les professionnels de santé dans une logique scientifique, opérationnelle et de santé publique, afin de favoriser l’accès aux meilleurs traitements pour un large nombre de patients. Activité historique du groupe, la médecine de ville se situe aujourd’hui au croisement du respiratoire, des vaccins et de l’évolution des usages du système de soins. Elle connaît une transformation profonde, qui touche à la fois les organisations, les compétences et les modes d’interaction. Cette évolution s’inscrit dans un contexte d’investissement industriel fort : GSK a annoncé en 2025 un plan de 560 millions d’euros d’investissements en France d’ici 2027. « La France reste un partenaire important de GSK » souligne Lydie Roux.
Médecine Générale : faire vivre la stratégie sur le terrain
Piloter les activités de médecine de ville ne consiste pas seulement à définir une feuille de route. « La stratégie est souvent la partie la plus simple. La vraie difficulté, c’est l’exécution » rappelle la dirigeante. Son rôle consiste à aligner vision, opérations et performance, en s’appuyant sur une leadership team engagée et un réseau de directeurs des ventes répartis sur l’ensemble du territoire, y compris les DROM. L’objectif : donner du sens et traduire concrètement la stratégie sur le terrain. Aujourd’hui, un patient sur cinq est traité avec des produits GSK, résultat d’une exécution opérationnelle exigeante. Cette exigence s’accompagne également d’une évolution des modes d’interaction. « Nous ne sommes plus dans une ère où l’on pousse de l’information vers les professionnels de santé » observe-t-elle. L’écoute des besoins des praticiens et des acteurs du parcours patient devient centrale, avec un recours croissant à l’omnicanalité : webinaires scientifiques, congrès, contenus ciblés, e-mails ou podcasts. « Si les médecins manquent de temps, il faut leur proposer l’information et les services autrement » souligne-t-elle.
L’international, une école d’humilité et de leadership
Cette transformation s’enracine aussi dans un parcours largement façonné par l’international. De la Turquie à la Tunisie, en passant par l’Europe et la Russie, Lydie Roux a construit un leadership nourri par des contextes culturels variés. « Quand on part à l’étranger, on se rend compte que nos standards ne sont pas ceux du monde » confie-t-elle. Comprendre l’histoire et les réflexes locaux est devenu un préalable à l’action. « Je me suis toujours intéressée à l’histoire des pays, parce qu’elle éclaire la manière de travailler des équipes » insiste-t-elle. La crise du Covid vécue en Tunisie a renforcé cette prise de recul. « Voir des patients supplier pour être vaccinés alors qu’ailleurs certains refusaient les doses, ça relativise beaucoup de certitudes » se souvient-elle. Une expérience marquante, qui nourrit aujourd’hui une vision exigeante du management, fondée sur l’humilité, l’écoute et la remise en question.
INSEAD
Après un MBA à Chicago Booth, Lydie Roux choisit le programme Finance for Executives de l’INSEAD à un moment clé de sa carrière de directrice de filiale. « Sans chercher à devenir spécialiste, cette formation m’a donné les clés pour mieux comprendre les mécanismes financiers, faciliter les arbitrages et piloter une organisation » explique-t-elle.
Jeunes diplômés : soyez stratégiques et ouverts !
Pour Lydie Roux, bien choisir ses premières expériences est crucial. « Le stage est souvent la porte d’entrée dans l’entreprise. » Chez GSK, stages et alternances ouvrent d’ailleurs des voies d’évolution, en France comme à l’international. « Les opportunités se créent quand on est visible et engagé. »
Chiffres-clés : 4 sites dont 3 de production / Près de 3 600 collaborateurs.
Contact : Victoria Morel, Responsable Affaires Publique et Communication