Avant d’être un dirigeant industriel, Max-Antoine Grolleron (IMD 18) est un homme de convictions. PDG de FUCHS Lubrifiant France, il pilote une transformation d’envergure européenne, nourrie par un parcours international et une croyance forte : l’ouverture au monde reste la meilleure des formations.
La transformation engagée par FUCHS Lubrifiant France, filiale française du groupe FUCHS, spécialiste des lubrifiants et graisses industrielles, dépasse largement le cadre national. En fermant l’usine historique de Nanterre, l’entreprise a fait le choix d’une organisation industrielle pleinement internationale. « L’outil de production français était devenu obsolète. Nous avons décidé d’optimiser la production à l’échelle du groupe, en transférant les 40 000 tonnes produites en France vers cinq sites en Europe » explique Max-Antoine Grolleron, PDG de FUCHS Lubrifiant France. Cette nouvelle répartition permet au groupe de gagner en efficacité tout en repositionnant la filiale française sur un rôle stratégique. « En France, nous nous recentrons sur la distribution, la négociation et surtout, sur l’apport de services à forte valeur ajoutée. Notre ambition ? Rester un véritable pourvoyeur de solutions de lubrification. » Cette logique internationale s’accompagne d’une refonte complète de la supply chain, avec la centralisation des flux sur une plateforme unique à Château-Thierry. « Tout est pensé pour mieux servir nos clients et créer plus de valeur, au-delà du produit. » Mais piloter une transformation internationale implique aussi des décisions humaines fortes.
Leadership et courage managérial collectif
Fermer un site industriel n’est jamais anodin. « Le plus difficile, ce sont les décisions qui impactent les personnes. Cela demande du courage managérial collectif » confie-t-il. Convaincu de la pertinence stratégique du projet, le PDG insiste toutefois sur la manière de le conduire. « À partir du moment où on est convaincu intellectuellement du bien-fondé d’une décision, il faut surtout s’assurer qu’elle soit mise en œuvre de la manière la plus humaine et professionnelle possible. » D’ailleurs, chez FUCHS Lubrifiant France, la transformation s’est construite collectivement. « Ce n’est pas la décision d’un homme seul. Elle est le fruit d’échanges avec les équipes françaises et allemandes, les actionnaires, et d’analyses économiques approfondies. » De fait, Max-Antoine Grolleron se définit davantage comme un chef d’orchestre que comme un solitaire. « Je donne le cap. La clé, c’est notre capacité à embarquer les équipes dans le projet. »
L’international comme école de l’humain
Une vision du leadership profondément humaine qui prend racine bien avant son arrivée dans l’industrie. Douze années passées à l’étranger avec Médecins Sans Frontières ont ainsi façonné sa manière de voir le monde et le management. « C’était un rêve de toujours. J’ai construit mes études et mes choix professionnels autour de cette envie d’apporter du réconfort et de l’attention à ceux qui en avaient besoin. » De cette période, Max-Antoine Grolleron retient l’ouverture à l’autre, la capacité à travailler sous pression et une conviction forte : « l’Homme est fondamentalement bon. On devient souvent le reflet de ce que les organisations attendent de nous. » Après MSF, Saint-Gobain lui apporte les codes du secteur privé, avant que l’IMD, en 2018, ne vienne renforcer sa vision internationale du leadership. « Ce qui m’a marqué, c’est la manière dont la dimension psychologique des transformations complexes y est théorisée. Tout revient toujours à l’humain. » Un message qu’il transmet aujourd’hui à son tour, sans détour : « dans un contexte de repli sur soi et de montée des nationalismes, l’ouverture internationale est, selon moi, la meilleure des formations. »
Jeunes diplômés : FUCHS Lubrifiant France recrute ! Chez FUCHS, les opportunités sont multiples : stages, apprentissages, CDD ou CDI, avec des perspectives d’évolution au sein du groupe. Convaincu que l’international est un accélérateur de carrière, Max-Antoine Grolleron privilégie l’immersion. D’où son dernier conseil : « pour apprendre une langue ou une culture, rien ne remplace quelques semaines dans une filiale à l’étranger. »
Chiffres-clés : 3,5 milliards € de CA, dont 160 millions en France / 7 000 collaborateurs dont 200 en France / Présence dans 70 pays
Contact : sandrine.lopes-le-brigand@fuchs.com ; tatiana.ait-sahel@fuchs.com