Top 10 de la gênance au travail
Top 10 de la gênance au travail © AdobeStock

Prendre la parole en réunion, dire non à son N+1, demander une augmentation, assurer en small talk à la machine à café, assumer une boulette… Rien qu’à y penser vous avez déjà des sueurs froides ? Vous n’êtes pas seuls ! Dans une étude publiée en septembre 2026, Preply dresse la liste des conversations les plus difficiles à entamer en entreprise. Voici le Top 10 de la gênance au travail… Spoiler alert : vous allez être surpris !

Quelle est LA conversation pro qui met le plus de salariés français mal à l’aise ? Contre toute attente, ce n’est ni poser sa dem’, ni négocier son salaire, ni se faire remonter les bretelles par son boss.

Bryan is in the office ?

L’étude révèle en effet que la situation la plus inconfortable en entreprise arrive au moment de parler une langue étrangère (48 % des personnes interrogées). Une gêne partagée dans les mêmes proportions par toutes les catégories d’âge.

Of course ! La France n’occupe que le 38ème place de l’édition 2025 du classement EF English Proficiency Index, qui mesure les compétences en anglais des adultes. Avec un point noir : l’expression orale. Le score moyen des Français à l’oral étant inférieur de 98 points à celui obtenu en compréhension écrite, l’un des plus forts écarts en Europe.

Les situations le plus malaisantes

Le reste du classement est plus attendu. Dans l’ordre, les situations qui génèrent le plus de gênance au travail chez les Français sont : négocier son salaire (40 %), recevoir une critique négative (40 %), prendre la parole en réunion (38 %), demander une promotion ou une augmentation (38 %), faire un retour négatif à un collègue (35 %), exprimer un désaccord avec un supérieur (30 %), annoncer sa démission (27 %), reconnaître une erreur (25 %) et faire du réseautage (19 %).

« Plusieurs de ces situations partagent un point commun : elles puisent dans la confiance en soi et obligent souvent à trouver les mots justes dans un contexte où l’enjeu est important. Argumenter, se faire comprendre, exprimer un désaccord ou faire face à une critique peut rapidement compliquer une conversation. Mais aucune de ces situations ne déstabilise autant les Français que d’avoir à s’exprimer dans une langue étrangère » indiquent les responsables de l’étude.

Tout est une question d’âge ?

Pour autant, toutes ces situations ne génèrent pas le même degré de gênance au travail selon les générations. Prenons l’exemple de la négociation salariale. Si cela rend 40 % des Français mal à l’aise, cette proportion grimpe à 57 % chez les 18/24 ans, et redescend à 30 % chez les 55 ans et plus. De même, demander une promotion ou une augmentation met en difficulté 38 % des Français, mais seulement 31 % des plus de 55 ans. Alors que cela angoisse plus de 51 % des 18/24 ans.

Ce gap générationnel est encore plus flagrant lorsqu’on parle de démission. Une situation qui met mal à l’aise 27 % des Français vs 42 % des 18/24 ans et 18 % des 55 ans et plus. La Gen Z marche aussi sur des œufs lorsqu’il s’agit de dire non : 54 % des 18/24 ans ont peur de prononcer un refus devant un supérieur, vs 30 % des Français en moyenne.

Moralité : à chacun son petit Everest professionnel ! Pour certains, c’est négocier leur salaire. Pour d’autres, dire non à leur manager ou annoncer leur démission. Et pour près d’un Français sur deux, le vrai moment de solitude arrive dès qu’il faut parler anglais. Comme quoi, un « Let’s switch to English » peut vite transformer une conversation banale en vrai moment de solitude.

>>>> Envie d’avoir encore plus de conseils carrière ? Ça se passe ici !