DE 2008 À 2009, LE NOMBRE D’ENTREPRISES CRÉÉES EN FRANCE A PROGRESSÉ DE + 75 %. UNE DYNAMIQUE LIÉE À LA CRÉATION DU STATUT D’AUTO-ENTREPRENEUR (2009) DONT VINCENT KHAU EST LA FIGURE DE PROUE. PREMIER LAURÉAT DU SALON DES ENTREPRENEURS 2010, CE JEUNE HOMME DE 25 ANS DIRIGE DÉJÀ SA PROPRE ENTREPRISE, « NEOPLASTIK TECHNOLOGIES ». UN PROFIL ATYPIQUE QUI REFLÈTE LA FIBRE ENTREPRENEURIALE À LA POPULARITÉ CROISSANTE DANS LES GRANDES ÉCOLES.

 

NeoplastiK Technologies, spécialiste dans la conception de produits plastiques © www.neoplastik-technologies.com

NeoplastiK Technologies, spécialiste dans la conception de produits plastiques © www.neoplastik-technologies.com

MONTER UN PROJET DE A À Z
La passion de Vincent ne date pas d’hier. « Je voulais déjà créer ma propre entreprise lorsque j’étais lycéen. L’école de commerce m’a permis de travailler dans ce sens. Mon premier défi : créer un bracelet électronique afin d’effectuer des paiements sécurisés lors d’événements étudiants ! » Comment devient-on entrepreneur ? Le jeune homme, diplômé du master Entrepreneuriat de l’ISTEC, se veut très clair : « tout est question de plaisir ! Telle une mère qui élève son enfant, l’entrepreneur doit s’impliquer continuellement pour pérenniser son entreprise. » Un état d’esprit qui le pousse à se rendre au Salon des Entrepreneurs 2010 afin d’analyser la viabilité de ses projets. « Les feedback et conseils reçus m’ont permis de concrétiser mes idées. En les “pitchant“ ou en les soumettant à expertise, j’ai élargi mon cercle de contacts et développé mes compétences professionnelles. »

 

UN MANAGEMENT « HORIZONTAL »
Président de la SAS « NeoplastiK Technologies » spécialisée dans la création de produits plastiques, Vincent est aussi le fondateur de DiabBox, un dispositif médical destiné à simplifier le quotidien des personnes diabétiques lancé en 2014. « Nous sommes partis d’un benchmark pour analyser leurs besoins. Aujourd’hui, nous fournissons près de 100 000 produits / mois dans des hôpitaux et des maisons de retraite afin que les malades puissent être correctement soignés. » Pour développer participatif où chacun s’exprime sur des aspects stratégiques. « C’est une approche horizontale où chaque membre de l’équipe apporte sa pierre à l’édifice. Cet état d’esprit propre aux start up permet de garder un cran d’avance sur nos concurrents. Écouter ses collaborateurs suppose de se remettre en question et favorise la progression d’un projet. »

 

VISER TOUJOURS PLUS LOIN
Aujourd’hui, Vincent intervient dans son ancien établissement et délivre des conseils aux entrepreneurs en herbe. Malgré l’engouement des grandes écoles pour la construction d’incubateurs, le jeune chef d’entreprise se montre critique vis à vis du système académique français : « nous n’encourageons pas assez les jeunes à se lancer dans l’entrepreneuriat. En Allemagne ou aux Pays-Bas, les étudiants sont continuellement impliqués dans des activités culturelles ou sportives qui les poussent à travailler en équipe et à se dépasser, des éléments moteurs pour fonder une entreprise. Nous devrions nous en inspirer. Il ne s’agit pas seulement d’enseigner l’entrepreneuriat mais aussi d’entretenir une créativité stimulant la fibre entrepreneuriale des étudiants ! » La polyvalence et l’ouverture d’esprit sont pour lui les fers de lance d’un projet rondement mené. « Vous devez vous remettre en question, rechercher les bons collaborateurs et vous montrer patients car la création d’entreprise ne se fait pas du jour au lendemain. Il ne faut pas avoir peur de casser les codes et d’être anticonformiste. L’ambition et l’innovation sont les leviers qui vous permettront de dépasser vos limites et de réaliser vos rêves ! »

 

Jean Baptiste Najman