L’Agora, Tribune de l’EDHEC,  nous propose une rétrospective de l’année 2019-2020. Une présentation souvenir des sept invités qui ont marqué les esprits cette année.
 

L’Agora, c’est cette association de l’EDHEC Business School qui, depuis 18 ans, regroupe chaque année une quarantaine d’étudiants passionnés par le débat démocratique et organise des conférences gratuites ouvertes à tous. Le principe est simple : un invité, un public (essentiellement local) et des étudiants de l’association pour orchestrer l’événement. Chaque débat débute par la diffusion d’un micro-trottoir donnant un aperçu de la réaction des Lillois à la venue de l’invité. S’ensuit généralement le traditionnel « billet d’humeur », prononcé par un membre de l’association. S’établit enfin un dialogue à bâtons rompus entre l’invité et les organisateurs dans un premier temps, avec le public dans un second. L’occasion pour l’invité de partager ses connaissances et réflexions devant un auditorium tout ouïe !

Souvenirs, souvenirs…

En cette saison 2019-2020, sept invités nous ont déjà fait l’honneur de leur présence !

Nicolas Dupond-Aignan, président de Debout la France ! Il nous a parlé des nouveaux clivages politiques. Europe, mondialisation, immigration, assimilation, journalisme, PMA, réforme des retraites, avenir industriel de la France et relocalisation de ses emplois ont été passés au crible. D’autres sujets aussi divers que son accord du second tour avec Marine Le Pen, le cas Greta Thunberg ou encore le mur séparant le Mexique des États-Unis ont également été abordés.

Fabrice Fries, président-directeur général de l’AFP, nous a présenté son agence et en a souligné le sérieux et le professionnalisme. Il s’est longuement étendu par ailleurs sur la crise à laquelle la presse traditionnelle doit faire face depuis l’émergence des réseaux sociaux.

Gaspard Gantzer, politique et conseiller en communication. Il était à l’époque candidat aux élections municipales de Paris. Il a défendu quelques points majeurs de son programme, tels que la suppression du boulevard périphérique par exemple. Il est également revenu avec humilité et humour sur la communication (dont il était responsable) de l’ancien président de la République, François Hollande.

Thomas Gomart, géopoliticien et directeur de l’IFRI. Il a soulevé plusieurs questions brûlantes ! Comment évaluer la part de responsabilité de la mondialisation dans le bouleversement de l’échiquier politique mondial ? Quelles conséquences doit-on craindre de cette nouvelle instabilité qui s‘installe ? Comment endiguer l’affolement y afférent du monde actuel ?

Jean-Michel Fauvergue, ancien patron du Raid désormais député LREM. Il a su captiver son public en témoignant avec gravité, sincérité et humanité de son expérience au service de la Nation. Il nous a également instruits sur des aspects un peu plus techniques de son métier.

Patrick Pouyanné, président-directeur général du groupe Total. Il s’est exprimé sur les enjeux politiques, économiques et environnementaux consubstantiels à l’exploitation de l’énergie. Conjuguer profit et transition écologique : tel est le défi que Total prétend relever !

Yannick Agnel, champion olympique de natation. Il nous a décrit avec franchise et décontraction le quotidien d’un sportif de haut niveau. Il a également fait part de son engagement professionnel actuel en tant que manager de l’équipe de France de e-sport. Jetant en outre un regard critique sur le milieu sportif, il fustige entre autres la pusillanimité des efforts contre le dopage ou les abus sexuels qui le ternissent.

En cette fin d’année

En cette saison prématurément interrompue par la crise sanitaire liée au coronavirus, ce sont donc des expériences et trajectoires, des centres d’intérêt extrêmement variés, qui ont pu être mis en exergue. Autant que faire se pouvait, la diversité de sensibilité de ceux qui contribuent à la vie, la marche et le rayonnement de notre pays, qui font l’actualité ou l’analysent, a été respectée. D’autres conférences étaient prévues, mais n’ont malheureusement pas pu être maintenues du fait des circonstances actuelles. Il va de soi que ce n’est là que partie remise !

Pour les plus curieux :