Il a amené la data science au cœur des enseignements d’emlyon business school. Rencontre avec Clément Levallois, professeur spécialiste du web marketing et co-directeur du MSc in digital marketing & data science. Un technoprofesseur très attaché à l’école des Early makers pour sa capacité à imaginer et préparer demain, autant que pour sa convivialité et la diversité de ses individus, sites et formations.

 

Votre coup de cœur pour emlyon ?

Avoir face à moi des étudiants de 22 ans à des dirigeants expérimentés, des internationaux. J’interviens dans tous les programmes : PGE, BBA, MSc, MBA. Je suis mobile à travers tous nos campus en France et à l’étranger. Cette diversité de situations et interlocuteurs me convient parfaitement !

emlyon a pris très tôt le virage data science ?

Je suis arrivé en 2014 pour développer cette dimension dans les cursus. Avec une grande chance : le partenariat avec un acteur majeur de la technologie, IBM. Il témoigne du besoin de profils aux compétences hybrides. Tous les signaux sont au vert : pédagogie, recherche, recrutement, la data science est bien ancrée à emlyon ! Ce n’est pas aisé d’intégrer des enseignements en big data, de parler programmation ou méthodes quantitatives en business school. Cela a demandé un ajustement de la pédagogie.

« Je privilégie une pédagogie qui illustre le monde dans lequel nous vivons, pour que les étudiants l’appréhendent au-delà de leurs usages et en deviennent acteurs. »

Comment avez-vous concrètement procédé ?

J’ai commencé par le PGE pour mesurer ce à quoi les étudiants peuvent être exposés en termes de technicité. Ils sont assez forts en maths et ont monté une réponse enthousiaste envers l’IA et ses enjeux. Ils peuvent suivre un cours optionnel pour se forger un profil coloré en data science. J’ai monté un programme de code d’applications mobiles pour les 1ère A. Une vidéo de ce cours est même disponible sur Google Store.

Après ce test, nous avons diffusé largement : les enjeux de la data pour le management en executive MBA, les IoT en 4e année de BBA, et de manière structurelle avec le lancement d’un MSc dédié en digital marketing & data science. Je privilégie une pédagogie qui illustre le monde dans lequel nous vivons, pour que les étudiants l’appréhendent au-delà de leurs usages et en deviennent acteurs.

Un mouvement de pointe et une ouverture confirmés par Benoit Dubief, il partage sa vie d’étudiant au sein du PGE

Le marché du travail est-il mûr pour ces profils ?

A la vitesse où vont ces technologies, oui ! Nos premières promos vont sortir cette année et sont déjà courtisées. Les recruteurs veulent les meilleurs étudiants d’école de management et formés à l’analyse de données.

De nouveaux programmes en perspective ?

Nous lançons en septembre 2019 un programme health & data analytics, un domaine de pointe de la région lyonnaise avec des acteurs majeurs de l’industrie pharmaceutique. Notre implantation à Gerland en 2022 va encore conforter ce positionnement à proximité des acteurs scientifiques Rhône-alpins.

« Signe qu’emlyon est pile dans la tendance, les nouvelles avancées et technologies sont désormais présentées dans les pages business du New-York Times ! »

Innover, c’est dans les gènes d’emlyon ?

J’ai été recruté pour cela et on m‘offre la latitude pour le faire. C’est un signal fort d’emlyon de son positionnement en devenir sur de nouvelles compétences, et donc de sa capacité à innover, à sortir des schémas traditionnels des business schools.

Learning hub emlyon Casablanca ©Ariane Despierres-Féry

Learning hub emlyon Casablanca ©Ariane Despierres-Féry

L’école m’a fait confiance pour repenser, innover, construire des cours, des axes de recherche. Ma ligne de conduite a été d’entrer dans les compétences transmises par un business school, dans l’esprit Early makers, en lien avec ce que demandent les entreprises.

Signe qu’emlyon est pile dans la tendance, les nouvelles avancées et technologies sont désormais présentées dans les pages business du New-York Times ! Nos étudiants, futurs managers, doivent donc absolument être formés à cette dimension. Cela fera partie de leur métier demain.

Le plus sympa avec vos étudiants ?

Ils sont très technophiles, et surtout ils savent s’émerveiller, ils aiment le côté atelier dans les cours. Je propose des vidéos, des mooc, pour réellement hybrider les compétences.

Et l’ambiance en général ?

J’aime beaucoup le côté multicampus d’emlyon, de naviguer, de rencontrer des élèves et collègues variés. C’est très dynamique et nous sortons du schéma traditionnel fondé sur le présentiel en un lieu. A emlyon chaque site est un campus à part entière. Cela parait banal de le dire, mais c’est difficile de faire que chaque campus ait sa vie propre. Nous travaillons tous ensemble où que nous soyons. Je me sens bien à l’école et partout à l’école. Les relations sont chaleureuses et très collaboratives.

emlyon business school, la fabrique d’early makers tourne à plein régime !