Développer la data science au sein d’une fintech du Crédit Agricole est un défi passionnant qui colle parfaitement avec les aptitudes des jeunes X, estime Lucas Claude (X 11), VP Data chez Kolecto. Rencontre.
Simplifier et automatiser les tâches administratives et financières des PME. Oui, mais avec l’IA. Pitchez-nous Kolecto en quelques mots !

Nous sommes une filiale du groupe Crédit Agricole, créée en 2022 au sein de la Fabrique by CA, qui est le startup studio du Groupe. A l’origine, un constat : 20 % du temps des entrepreneurs est consacré à des tâches administratives, au détriment de leur cœur de métier. Notre mission est donc d’aider les dirigeants de TPE/PME et les indépendants à reprendre le contrôle de leurs finances et de leur temps. La plateforme Kolecto simplifie l’automatisme du cycle de facturation, la gestion de la trésorerie et la centralisation des documents comptables, tout en garantissant la conformité réglementaire. Le recours à l’IA joue un rôle majeur dans cette plateforme. Grâce à nos algorithmes, on peut par exemple automatiser le rapprochement entre les factures et les transactions, en évitant de chercher les correspondances manuellement.
Pourquoi travailler dans la data science au sein d’une fintech fait-il sens pour les jeunes X ?
Le secteur financier est à un tournant majeur. L’arrivée des néo-banques a véritablement rebattu les cartes, au point d’accélérer la réinvention des banques historiques. Le groupe Crédit Agricole, 9ème banque mondiale, ne fait pas exception et a décidé de réagir en combinant son ADN de proximité avec les opportunités offertes par la data science. Accompagner la digitalisation sans abîmer ce lien humain, c’est tout l’enjeu auquel répond Kolecto. Les jeunes X, notamment ceux ayant choisi comme moi la spécialité Mathématiques computationnelles et appliquées, ont un profil particulièrement adapté pour nous accompagner dans cette véritable révolution.
Vous avez travaillé cinq ans chez Doctolib, avant de rejoindre Kolecto. Quels ont été vos enjeux en arrivant dans cette startup ?
Quand j’ai rejoint Doctolib, c’était une scaleup. Les process étaient déjà en place, ainsi que la spécialisation des rôles. Chez Kolecto, nous sommes aujourd’hui 130 collaborateurs, mais à mon arrivée en 2024, j’étais la quinzième personne recrutée, et la première dans l’équipe data. Structure, outils, processus… tout était à faire. C’était un vrai défi, très stimulant. Mon premier chantier a été de monter la Data Platform. Ensuite, il a fallu démontrer rapidement de la valeur sur des cas d’usages analytiques d’aide à la prise de décision. A la tête de l’équipe data, j’avais aussi un enjeu de recrutement, car nous manquions au début de notoriété pour attirer les meilleurs profils. Heureusement, notre appartenance au groupe Crédit Agricole nous a beaucoup aidés en termes de crédibilité et d’image, mais aussi de force de frappe.
Avec des ambitions de croissance à deux chiffres, qu’attendez-vous de la jeune génération dans votre équipe data et comment pourra-t-elle s’y épanouir ?
Notre ambition est de devenir un hub intelligent pour les TPE et PME, afin de faciliter leur gestion au quotidien. Or beaucoup de fonctionnalités reposent sur l’automatisation des processus et la détection des signaux faibles, afin de pousser des offres adaptées à chaque cas client. Notre équipe data contribue ainsi activement à la stratégie de développement du groupe Crédit Agricole. Et les jeunes diplômés y ont toute leur place, car nous misons beaucoup sur la diversité des talents. La jeune génération est au fait des nouvelles tendances technologiques. Les seniors de l’équipe apportent quant à eux un cadre de progression stimulant en transmettant leur expérience.
En quoi votre formation à l’X a-t-elle façonné votre « trajectoire de réussite » jusqu’à aujourd’hui ?
J’ai beaucoup participé à la vie associative, en particulier à la sono, qui demande un engagement quotidien toute l’année. J’y ai développé de nombreux soft skills, dont la force de travailler en équipe. J’étais surtout un matheux, je me voyais chercheur : j’ai commencé une thèse Cifre pour finalement m’apercevoir que je n’étais pas fait pour ça. L’industrie au final me convient très bien !

Son conseil Suivez vos envies, expérimentez, mais n’hésitez-pas à bifurquer. L’X offre cette chance de pouvoir rebondir facilement, profitez-en !
Contact : lucas.claude@kolecto.fr