L’égalité filles-garçons progresse nettement dans l’enseignement supérieur. Toutefois les polémiques récentes viennent souligner la persistance du sexisme ordinaire et d’une certaine représentation de la masculinité. Pourtant aujourd’hui, la parole comme l’écoute se libèrent, et les grandes écoles œuvrent significativement pour la déconstruction de certaines représentations et agissent pour une plus grande équité. 

 

Une égalité de façade

Les grandes écoles de commerce affichent une parité quasi parfaite : 100 % des écoles de management ont des formations initiales mixtes (programmes Bachelor et Master), selon le baromètre 2019 sur l’égalité Femmes-Hommes réalisé par la Conférence des Grandes Ecoles. Toutefois, cette parité est partielle car certaines inégalités perdurent à l’entrée, pendant et à la sortie de nos écoles. Des disparités que l’on retrouve notamment au niveau du choix des spécialisations avec un ratio de 60-40 : 60 % de garçons en finance et 60 % de filles en marketing ou RH ; ainsi que dans l’intégration professionnelle des jeunes filles diplômées des écoles de management et d’ingénieurs, qui accèdent moins favorablement au marché du travail que leurs camarades masculins.

Egalité filles-garçons dans les grandes écoles : quels engagements pour aller plus loin ?

Des codes encore très masculins

Ces inégalités sont également d’ordre culturel et comportemental. Les événements récents soulignent la persistance de certaines traditions sexistes dans les grandes écoles. L’article polémique de Mediapart publié en début d’année 2020 a été déclencheur de nombreuses réactions et d’une prise de conscience générale sur l’ampleur de ces comportements, confirmés dans une récente enquête menée dans l’enseignement supérieur et publiée le 12 octobre dernier. Une étudiante sur vingt a déjà été victime de viol, une sur dix d’agression sexuelle. Les étudiantes sont quatre fois plus victimes de harcèlement que la moyenne des femmes, « principalement en raison de leur âge et de leur style de vie (sorties diurnes et nocturnes) » (Albenga et Dagorne, 2019). Comme toutes les organisations, les grandes écoles se sont souvent construites sur des codes masculins, qu’il est nécessaire de faire évoluer vers des normes plus inclusives et de mettre à bas définitivement des bastions historiques masculins, auxquels les femmes se sont intégrées tardivement. Une masculinité hégémonique (Connell, 2005), dont les écoles rejettent les principes de domination et aspirent à se départir, parfois encore palpable dans la culture de la fête, mais aussi dans les propos https://payetafac.tumblr.com/ , les stéréotypes encore très présents sur le rapport femmes-hommes, ou sur le leadership, encore intrinsèquement associé aux impératifs de performance, de compétitivité et de conquête https://www.cge.asso.fr/liste-actualites/egalite-femmes-hommes-faut-il-repenser-le-masculin/ . Les préjugés ont la vie dure !

 

Libération de la parole et de l’écoute

Cependant la parole comme l’écoute se libèrent. Du sexisme ordinaire aux agressions sexuelles, en passant par la discrimination, les étudiant-es et les administrations se mobilisent, dans le sillage de la vague #metoo. Un collectif d’étudiants a ainsi lancé en juin 2019 un Observatoire Etudiant des Violences Sexuelles et Sexistes dans l’Enseignement Supérieur https://observatoire-vss.com/lassociation. De nombreuses Grandes Ecoles mettent en place des cellules de prévention des Violences Sexistes et Sexuelles https://www.youtube.com/watch?v=XCGrQPadrRc ; les chartes de valeurs rédigées par les étudiant-e-s contre le harcèlement et les discriminations se multiplient, les associations étudiantes s’emparent du sujet… réjouissons-nous de cette tendance et soyons toutes et tous acteurs de cette encourageante dynamique !

 

L’auteur est Sabrina Tanquerel, professeur assistant en gestion des ressources humaines, développement personnel et référente égalité CGE.

 

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