Jean Guy le Floch (Centrale Paris 76), PDG d’Armor-Lux, encourage les jeunes ingénieurs à rejoindre une entreprise en croissance qui, depuis 80 ans, produit des vêtements devenus des « must have » en France et à l’international !

 

Le textile breton a le vent en poupe

C’est l’histoire d’un homme qui, en 1993, a fait le pari ambitieux de racheter une PME textile en Bretagne et l’a fait revenir dans le jeu des grandes marques de prêt-à-porter. Une vraie success story pour Jean Guy le Floch, fier d’avoir protégé le savoir-faire et les emplois de cette entreprise quimpéroise qui dégage un résultat de 3 % tous les ans. « C’est la preuve que la production textile peut encore exister en France ! Nous avons la chance d’être portés par des vêtements iconiques comme la marinière à rayures, celle-là même endossée par Arnaud Montebourg en 2012 à la Une d’un magazine, mais aussi le pull marin et le caban développés dans les années 1950 et emblématiques du Made in France. » Depuis 2003, Armor-Lux habille aussi les employés de certains groupes de la grande distribution, ceux de la SNCF et de la Poste.

Les States, passage obligé

« Juste après mon diplôme de Centrale, je suis parti à l’Université de Stanford en Californie pendant un an où j’ai obtenu un Master of Sciences. Mes deux formations sont complémentaires. La française très cartésienne, l’américaine qui apprend à regarder et à écouter tout le temps. J’y ai vécu un rêve ! Je conseille aux jeunes d’y passer une ou plusieurs années. »

Des ingénieurs au service de la qualité

Une aventure économique incroyable dans un univers où la concurrence est mondiale et où la plupart des grands distributeurs ont délocalisé en Asie. L’atout clé de la marque ? La qualité est rationnalisée via un laboratoire expert qui réalise 50 tests physiques et chimiques sur chaque tissu et chaque produit. « Quand on porte une marinière Armor-Lux, on ne peut plus changer ! Nous recrutons beaucoup d’ingénieurs, notamment des chimistes pour fabriquer nos vêtements car ici nous tricotons, teignons et contrôlons la qualité à toutes les étapes. Nous avons également un bureau d’études qui compte une trentaine d’ingénieurs, de modélistes et de stylistes. Les jeunes geeks doués sont aussi les bienvenus dans notre pôle Web qui, en à peine 10 ans, nous a permis de gagner des parts de marché et de vendre nos vêtements partout dans le monde. »

« Ma France à moi… c’est la Bretagne ! »

 Des Centraliens vifs et adaptables

Pour le PDG, les ingénieurs de Centrale ont toute leur place chez Armor-Lux. Le point fort des centraliens ? « Nous apprécions leur esprit d’analyse et de synthèse. Ils ont une rapidité d’esprit et une adaptabilité, essentielles dans ce monde très mouvant. » Pour le PDG, l’école apprend surtout à être rigoureux et multidisciplinaire. « Nous avons eu un centralien pendant 4 ans qui est parti vers d’autres horizons, et est devenu actionnaire de son entreprise. Preuve que chez Armor-Lux, il a acquis la fibre entrepreneuriale. C’est formidable ! »

La Bretagne dans la peau

Né à Carhaix dans le Finistère, Jean Guy le Floch a mené une brillante carrière à Paris auprès de Vincent Bolloré avant de décider, à la quarantaine, de revenir sur sa terre natale à laquelle il est très attaché. « La plupart des Bretons qui s’expatrient veulent revenir. La Bretagne, c’est la tranquillité car géographiquement, on est loin de tout. Nous avons la mer, un climat tempéré et une vie très agréable. »

Chiffres Clés : 100 M€ CA – 600 collaborateurs – 70 boutiques en France

Contact : evelyne.derrien@armorlux.com

Pendant ce temps, à CentraleSupélec…

Dans la peau d’Hervé Biausser, directeur général de CentraleSupélec