Depuis qu’elle s’occupe de ce secteur, ô combien sensible et important, Marie-Arlette Carlotti a obtenu des avancées conséquentes pour faciliter la vie de nombreuses personnes en France, les étudiants n’étant pas oubliés. Les chantiers qu’elle entend ouvrir pour l’avenir ont pour objectif l’accessibilité universelle.

Marie-Arlette Carlotti

Marie-Arlette Carlotti

Depuis mai 2012, quelles sont les grandes avancées que vous avez pu obtenir en matière de handicap ?
Le 3ème plan autisme doté de 205 millions d’euros, la mobilisation pour l’accessibilité qui a permis de sauver la loi de 2005 et de fixer un calendrier précis de mise en oeuvre avec les agendas d’accessibilité programmée, comme la décision de proposer un CDI à 28 000 assistants de vie scolaire (AVS), illustrent l’engagement sans précédent du gouvernement. J’ai par ailleurs relancé avec le Premier ministre le comité interministériel du handicap puisque tous les ministres et tous les secteurs de la vie quotidienne sont concernés. Notre feuille de route implique tous les ministres et prévoit 260 chantiers et mesures autour de 4 axes : la jeunesse, l’emploi, l’accessibilité et l’accompagnement médico-social.

 

Vous avez signé récemment une charte avec le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) concernant la formation des étudiants dans le secteur de l’audiovisuel, pouvez-vous nous en parler ?
Le dernier baromètre de la diversité du CSA l’a confirmé : la représentation des personnes handicapées dans les médias atteint un niveau ridiculement bas. Aussi, avec le CSA, j’ai souhaité mobiliser les écoles de journalisme et de communication audiovisuelle pour qu’elles développent leur politique d’accessibilité et accueillent davantage d’étudiants handicapés. C’est l’objet de cette charte, également signée par les principales chaînes de télévision et de radio qui s’engagent à soutenir cette dynamique inédite.

 

Votre objectif est l’accessibilité universelle, pourriez-vous nous en définir rapidement le sens, nous préciser les avancées et perspectives ?
Il s’agit pour moi de rendre concret le principe de l’accès de tous à tout pour que la citoyenneté et l’autonomie des personnes handicapées dans leur vie de tous les jours, quel que soit le type de handicap, soient une réalité. J’ai réformé le dispositif des chiens guides pour faciliter leur accès dans les lieux publics. J’ai lancé une expérimentation de relais téléphoniques qui permettra aux personnes sourdes ou malentendantes de téléphoner. Nous renforçons l’accessibilité du processus électoral pour que les personnes handicapées puissent participer pleinement au débat démocratique et accomplir leur devoir de citoyen. D’autres chantiers nous attendent, notamment pour répondre aux besoins des consommateurs handicapés.

 

Patrick Simon