Le russe ou le chinois ? Bien trop communs ! En plus de ces langues de l’autre bout du monde, la Rochelle Tourism & Hospitality School propose à ses élèves une LV3 assez inédite : la Langue des signes française (LSF). De quoi faire de l’école un moteur du tourisme inclusif.

 

crédits DR

Car son engagement pour le handicap n’a rien d’un effet de mode. Il y a 3 ans, l’établissement a en effet lancé le cours Tourisme et handicap. 16h au cours desquelles les étudiants rencontrent la présidente du label Tourisme et handicap et suivent quatre modules animés par des associations pour les informer sur les différents types de handicaps. Equipés de bouchons d’oreille, de lunettes occultantes ou d’un fauteuil roulant, ils passent ensuite une journée dans la peau d’un touriste handicapé. « Cela leur permet de comprendre le contexte de ces situations de handicap, les attentes des personnes qui en sont atteintes et de mettre en œuvre les services, les produits et les comportements pour les accompagner au mieux », précise Marie-Virginie Connac, directrice de la formation.

Marie Charlemagne, élève du Bachelor in Tourism & Hospitality explique son choix pour l’apprentissage de la LSF. « C’est d’abord un choix pragmatique : difficile d’être bilingue en chinois en 3 ans. La LSF est une langue qui se vit, qu’on peut comprendre même si on n’en maîtrise pas tous les signes. Les cours se passant en immersion totale (notre professeur est sourd), on est tout de suite en situation : ça pousse à progresser vite. A force d’entrainement, j’ai acquis en 1 an la même facilité à m’exprimer en LSF qu’en espagnol, que je pratique pourtant depuis le CE2 ! Alors faites comme moi car c’est un vrai plus pour votre vie pro : ça prouve aux employeurs votre ouverture d’esprit et ça permet de faire face à des situations qu’on rencontre bien plus souvent qu’on ne l’imagine. »

Le handicap c’est mon futur

crédits DR

De plus en plus d’étudiants mettent le handicap au cœur de leurs projets d’études. C’est le cas de Charlotte Lafeuille, élève en M1 à l’ISIT et initiatrice du projet EVA. Une Etiquette Visuelle Adaptée permettant aux déficients sensoriels de lire les prix dans les supermarchés.

Une initiative née dans le cadre d’un cours de design thinking au cours duquel l’équipe de Charlotte s’est intéressée à la question de la mobilité et de l’accessibilité dans la ville. Mais pourquoi un projet à développer dans les supermarchés ? « Parce que c’est un lieu incontournable où une innovation faite pour les personnes en situation de handicap peut finalement bénéficier à tout le monde. » Elle a ainsi prototypé une nouvelle forme d’étiquette électronique plus grosse, sur fond blanc, avec des chiffres bleus, équipée de lumières led (lisible des daltoniens), d’un système de loupe et d’un système sonore. Une réelle avancée pour les malvoyants et malentendants, mais aussi pour les enfants qui ne savent pas encore lire ou les personnes âgées qui ont oublié leurs lunettes ! Un projet encore au stade de prototype mais voué à se développer via une application mobile ou un label pour les supermarchés participants.

 

Yes Weglot ! Misez sur une startup multilingue

En 2016, Rémy Berda (Supélec 2011) créé sa start-up Weglot, un service de traduction de sites Internet. Aujourd’hui, l’entreprise a déjà traduit 50 000 sites.

Le Grand témoin – Maud Fontenoy

Défenseure d’une écologie pragmatique et positive, Maud Fontenoy travaille aux côtés de la jeunesse et des entreprises pour que chacun puisse agir pour la planète.

[#PopTaCulture] Ce que la série Big Little Lies nous révèle des nouveaux enjeux de notre génération

Camille Clot, étudiante de KEDGE Business school – Bordeaux, décrypte la série à succès Big Little Lies (HBO) : le reflet de toute une génération.

Décryptons-les : les statuts des grandes écoles de commerce

Public, privé ou consulaire : tour d’horizon des trois statuts juridiques en vigueur pour les grandes écoles de commerce françaises.

La géopolitique, nouveau must have des business schools ?

Comment dompter un monde où la technologie fait loi sans la culture ? C’est pour répondre à cette question que les business schools font désormais de la géopolitique un des meilleurs atouts de leurs formations. Mais comment mettent-elles la culture au service de l’action ?

Agri, agro : il y a du boulot !

Les ingénieurs agronomes sont en première ligne pour accompagner les agriculteurs face aux enjeux climatiques. Les écoles doivent alors adapter leurs programmes pédagogiques.

Ingénieur et apprenti : pourquoi pas moi ?

15% des étudiants en école d’ingénieurs passent aujourd’hui par l’apprentissage. Une voie privilégiée pour entrer facilement dans le monde de l’emploi.

Ingénieur mais pas que : zoom sur les doubles formations

Face à des entreprises qui apprécient de plus en plus les profils hybrides, terminer son cursus avec un double diplôme en poche est un atout pour les ingénieurs.

Les ingés ont la santé

Robot chirurgiens, prothèses ou encore respirateurs, derrière se cachent les ingénieurs. Mise en lumière de cet allié de l’ombre du personnel soignant.

Crypto-monnaies : quand la monnaie change de main

Les crypto-monnaies ont émergé en 2008 et font depuis parler d’elles. De grandes entreprises comme Facebook projettent de créer la leur ainsi que des banques centrales.