Les formations : Les ateliers et cours incongrus de Sciences Po.

 

« La poésie en corps »

 

La poésie en corps. C’est là le nom de l’atelier artistique dispensé par le comédien et metteur en scène Stanislas Roquette, nom qui montre bien l’aspect charnel de l’apprentissage dans ce cours. On n’y apprend pas à réciter des poèmes – avec toute la solennité frigide que ça implique – mais à les habiter corporellement, à en écouter l’écho, en mâcher les mots, en caresser les rimes et en écorcher les syllabes. Ce cours, c’est 2 heures par semaine lors desquelles les étudiants, après avoir délié leur corps par des exercices de palper-étirer- contracter-danser, délient leur langue pour se confier tour à tour quelques vers, de la manière la plus vraie, sensible et personnelle possible. Confiant de la bienveillance du groupe, tu apprends à te mettre à nu face à lui, et de cette écoute collective naissent des moments paroxysmiques d’émotion, avec certains qui hurlent leur poème parce qu’il leur fait mal, d’autres qui le susurre parce que ce sont là des mots qui caressent, d’autres encore qui ferment les yeux ou qui donnent leur regard ou qui fondent en larmes parce que ça remue dans le ventre. C’est un cours qui te fait te dire que la poésie et essentielle et viscérale. Un cours qui, pour longtemps, laisse ses marques en toi.

 

Par Faye Spence, étudiante en 2è année

 

Harry Potter a son cours de sociologie à Sciences Po

Premier semestre de seconde année. Aux cours de Communication et développement en entreprise, d’Histoire du libéralisme contemporain et autre géopolitique des criminalités, j’ai préféré choisir « Harry Potter de J. K. Rowling, approche littéraire, psychanalytique et politique », électif dispensé par François Comba, ayant grandi, comme une grande partie de ma génération bercée par l’imaginaire de J.K. Rowling. Le cours commence par un mail truffé de références au roman, qui nous conseille, bien que nous soyons supposés l’avoir lu maintes fois, de nous replonger dans la lecture d’un livre ou deux de Harry Potter, ou de lire un des articles écrits par notre professeur sur le sujet avant la rentrée. En effet, il fallait avoir la mémoire bien rafraîchie : François Comba connaît ce qu’il considère comme un seul et unique roman (de 7 tomes), Harry Potter, sur le bout des doigts et nous teste sur des questions très pointues auxquelles il est impossible de répondre en s’appuyant sur l’adaptation cinématographique. Il est également persuadé que l’ouvrage de J. K. Rowling est un véritable chef-d’œuvre, digne de La Pléiade. Que l’on partage son point du vue et ses interprétations ou non, cet enseignement a le mérite, comme le répète le professeur, de traiter en profondeur d’un roman que les étudiants connaissent aussi bien que lui, ce qui donne lieu a un cours animé et émaillé de débats, que François Comba conduit avec brio, s’attachant à faire le lien entre Harry Potter et les œuvres d’auteurs classiques allant d’Homère à Proust.

 

Par Anouk Jeanneau, étudiante en 2è année

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