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Et si l’Hyperloop était conçu par des étudiants français ?

Photo de groupe (Hyperion)

Avec un camarade de l’ESTACA, Enzo Ruby s’est lancé un défi un peu fou : participer à la SpaceX Hyperloop Pod Competition d’Elon Musk ! Un concours international auquel peuvent prendre part les étudiants du monde entier. Objectif : concevoir le transport du futur le plus rapide. Portrait d’un étudiant qui vit sa passion sur les chapeaux de roues !

 

Hyperion, le projet de deux étudiants de l’ESTACA, pour participer SpaceX Hyperloop Pod Competition d’Elon Musk en 2021 aux Etats-Unis.

Cap ou pas cap

Tout est parti d’une discussion avec son ami Enki Saura, également élève-ingénieur à l’ESTACA. Fin 2017, Enzo et lui découvrent l’Hyperloop Pod Competition. La course de capsules en lévitation qui, dans un tube sous vide long de 1,6 km, pourraient voyager jusqu’à 1 200 km/h. Le train du futur qui sait ! Les étudiants des quatre coins du globe peuvent proposer un prototype, pourvu qu’il soit le plus rapide possible. Cette compétition est organisée chaque année par SpaceX, à l’initiative d’Elon Musk. « On a tout de suite été attirés par le challenge de faire de ce projet fou une réalité. On a quand même pris le temps d’y réfléchir puis on a arrêté de se poser des questions et on s’est lancé », se souvient Enzo. Les deux ambitieux officialisent leur projet de recherche industrielle en janvier 2018. Et deviennent la seule équipe française participante à ce jour. Peut-être battront-ils le record actuel qui s’élève à 466 km/h !

Hyperion

C’est le nom de l’association étudiante qui découle du projet. « Un clin d’œil au Titan qui représente le soleil et la vitesse dans la mythologie grecque », précise l’étudiant en ingénierie mécanique dans le domaine ferroviaire. Pour léviter et propulser, un champ électromagnétique. « On utilise un système d’aimants permanents pour créer un champ électrique puis magnétique, ainsi qu’un moteur linéaire et un onduleur pour gagner en vitesse », explique-t-il pour les plus aguerris. L’équipe en est encore à son premier banc d’essai, baptisé Marylin car « l’autre fondateur, Enki Saura, adore surprendre ! » Ce test n° 1 est déjà un grand pas dans le travail de recherche de l’équipe. Hyperion devrait pouvoir participer à l’édition 2021 de la compétition Hyperloop aux Etats-Unis. En tout cas, l’ESTACA les accompagne tout au long de l’aventure. « L’école nous fournit un atelier, nous aide à trouver des sponsors et à tenir nos objectifs », tient à remercier l’élève-ingénieur.

Dream Team

Aujourd’hui, l’association étudiante est composée de 56 membres et représente toutes les filières de l’école (aéronautique, ferroviaire, spatial, automobile). « C’est cool de travailler avec des personnalités différentes, d’essayer de les comprendre et de faire en sorte qu’ils se plaisent à leurs postes. » Gérer autant de personnes, une nouvelle expérience pour le jeune homme de 22 ans. Et pas des moindres pour lui qui souhaite devenir coach professionnel. « Mes études et ce projet me seront utiles pour comprendre et me mettre à la place des ingénieurs que j’aimerais coacher plus tard. Je voudrais aider les entreprises à résoudre des problèmes techniques mais surtout humains », ambitionne Enzo. Après l’Hyperloop, une carrière à plein tube l’attend !

 

« On pense souvent à tort qu’il faut attendre d’être expérimenté pour se lancer alors que le mieux c’est de ne pas attendre. Quitte à se prendre des murs, c’est le meilleur moyen d’apprendre à faire mieux. »

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