Marie-Hélène Fasquel-Erhart, professeure agrégée d’anglais, enseigne la littérature américaine en section internationale au Lycée Nelson Mandela de Nantes. Elle est la première française finaliste du Varkey Foundation Global Teacher Prize 2017. Sélectionnée parmi 20 000 personnes de 179 pays, elle est habitée par son métier et sa volonté de faire réussir ses élèves.

 

Faire partie des 50 meilleurs enseignants mondiaux, c’est incroyable ?

Cette nomination représente la reconnaissance d’années d’efforts. Elle m’engage à poursuivre dans ma carrière et dans ma vie privée la dynamique des innovations. Elle récompense beaucoup plus qu’une pédagogie. L’organisme mène une enquête sur les 50 finalistes pour s’assurer de leur éthique et de leurs valeurs. C’est tellement fou que je n’osais pas formuler le fait que j’étais « parmi les meilleurs enseignants mondiaux » ! Je fais désormais partie du réseau des finalistes, cela m’ouvre des opportunités professionnelles exceptionnelles. Nos échanges sont très enrichissants, nous montons des projets.

Vidéo réalisée par les élèves pour le Global Teacher Prize

http://www.globalteacherprize.org/

« On ne peut pas faire semblant d’aimer ses élèves »

Quelles sont vos clés pour faire réussir vos élèves ?

Je lis beaucoup. Et j’apprends. Un article sur les neurosciences sur l’importance de l’affect dans la géographie du cerveau a confirmé mon penchant naturel pour l’empathie. Mon affection pour mes élèves prend des formes variées dans mon enseignement à travers des rencontres, virtuelles ou réelles. J’implique mes élèves en les faisant créer des pièces de théâtre, des textes ; en les faisant échanger avec des auteurs ; en montant des projets avec des classes d’autres pays. Les méthodes sont moins importantes que la confiance que l’on a en elles, car c’est cette fiabilité que les enfants ressentent. Du ressenti naît leur coopération, consentie et non plus imposée.

Que représente la pédagogie pour vous ?

J’ai pris goût à la pédagogie en licence durant un cours sur la didactique des langues. J’ai aussi adoré travailler au Canada, découvrir une autre manière d’enseigner. J’ai toujours cherché à progresser dans ma pédagogie avec une idée en tête : faire réussir mes élèves. On est obligé de se renouveler et de se remettre en question. Les élèves soulèvent des interrogations. C’est aussi pour moi un moyen de participer à la pérennité de la société, en préparant des adultes, des citoyens, des professionnels.

Comment a-t-elle évolué au fil du temps ?

Elle évolue en permanence, car je cherche des solutions pour répondre aux besoins de mes élèves. Je privilégie une méthode les impliquant et les valorisant. Car au-delà de la motivation, c’est l’ambition et la confiance en eux qui leur permettent de réussir. Cette pédagogie –et surtout leurs projets – ont été récompensés par des prix de pédagogie innovante en France et dans le monde. J’ai aussi besoin à titre personnel de varier mes méthodes. Car réussir est avant tout un épanouissement, un accomplissement personnel et collectif.

« Le professeur vit avec son temps et intègre dans le territoire de la classe tous les courants qui rythment la société ainsi que la technologie »

Le partage est ce qui a motivé votre accord pour écrire un livre* sur vos méthodes innovantes après le Global Prize ?

J’ai été sollicitée par plusieurs éditeurs. J’ai donc eu la chance d’en choisir un en accord avec mes valeurs et mon souhait de partager mes pratiques. Au-delà de la transmission via l’ouvrage, ce sont de véritables échanges avec les lecteurs qui s’engagent via la page Facebook et le blog.

Marie-Hélène Fasquel a écrit un ouvrage de fiction avec son mari, une dystopie, et cherche un éditeur : https://feusecret.blogspot.fr/

* L’élève au cœur de sa réussite, Editions François Bourin, août 2017

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