Communiqué de presse :

«E-mobility », le programme de recherche franco-britannique piloté par l’ESTIA pour structurer l’expérience étudiante internationale « at home ».  Soutenu par l’Ambassade de Grande Bretagne, E-mobility est un programme de recherche né de la volonté de proposer des alternatives à la mobilité internationale étudiante dans le but de réduire les inégalités sociales et l’impact environnemental qu’elle engendre. Une démarche qui, au cœur de la crise sanitaire, permet d’accélérer le développement de la formation des étudiants à l’international, en s’appuyant sur la digitalisation des enseignements. 30 étudiants de l’ESTIA (École Supérieure des Technologies Industrielles Avancées), de Grenoble Ecole de Management et de l’University of London participeront ainsi, fin mars, à une classe expérimentale dont les retours nourriront les recherches menées par les enseignants-chercheurs des trois écoles.

 

 

«E-mobility » piloté par l’ESTIA : trois étapes pour bâtir le socle de l’expérience internationale at home

 

Le programme de recherche E-mobility piloté par l’ESTIA présente la spécificité de croiser les visions académiques françaises et britanniques. Soutenu par l’Ambassade de Grande Bretagne, il implique deux écoles françaises, l’ESTIA qui pilote le projet et Grenoble Ecole de Management et une institution britannique, University of London (Institute of Paris).

Poursuivant l’objectif de tracer les lignes d’un corpus pérenne permettant à tous les étudiants d’acquérir les fondamentaux de l’expérience internationale à partir d’enseignements à distance, le programme E-mobility est structuré en 3 étapes :

  • Une phase de construction pédagogique impliquant les enseignants et personnels d’encadrement des 3 écoles partenaires, visant à définir les acquis d’apprentissage à l’international, l’impact du distanciel et les objectifs de développement Durable et de RSE.
  • Une phase d’expérimentation « Bringing International at Home » au cours de laquelle une trentaine étudiants, issue des 3 établissements partenaires auront pour sujet, dans un contexte interdisciplinaire et interculturel, l’élaboration d’une alternative écologique pour l »organisation de la COP 26. Ils participeront également à plusieurs workshops, conférences, cours de langues, à la visite virtuelle d’un musée britannique, à un concert et à une « cooking class », le tout en ligne.
  • Une phase de restitution s’appuyant sur les retours des étudiants et visant à proposer à l’ensemble des établissements de l’enseignement supérieur, des « Best practices » pour la digitalisation de l’expérience internationale.

 

 

Vers une expérience internationale plus inclusive et plus responsable

 

L’expérience internationale est une étape clé de la formation en grandes écoles. Elle permet aux étudiants de découvrir de nouvelles méthodes d’enseignement, de s’ouvrir à d’autres cultures, de s’initier ou d’approfondir les langues vivantes, de développer leur réseau à l’international. Elle participe aussi au développement personnel des étudiants, notamment à travers l’expérience d’expatriation. Cependant, cette période pose deux questions :

  • L’égalité des chances des étudiants face au coût que représente la mobilité internationale (voyage, visa, logement…),
  • L’impact environnemental croissant de la mobilité étudiante qui ne cesse de se développer (+71%* d’étudiants en 10 ans).

Le projet E-mobility a l’ambition de réduire ces effets négatifs avec l’objectif de réinventer l’expérience internationale des étudiants sans systématiser la mobilité et en s’appuyant sur la digitalisation des enseignements.

* Source : Chiffres clés Campus France – Février 2020

 

 

Un contexte accélérateur : la crise sanitaire et le Brexit

 

Le projet « E-mobility » qui fait suite à un appel à projets lancé par l’Ambassade de Grande Bretagne s’inscrit dans un contexte qui renforce la pertinence de ses attendus :

  • d’une part, la crise sanitaire qui anéantit tout espoir d’organiser les séjours étudiants internationaux et dont les conséquences économiques vont accentuer les inégalités,
  • d’autre part, la sortie de l’union européenne et du programme Erasmus de la Grande Bretagne qui rend les échanges moins fluides entre les deux pays,
  • enfin, la volonté d’anticiper les opportunités engendrées par la digitalisation de l’éducation et l’impact à long terme de la crise de la COVID19.

 

 

L’ESTIA pilote d’E-mobility, projet au cœur de ses préoccupations

 

Dans le cadre de la formation d’ingénieur trilingue qu’elle propose, l’ESTIA a tissé des relations privilégiées avec de nombreux partenaires académiques en Grande Bretagne. Le parcours d’ingénieur trilingue proposé par l’école permet à 100% de ses élèves d’obtenir un double-diplôme auprès d’un partenaire européen et d’effectuer, au moins, un semestre à l’international. Forte de son engagement en faveur du développement durable, de la RSE et de l’égalité des chances, l’ESTIA avait entamé une réflexion sur la mise en place de modalités d’acquisition de l’expérience internationale par ses étudiants qui limiteraient son empreinte environnementale et favoriseraient l’inclusion. Une démarche, rendue indispensable par la crise sanitaire et qui nourrit le projet E-mobility, dont elle assure le pilotage.

 

« Si la crise sanitaire représente une contrainte forte pour les écoles qui ont à cœur de maintenir l’excellence de leurs formations, elle est aussi constitutive d’opportunités. Le programme E-mobility que nous pilotons en apporte la démonstration. Repenser la façon dont nos étudiants tissent leurs liens à l’internationalen réduisant notre impact environnemental et en favorisant l’inclusion, grâce à l’apport des technologies numériques, constitue une réelle avancée. » : Patxi Elissalde, directeur général de l’ESTIA

 

 

 

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