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EDF : de CentraleSupélec aux centrales nucléaires – L’interview d’Olivier Bard

Interview Olivier Bard EDF

Génératrice d’énergie décarbonée, la filière nucléaire est tournée vers l’avenir et les jeunes talents. Olivier Bard (CentraleSupélec 95, INSEAD 09), directeur de Programme Nouveau Nucléaire France de 2017 à 2022, partage son expérience au sein de la Direction Ingénierie et Projets Nouveau Nucléaire (DIPNN) d’EDF.

Le nucléaire, secteur d’avenir ?

Interview Olivier Bard EDF

Avec 220 000 emplois, la filière nucléaire est déjà l’une des industries françaises les plus actives y compris à l’export. D’ici 2050, la France construira entre 6 et 14 nouveaux réacteurs nucléaires, impliquant au moins 35 000 personnes tout au long des 30 prochaines années, puis près de 2 500 emplois directs et indirects par réacteur pendant les 60 années de son exploitation. Donc oui, le nucléaire est un secteur d’avenir, porteur d’un programme majeur pour la réindustrialisation de la France. Et, oui, EDF et les autres entreprises de la filière nucléaire ont besoin de recruter des milliers d’ingénieurs, à tous les niveaux industriels ; les jeunes talents sont très attendus, à commencer par les électro-centraliens dans le rôle de leaders industriels auquel ils sont destinés. J’irais même plus loin : le secteur nucléaire construit l’avenir, un avenir décarboné pour les générations futures.

Pourquoi les jeunes diplômés devraient-ils choisir EDF ?

Parce que leur authenticité, leur engagement et leur ouverture y sont les bienvenus. Et parce qu’ici, ils trouveront facilement un sens à leur mission. Nous restons une entreprise et, plus généralement, une filière d’intérêt général, actrices majeures de la transition énergétique. Les défis environnementaux et climatiques et les enjeux de sécurité d’approvisionnement énergétique sont au cœur de la stratégie du Groupe EDF et des motivations des collègues qu’ils vont y trouver.

Comment peuvent-ils trouver leur place chez EDF justement ?

Dans une grande entreprise comme la nôtre et sur des grands projets qui mobilisent autant de profils différents et des processus complexes, la capacité à interagir, à jouer collectif, et le sens de la responsabilité sont cruciaux. Les jeunes gens qui nous rejoignent trouvent rapidement leur place au sein d’équipes multiculturelles, une richesse très appréciable.

Un conseil également pour construire leur carrière ?

Les premières expériences permettent de découvrir qui on est, ce que l’on a envie de devenir. On pourrait être tenté en sortant de CentraleSupélec de vouloir toucher à tout en croyant préserver le côté généraliste. Or, cela vaut vraiment la peine d’investir dans une expertise car c’est ce qui va construire l’identité à partir de laquelle des opportunités vont se présenter et les expériences se diversifier. Ensuite, il faut savoir saisir les opportunités, avec ouverture et curiosité bien sûr, mais aussi patience, cohérence et discernement. Je suis entré dans l’industrie nucléaire en 1995 et chez EDF en 1997 en ne pensant pas nécessairement y être encore en 2022. Sans en faire une règle générale, je vois quand même a posteriori beaucoup d’avantages à construire son parcours en capitalisant sur l’environnement tel que celui d’un grand Groupe ou d’une filière, que l’on connaît et qui vous connaît. Surtout quand on a la chance de combiner cette continuité à des séquences d’ouverture par exemple dans des pays étrangers ou dans des missions atypiques.

Que vous a apporté votre formation à CentraleSupélec ?

Une base solide bien sûr, avec une spécialité en génie industriel. Mais aussi l’ouverture et le côté entrepreneurial. C’est une formation qui a l’avantage de ne pas bâtir des certitudes et donc de préparer à un monde complexe fait de relativité, de changement et d’imprévisibilité. Cela m’a aidé à m’adapter à l’étranger, à commencer par mon service national à l’ambassade de France à Tokyo. J’avais alors 23 ans, un âge auquel on établit son référentiel de normalité. Lorsque j’ai travaillé en Chine puis en Afrique du Sud des années plus tard, avec un bagage personnel plus établi, j’avais alors gardé la conscience des différences culturelles et de l’inspiration qu’elles peuvent apporter. Cela a été d’autant plus enrichissant, que ces pays traversaient respectivement une période de forte transformation, interne et quant à leur place dans les équilibres mondiaux.

Mon souvenir de CentraleSupélec

« Je ne perçois pas un écart énorme entre ma génération et celle d’aujourd’hui. Après deux ans de prépa intense, il y a un côté « retour à l’équilibre ». L’Ecole offre une vie associative extrêmement riche. J’en ai un peu profité en m’impliquant par exemple au bureau de la Junior Entreprise. Mais c’est a posteriori que je me rends compte à quel point elle permet de développer des compétences de conduite de projet, d’intelligence organisationnelle, de prise d’initiative et de sens de la responsabilité. »

« Le plus grand défi des jeunes talents tient à leur capacité à s’intégrer à un collectif tout en lui apportant leur personnalité pour l’amener à réinterroger ses certitudes. »

Contact :

Patrick BOSSAERT, DRH de EDF/DIPNN (patrick.bossaert@edf.fr)

Toutes les offres de stages, apprentissages et emplois sont sur https://www.edf.fr/edf-recrute

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