Interview de Thomas Giovachini Goldman Sachs
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Les X structurent leur avenir au cœur des marchés chez Goldman Sachs -L’interview de Thomas Giovachini

Vivez l’expérience des salles de marchés dans une banque américaine iconique qui offre aux X une compréhension globale des mécanismes financiers. Thomas Giovachini (X 08), Managing Director chez Goldman Sachs, vous donne ses tips pour une carrière épanouissante dans la structuration.

Votre définition de la structuration ?

C’est la création de nouveaux produits d’investissement, principalement pour des clients institutionnels (fonds de pension, hedge funds…). Dans mon équipe, nous « structurons » des stratégies systématiques avec des règles précises qui déterminent quoi faire chaque jour (acheter ou vendre telle action, selon quelles conditions…). Une fois validée et implémentée dans nos systèmes, la stratégie vit sa propre vie sans intervention humaine, et nos clients peuvent choisir d’y investir. Nous sommes trois responsables de ces produits pour une trentaine de personnes à les créer dans le monde.

Un métier de challenges ?

L’innovation est la clé de ce métier, il faut donc un esprit entrepreneurial et de solides compétences techniques, mais aussi être multitâche pour réussir à gérer plusieurs projets simultanément, avoir le souci du détail pour éviter des erreurs aux conséquences durables, savoir solliciter les bons spécialistes en interne et chercher le consensus entre toutes les parties prenantes – trading, quants, juristes, conformité… La création d’un produit, qui dure entre trois et six mois, est un travail d’équipe, mais la structuration porte la responsabilité finale, que ce soit un succès ou un échec.

Quels sont les critères de réussite dans ce domaine ?

Nous sommes jugés sur la capacité à attirer des encours – c’est-à-dire des investissements significatifs de la part des clients – qui en général viennent avec la performance générée par les stratégies et leur niveau de sophistication. Le plus grand succès d’estime consiste à créer un produit qui deviendra un standard de marché répliqué par les banques concurrentes, mais la compétition est intense (cela m’est arrivé deux fois en 13 ans) et être le premier à innover peut s’avérer plus coûteux en temps et en ressources que d’améliorer un concept existant.

Pour un jeune X, c’est une belle porte d’entrée sur les marchés ?

C’est même une formidable école, car contrairement à d’autres équipes spécialisées, nous offrons une vision globale des marchés financiers sur toutes les classes d’actifs : actions, obligations, taux de change, matières premières… Les jeunes découvrent rapidement plusieurs facettes, ce qui les aide à choisir ce qui les intéresse à plus long terme. Le groupe encourage aussi la mobilité interne entre la structuration, le trading, la recherche quantitative ou la vente. Aujourd’hui, ma plus grande satisfaction est de voir les personnes que j’ai formées être autonomes et répondre aux questions d’experts internes ou de clients expérimentés. Pour recruter, les banques américaines privilégient le Summer, un stage d’été que les étudiants intègrent un an avant d’être diplômés et où ils découvrent chaque semaine des métiers différents, mais on peut aussi entrer après diplôme via un stage de fin d’études.

Travailler en salle des marchés, c’était votre graal après l’X ?

J’ai fait des études de finance de marché, mais je n’avais pas d’idée préconçue sur mon futur métier. Je suis entré chez BNP Paribas en structuration via un stage de fin d’études et j’y ai appris le métier aux côtés de techniciens chevronnés. En 2017, j’ai été recruté par Goldman Sachs, j’ai alors vécu un double choc : celui de passer d’une banque française à une banque américaine et de Paris à Londres. 13 ans plus tard, je suis toujours dans cette activité où il y a en permanence de nouvelles stratégies à imaginer. Les X performent en général bien chez Goldman Sachs.

Les Yeux Dans l’X 08 Je suis fier du niveau d’exigence et de l’incroyable cohésion qu’il y avait au sein de la promotion. La formation militaire en gendarmerie maritime, qui m’a conduit à Cherbourg, Le Havre, Brest, Marseille, Toulon et Lorient, m’a appris à me débrouiller tout seul et à m’adapter. Des qualités très demandées par les banques, surtout dans les salles de marché. À l’X je m’occupais aussi du bar de l’école, le BôBar – j’y ai beaucoup de très bons souvenirs !

Contact : thomas.giovachini@gs.com