L’enseigne de distribution a su se réinventer pour devenir la reine du meilleur rapport qualité prix. Une transformation qui s’illustre aussi par la digitalisation des fonctions comptables et financières. Retour sur le pari gagnant du distributeur avec Rachel Finkelsztejn (IEP Strasbourg 88), Directrice Administrative et Financière. 

 

Fini le hard discount. Depuis plusieurs années, Lidl a changé de modèle pour devenir LE supermarché de proximité. Le nouvel ADN du groupe ? Le « vrai prix des bonnes choses », la dimension plaisir et une démarche responsable. Un repositionnement stratégique qui passe de facto par le digital. Outre la stratégie de communication multi-canal, la transformation a aussi impacté les fonctions comptables et financières.

 

Full digital

Après l’Échange de Données Informatisées (EDI) pour la partie marchandise il y a plusieurs années, Lidl a opté pour la Reconnaissance Optique de Caractère (OCR) pour compléter le panel de la digitalisation. « 75 % de nos factures marchandises sont réceptionnées en EDI. Le reste est traité via un OCR. Sur la partie marchandise on est donc en full digital. Grâce au système OCR, une très grande partie des factures sont traitées en « no touch » pour les comptables. Nous avons gagné en rapidité, en fiabilité et en agilité. Une nécessité puisqu’à partir de 2023, tous les échanges B to B devront se faire de façon digitalisée. »

 

Managers en puissance

Un challenge de taille pour la DAF qui doit choisir les nouveaux outils, les tester, réécrire les process, former les utilisateurs, réécrire les schémas comptables pour les commissaires au compte ou les contrôleurs fiscaux. C’est là que les jeunes talents interviennent. « Ils ont été biberonnés aux tablettes et sont très intuitifs, nous avons besoin d’eux. Leurs défis managériaux ? Faire adhérer les collaborateurs moins à l’aise avec les technologies modernes à la transition digitale ; les accompagner vers d’autres fonctions comme le contrôle qualité, l’analyse de données et de chiffres. »

 

Une génération au taquet

Pour Rachel Finkelsztejn, à l’heure où le secteur de la distribution bouillonne et où les croissances externes et rachats de sites se multiplient (M&A), « il y a des opportunités à ne pas rater dans le monde du e-commerce, des programmes de fidélisation et des cartes interactives pour le client. Pour l’instant, ces technologies sont l’apanage des startups, mais elles devront bientôt intéresser nos équipes. Il faut anticiper les besoins de demain. Sans oublier les métiers en interaction avec la RSE qui concernent nos impacts environnementaux et l’organisation de nos data center. Les jeunes ont l’envie et nous sommes curieux, ça matche forcément entre nous ! »

 

Osez !

Quid des femmes chez Lidl ? Si l’entreprise n’impose pas de quotas, elle met en place des actions volontaristes. « Deux femmes ont fait leur entrée au ComEx il y a deux ans et nous accélérons la promotion des femmes à des postes stratégiques comme responsable logistique ou directrice régionale (qui supervise une plateforme logistique et les 80 magasins qui lui sont rattachés). Je pousse les femmes à oser postuler. Le premier plafond de verre, c’est d’abord l’autocensure. »

Le goût des autres « Un leader, contrairement à un manager, est capable de fédérer et de développer ses équipes. Il n’y a pas de vrai leader, ni de carrière sans un minimum de soft skills, notamment le goût des autres, l’écoute et la capacité à donner du sens pour motiver les équipes. »

#Le conseil en sororité : « N’essayez pas de copier vos collègues, notamment dans leur leadership viril comme certains peuvent l’exercer. Il faut assumer le fait d’être une femme et de voir les choses différemment. Soyez enthousiaste et bossez vos sujets car les collaborateurs donnent crédit à celles qui ont de la matière. »

 

Contact : recrutement@lidl.fr / pers.recrut.csa@lidl.fr