interview Edouard Kaminski université paris cité
© Dominique Cabrelli

Back to University avec Edouard Kaminski, président de l’Université Paris Cité

À la tête de cette université engagée pour la santé planétaire, son président Edouard Kaminski se prête au jeu de l’interview Back to school. Si j’étais étudiant aujourd’hui, je choisirais l’Université Paris Cité car…

C’est faire choix de l’excellence

L’Université Paris Cité fait partie des universités qui portent une vision de l’excellence. Très bien placée dans les classements de Shangaï et de Leiden, elle se positionne au meilleur niveau international grâce à l’excellence de ses laboratoires (elle est associée à 10% de la recherche française) mais aussi de ses formations résolument tournées vers l’insertion professionnelle de ses étudiants. Ici, on ne dissocie pas recherche et formation.

Elle est engagée pour l’expérience étudiante

S’insérer dans la vie professionnelle avec succès nécessite d’être bien formé. C’est-à-dire d’avoir acquis des connaissances de très haut niveau, d’avoir su les mettre en œuvre grâce à des compétences et ainsi de résoudre des problèmes. Une équation qui ne fonctionne que si les étudiants bénéficient d’un accompagnement global, qui commence par une rentrée réussie. C’est pourquoi nous avons intégré à notre Schéma directeur une action ciblée sur les 100 premiers jours à l’Université. Nous avons identifié toutes les petites difficultés susceptibles de se traduire en décrochage précoce et mettons en place des solutions (découverte des services de santé étudiante et des sports, tutorat étudiant etc.) pour y répondre. Voté l’année dernière, ce schéma directeur est mis en œuvre depuis la rentrée de septembre.

Son offre est très riche

L’Université Paris Cité est l’université parisienne dotée du plus grand champ disciplinaire : santé, droit, sociologie, langues asiatiques, sciences sous toutes leurs formes… Ce qui lui permet d’injecter un maximum d’interdisciplinarité dans ses formations, notamment à travers des bidiplômes, parfois uniques, comme celui alliant sciences de la Terre et langue japonaise. Nous voulons également que nos étudiants soient acteurs de leur formation. Cela passe notamment par l’innovation pédagogique : utilisation de la simulation numérique en santé pour s’immerger dans un bloc opératoire, ou en géologie pour évoluer sur le terrain martien par exemple.  

C’est une université vraiment globale

Notre université a une dimension internationale qui s’illustre notamment par ses parcours construits par et pour la recherche et ses graduates schools, qui lui permettent de s’inscrire de façon encore plus marquée dans les canons internationaux. L’alliance européenne Circle U. (dont fait partie l’Université Paris Cité) est aussi un vrai levier de visibilité et de transformation de l’université à l’international. Parallèlement, nous développons des formations très professionalisantes, notamment en droit (notre IEJ est le plus performant de France !), en psychologie et dans de nombreux domaines en lien avec la santé. A titre d’exemples : nous formons 10% des médecins, tous les dentistes d’Ile-de-France et nous avons la seule université de pharmacie de Paris. Cet équilibre abouti à des objets magnifiques, dont fait partie l’Institut de la santé des femmes créé par la Faculté de Santé de l’Université et le Global Centre for Asian Women’s Health de la National University of Singapore. Celui-ci mobilise l’ensemble des disciplines de santé et des SHS pour mieux comprendre la santé des femmes. Preuve supplémentaire de la pertinence de ce champ thématique : Harvard et Oxford sont intéressées pour entrer dans ce partenariat.

Elle est engagée sur une vision

Nous avons construit notre signature autour de la santé planétaire. Cela sous-entend que nous sommes une université qui apporte des solutions aux grands défis contemporains (problèmes démocratiques, transition énergétique, dégradation de la santé publique etc.). Des solutions rendues possibles par l’interdisciplinarité et la mobilisation de la jeunesse. Car c’est en investissant sur la jeunesse, en lui faisant confiance, que nous pourrons créer de l’innovation et changer le monde ! C’est d’ailleurs pour renouer avec ce pacte de confiance avec la jeunesse que je milite pour une allocation universelle d’études. On n’a sûrement pas construit des universités d’excellence pour en faire des universités élitistes, nous voulons conjuguer excellence et inclusion.