Entre opportunités, imprévus et projets, SKEMA Business School a fait son bilan 2020 ce jeudi 28 janvier 2021. La grande école de commerce en a profité pour mettre le cap sur ses perspectives pour le début de l’année dans le cadre de son plan stratégique SKY25.

 

Refonte de ses programmes, tests et déploiements de nouvelles pratiques pédagogiques, consolidation de ses enjeux de transdisciplinarité, engagements écologiques… Les premières pierres de son plan stratégique SKY25 ont été posées.

SKY25 : l’heure du premier bilan

« C’est toujours un moment important dans la vie d’une institution que d’annoncer un plan stratégique », déclarait Alice Guilhon, Directrice Générale, le 23 janvier 2020. Avec son nouveau plan stratégique pour 2020-2025, baptisé « SKY25 », SKEMA Business School souhaitait affirmer son statut d’école de l’Avant-Garde, agir en acteur engagé et se positionner comme une institution glocalisée qui privilégie l’hybridation des savoirs. Depuis, la crise sanitaire et économique liée à l’épidémie de coronavirus a frappé. Où en est donc SKY25 un an après ?

« Nous avons imaginé un modèle hybride d’enseignement qui s’appuie sur les nouvelles formes d’apprentissage et d’innovation qui sont mobilisés aujourd’hui pour gérer la crise. » Alice Guilhon, Directrice Générale de SKEMA Business School

L’IA est là

Une des premières réalisations notoires de son plan stratégique : ses avancées en matière d’IA. Tout d’abord, la création de SKEMA AI Institute : un centre de recherche composé de plus de 20 professeurs et chercheurs répartis en quatre domaines interdisciplinaires (Fondamentaux de l’IA / IA, Economie & Finance / IA, Marketing & management / IA, Opérations, Supply Chain & Systèmes d’information). Avec cette nouvelle « faculté IA », l’école déploie l’IA dans tous ses programmes, sur tous ses campus. Pour Alice Guilhon, « il était essentiel d’introduire l’IA dans tous les programmes académiques de SKEMA. Cela constitue même l’un des piliers de SKY25 : l’hybridation. Nous proposons l’hybridation de 100 % de nos programmes avec l’IA au service du monde de l’entreprise. » A ce jour, plus de 70 % des programmes de SKEMA intègrent la dimension IA dans leurs enseignements.

Ainsi, une spécialisation IA est proposée au sein du programme postbac en 4 ans, SKEMA Global BBA, sur les campus de Sophia-Antipolis et de Raleigh (USA), une spécialisation « AI for managers » est mise en place au sein du Programme Grande Ecole, et un nouveau programme de Mastère Spécialisé de « Chef de projets en IA » sera proposé à l’automne 2021, actuellement en cours de labellisation par la CGE.

Asma Hanafi, étudiante en M1 du PGE, a choisi ce nouveau parcours « AI for managers ». « La valeur ajoutée d’une telle formation en IA réside avant tout dans sa technicité. Être un étudiant en école de commerce et postuler à un stage tout en ayant des compétences en Machine Learning et en programmation font de nous des profils attractifs, disposant d’un « plus ». Ce « plus », je l’ai ressenti durant les entretiens pour ma recherche de stage car il a suscité la curiosité de plusieurs recruteurs. Aujourd’hui, l’IA fait partie intégrante de tous les secteurs d’activité. Elle contribue à la recherche, à l’innovation, à la prise de décision, que ce soit pour le marketing, les ressources humaines, la finance… Il est donc essentiel pour le manager de demain de savoir dominer des sujets aussi centraux », témoigne-t-elle.

SKEMA a prévu d’ouvrir 3 nouvelles écoles d’ici 2025 : SKEMA AI School for Business à Raleigh (Etats-Unis), SKEMA Law School for Business à Belo Horizonte (Brésil) et SKEMA Design School for Business (France).

RSE/RSO : go !

Toujours impliquée dans une démarche d’engagement face aux enjeux sociétaux, outre l’IA, la business school tient à apporter des réponses concrètes en termes de RSE/RSO. Quatre de ses initiatives se réaliseront à la rentrée 2021 :

#1 Création d’un parcours intégré en innovation durable et RSE en 3 ans au sein du Programme Grande Ecole : en L3, M1 et M2, les étudiants auront la possibilité de se construire un parcours complet de « social & business transformers ».

#2 Lancement du programme MSc Sustainable Finance & Fintech.

#3 Déploiement du SKEMA Social Ventures Lab afin de favoriser l’entrepreneuriat social.

#4 Lancement de « Green Teams » : groupes de travail transversaux ayant pour objectif de mettre en œuvre les initiatives et projets dans le cadre de la politique RSO de SKEMA (mobilité, alimentation durable, préservation des environnements naturels des campus…).

Le Campus Grand Paris enfin ouvert

La grande nouveauté de ce début d’année 2021, c’est aussi l’ouverture du  campus de SKEMA en périphérie parisienne. Les travaux avaient démarré il y a plus d’un an. Et même si une pause de trois mois s’est imposée lors du premier confinement, le nouveau campus de SKEMA sur les bords de Seine, à Suresnes, près du quartier d’affaires de La Défense, a officiellement ouvert ses portes le 4 janvier 2021. Les collaborateurs sont installés, les premiers étudiants ont pu le visiter.

Son nom ? « Campus Grand Paris ». Ce Hub de 30 000 m² a été pensé comme un espace de vie dans lequel toutes les formes d’apprentissage ont leur place : cours, vie associative, contact avec les entreprises, création de startups… « C’est un espace de coliving et de coworking », qualifie la directrice, qui espère qu’il permettra de faire vivre tous les apprentissages possibles et d’upgrader les sept autres campus de SKEMA.

Découvrez le Campus Grand Paris en images

Et les étudiants ?

En ce sens, le Campus Grand Paris prouve à nouveau que les campus ne sont pas de simples lieux de cours mais des lieux de vie, où se forment des communautés qui échangent et apprennent ensemble. Une des raisons pour lesquelles les étudiants peuvent revenir, à leur convenance. « Tous nos campus sont ouverts aux étudiants qui le souhaitent, isolés, en difficultés, en décrochage ou qui ont tout simplement besoin de se connecter à un bon réseau pour travailler. Nous ne les laissons pas tomber », rappelle Alice Guilhon.

Patrice Houdayer, Vice-Président de SKEMA Business School, informe que plusieurs dizaine de milliers de tests ont été achetés pour permettre, aux étudiants qui le souhaitent, de revenir sur les campus en toute sécurité.

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Les leçons à tirer

Cette situation si particulière, Alice Guilhon préfère en tirer des leçons pour l’avenir. « Nous avons basculé tous nos cours en distanciel. Aucun cours en ligne n’ont été préenregistrés, afin de garder le lien professeurs-étudiants en direct », tient-elle à souligner. De plus, un budget important a été alloué à la mise en place de nouvelles technologies sur les campus (écrans, sonorisation, caméra, réseau…). Objectif : conserver et améliorer l’expérience étudiante à distance. « Nous mettons un point d’honneur à ce qu’ils aient les même chances de réussite que leurs prédécesseurs. »

La deuxième leçon tirée ? Le modèle « glocal » de SKEMA s’est révélé robuste face aux conséquences de la pandémie. L’école a en effet noté une hausse de 15 % d’étudiants internationaux sur ses campus à la rentrée 2020, dont 30 % d’inscrits supplémentaires aux Mastères Spécialisés par rapport aux années précédentes. « Malgré la situation pandémique compliquée, la France et SKEMA ont réussi à donner envie aux étudiants du monde entier de nous rejoindre. Une bonne nouvelle ! » Si étonnante qu’elle méritait en effet d’être soulignée.

 

SKY25 : le plan stratégique de SKEMA en détails