Après Dracula, Chantons sous la pluie et tant d’autres succès, le binet X-Broadway a frappé fort cette année avec Wonderland (une plongée musicale dans l’univers fantasmagorique de Lewis Carroll). Trois représentations, trois soirées magiques : les 3, 6 et 8 avril 2026 resteront gravés dans la mémoire des spectateurs comme dans celle des artistes en herbe de l’X.
Créé en 2012 par les X12, X-Broadway perpétue chaque année cette belle aventure : monter de toutes pièces une comédie musicale entièrement portée par les élèves de l’École polytechnique. Pendant près d’un an, une centaine d’étudiants ont conjugué leurs talents pour faire vivre ce projet hors normes. Comédie, danse, chant, mise en scène, décors, costumes, lumières, communication (chaque pôle a apporté sa pierre à l’édifice). Une preuve supplémentaire que la rigueur scientifique et la sensibilité artistique ne sont pas seulement compatibles (elles se nourrissent mutuellement).
Le spectacle
Wonderland a de particulier qu’elle a été crée de A à Z par le binet. Le pôle comédie entièrement écrit la pièce, le pôle musique a réinterprété bon nombre de musique, et les chorégraphes ont conçu des tableaux taillés sur mesure pour une troupe d’une trentaine de danseurs. Le résultat ? Un spectacle vibrant, drôle, émouvant, où l’Alice du XXIe siècle a entraîné le public dans un Pays des Merveilles repensé avec l’inventivité et la malice qui caractérisent les polytechniciens.

La première
Vendredi 3 avril ouvrait le bal avec la première (ce moment suspendu où des mois de répétitions se cristallisent enfin sous les projecteurs). Lundi 6 avril, la troupe a confirmé l’essai devant une salle comble, prouvant que la magie de la première n’était pas un accident. Et mercredi 8 avril est venu clore le triptyque en apothéose, dans une ambiance électrique avec les camarades des promotions jône et roûje où acteurs et spectateurs ne voulaient pas voir tomber le rideau.
Le succès
Familles, amis, camarades de promotion, anciens élèves, curieux du plateau de Saclay : le public est venu en nombre saluer la performance d’une troupe qui, rappelons-le, n’a rien d’une compagnie professionnelle. Tous ces étudiants ont mené ce projet en parallèle d’une scolarité d’ingénieur particulièrement exigeante.

À l’année prochaine pour de nouvelles aventures sur les planches du plateau. Curiouser and curiouser, comme dirait Alice.