Quelles sont les best practices à adopter d’urgence pour dompter la complexité du monde et la traduire en performance durable pour l’entreprise ? Olivier de Pembroke, Président du Cercle des Jeunes Dirigeants dévoile les 5 supers pouvoirs du PDG du nouveau monde.

 

#1 Courage. Pour être chef d’entreprise aujourd’hui, pas d’autre choix que de faire preuve de courage et d’abnégation, un costume tout sauf super confortable. Du courage vis-à-vis de ses équipes, de son entreprise et de son écosystème dans un monde très incertain. La poule aux œufs d’or d’aujourd’hui étant la chape de plomb de demain, il doit avoir la niaque pour gravir les montagnes menant à la pérennité de son entreprise.

#2 Pertinence. On dit souvent que la fin justifie les moyens. La pertinence permet justement de trouver ces moyens et d’avoir un juste usage des ressources humaines et matérielles disponibles pour performer. Un leader qui gâche des ressources perd sa capacité à emmener un collectif. Faire preuve de pertinence c’est la garantie de conserver la confiance et l’énergie nécessaires pour que ses équipes continuent de croire en lui. 

#3 Fragilité. Les jeunes générations n’ont plus envie d’avoir un chef d’entreprise qui se croit au-dessus des lois, qui fume dans son bureau alors que c’est interdit ou qui revient éméché d’un déjeuner d’affaires. Ils veulent être dirigés par un leader qui leur ressemble, qui ne maîtrise pas tout et qui est parfois en proie aux difficultés. Un patron a le droit de dire qu’il a des soucis et qu’il compte sur ses équipes pour l’aider à les surmonter. Loin de l’aveu de faiblesse, c’est au contraire une grande marque de confiance pour ses collaborateurs.

#4 Humilité. Votre entreprise ne vous appartient pas ! Son idée peut être mais pas le reste. Et si vous êtes sans doute un des plus forts maillons de sa chaîne de valeur, n’oubliez jamais qu’on juge la résistance d’une chaîne à son maillon le plus faible. Comme l’a si bien dit l’Amiral Lajous, « le manager du 21e siècle doit avoir de l’humour, car c’est la contraction d’humilité et d’amour.» 

#5 Bienveillance. Stop à la compétition et oui au mode collaboratif. Un patron qui est partout c’est un problème… et un patron qui est au golf alors que ses équipes transpirent à grosses gouttes face à une difficulté aussi ! Le dirigeant est là pour gérer la croissance et la décroissance, mais pas pour gérer le quotidien. Il construit le cadre et met de nouvelles roues à un vélo mais il ne pédale pas.

« Le PDG un super-héros ? Oui si on parle de Wolverine plutôt que de Superman ! Le héros fort, beau et puissant, c’est fini, aujourd’hui son costume est marqué par la vie. » 

Les Millennials matchent avec leur boss

Selon l’étude Deloitte Millennial Survey 2018, 42 % des Millennials français se déclarent plus convaincus de l’influence des business leaders sur le monde que celle des leaders politiques (15 %). Comment ce changement de paradigme s’est-il opéré ? Tout simplement parce que cette génération biberonnée à l’instantanéité et à la QVT cherche des expériences enrichissantes plus qu’un travail. Elle se projette au sein d’une organisation ayant une vraie culture d’entreprise, fondée sur la diversité des équipes, l’inclusion et la flexibilité. Ses préoccupations majeures dépassent le cadre de l’entreprise (changement climatique, chômage, inégalités salariales, distribution des richesses…).

Si 62 % se déclarent motivés par l’argent, ils sont 33 % à estimer que les entreprises devraient s’engager de façon plus significative pour la protection de l’environnement et l’amélioration de la société. Une responsabilité qui peut s’exprimer par la capacité de leur entreprise à améliorer la qualité de vie de ses collaborateurs en travaillant sur trois leviers : les pratiques managériales et cultures managériales (en lien avec les méthodes d’encadrement et le niveau d’autonomie et de confiance attribué aux salariés), le développement des collaborateurs (impliquer le management dans l’apprentissage des équipes) et la performance collective.