Quelles nouveautés pour IP Paris en 2024 ?

Quoi de neuf pour IP Paris en 2024 ?
Crédit Ecole polytechnique - Jérémy Barande

« L’Institut Polytechnique de Paris (IP Paris) est une institution jeune : elle n’a que cinq ans mais en cinq ans beaucoup de choses ont déjà été faites ! » affirme Thierry Coulhon, président par intérim d’IP Paris. A l’occasion de sa première prise de parole devant la presse le 30 janvier dernier, il dresse le bilan et dessine les perspectives de cet institut qui réunit aujourd’hui cinq grandes écoles d’ingénieurs (Ecole polytechnique, ENSTA Paris, ENSAE Paris, Télécom Paris, Télécom SudParis). Quoi de neuf pour IP Paris en 2024 ? On fait le point.

« 2024 sera marquée par de profondes transformations visant à poser les bases pour poursuivre l’ambition de l’Institut Polytechnique de Paris. IP Paris doit en effet devenir un instrument majeur du rayonnement scientifique et technologique de la France et de la souveraineté nationale en matière économique et industrielle comme en matière de défense. » Porté par la lettre de mission du Premier Ministre et des deux ministères de tutelle de ses écoles (ministère des Armées pour l’Ecole polytechnique et ENSTA Paris et ministère de l’Economie, des Finance et de la Souveraineté Industrielle et Numérique pour Télécom Paris, Télécom SudParis et ENSAE Paris), la barre est donc élevée pour IP Paris. Son objectif : « s’illustrer comme un institut de sciences et de technologie de niveau mondial en termes de formation, de recherche et d’innovation » rappelle son président par intérim.

Une nouvelle gouvernance

Pour ce faire, IP Paris devrait, à horizon été 2024 se doter d’une nouvelle gouvernance. A savoir, une présidence non exécutive doublée d’une présidence exécutive, cette dernière devant être assurée par Thierry Coulhon qui se définit comme un homme d’action. Mais pourquoi se doter d’une nouvelle gouvernance si la lettre de mission inscrit l’Institut dans une certaine continuité stratégique ? « Parce qu’un ensemble de cette taille nécessite de répartir les rôles de façon claire, répond Thierry Coulhon. Mon travail est d’animer le collectif et le travail de chaque directeur consiste à faire vivre la formation, la recherche et l’innovation de son école. C’est un dispositif naturel qui se pratique déjà beaucoup à l’international » insiste-t-il.

Le message du successeur d’Eric Labaye est donc clair : « je ne considère pas les écoles comme une contrainte avec laquelle il faut faire et IP Paris ne s’inscrit pas dans une dynamique de fusion. Au contraire, l’Institut s’appuie sur les forces de ses écoles pour construire un ensemble plus efficace. En termes d’attractivité internationale bien sûr. Au niveau des classements, mais pas seulement. Il s’agit aussi d’accroitre la capacité à recruter des enseignants-chercheurs sur des thèmes nouveaux à même d’attirer des étudiants nationaux et internationaux de très grande qualité. IP Paris offre aussi des possibilités de recompositions scientifiques naturelles qu’aucune des écoles ne pourrait faire seule » explique-t-il. A titre d’exemple, un bâtiment de mécanique va être livré dans les prochains mois et abritera les mécaniciens de l’Ecole polytechnique et d’ENSTA Paris. Des recompositions de ce type pourraient également voir le jour sur d’autres disciplines dans les prochaines années.  

L’Ecole des Ponts dans IP Paris, ça en est où ?

IP Paris devrait bientôt accueillir en son sein une sixième école d’ingénieurs : l’Ecole des Ponts. « La lettre de mission est claire sur l’intégration de l’Ecole des Ponts, rappelle Thierry Coulhon. Le principe est acquis, les tutelles explicites et des discussions concrètes sont en cours. » Tous les feux étant au vert, reste donc la question du calendrier qui devrait être bientôt clarifiée.   

Plus de diversité et d’inclusion : quel état des lieux pour IP Paris en 2024 ?

Parmi les autres grands objectifs d’IP Paris, l’ouverture sociale et la diversité ont évidemment une place de choix. « Le centre de l’égalité des chances, auparavant porté par l’X, est aujourd’hui porté au niveau d’IP Paris. Si nous disposons d’une certaine longueur d’avance en la matière nous entendons monter en puissance sur ces sujets. Mais cela nécessite de dresser un état des lieux complet et sans far des dispositifs et politiques mis en œuvre en matière d’égalité des chances et de diversité. C’est un chantier de long terme sur lequel les directeurs de toutes nos écoles sont engagés » rappelle Thierry Coulhon. A l’épineuse question de l’instauration de quotas de femmes dans le recrutement des prépas et des écoles d’ingénieurs, le président par intérim de l’IP Paris, sans marquer d’hostilité, préfère la notion de cibles et d’objectifs (pouvant être estimés autour d’une proportion 40/60) à celle de quotas. « Il faut se fixer un but et s’acharner à améliorer la situation et la diversification du recrutement est une des voies pour y parvenir » conclut-il.

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