Interview Wassim Chourbaji Qualcomm
© Qualcomm Incorporated © Joan Gosa 2026.

Dépassez votre potentiel avec Qualcomm – L’interview de Wassim Chourbaji

Venez innover et oser le défi de la 6G en rejoignant un géant de la tech californien accro aux ingénieurs en semi-conducteurs ! Envie de répondre à l’invitation de Wassim Chourbaji (CentraleSupélec 98), President, MEA & SVP Government Affairs EMEA de Qualcomm ? Suivez le guide.

Qualcomm vient d’annoncer son retour sur le marché des semi-conducteurs pour serveurs d’infrastructure IA. Champion des puces pour smartphones, expliquez-nous ce nouveau cap dans votre stratégie de diversification ?

Interview Wassim Chourbaji Qualcomm
© Qualcomm Incorporated

Qualcomm est connu pour ses technologies sans fil liées aux smartphones. De la 2G à la 5G, nous avons accompagné toute la révolution mobile. Il y a quelques années, nous avons engagé une diversification stratégique pour faire de Qualcomm un leader du computing connecté, intelligent et distribué, à l’ère de l’IA. En tant qu’entreprise fabless, nous ne fabriquons pas ces puces mais nous en assurons le design, en y intégrant l’IA. Nos puces vont aujourd’hui de 2 milliwatts à 2 000 watts : très peu d’entreprises dans le monde sont capables d’avoir un tel spectre. Elles permettent de faire fonctionner les voitures, les centres de données, les lunettes connectées, les ordinateurs, les objets connectés…

Le secteur des semi-conducteurs : the place to be pour la nouvelle génération ?

L’IA a besoin de semi-conducteurs. Poussées par l’innovation constante sur le marché, ces puces sont de plus en plus complexes, et constituent un élément essentiel de l’économie numérique et donc, de la croissance mondiale. Dans le cadre des enjeux de souveraineté, l’Europe doit se doter de compétences fortes en la matière, portées par ses jeunes talents. Les innovations de nos centres de R&D et de design, en France et ailleurs en Europe, alimentent nos produits au niveau mondial. Nous travaillons à concevoir des puces toujours plus performantes, tout en réduisant leur consommation d’énergie. Pour de jeunes diplômés, les semi-conducteurs représentent ainsi un secteur d’avenir, offrant l’opportunité de contribuer à la fois aux enjeux de souveraineté et de transition durable.

En tant que SVP Government Affairs EMEA, vous misez beaucoup sur le renforcement des partenariats public-privé. En quoi cette coopération est-elle stratégique pour Qualcomm ?

La technologie est devenue géopolitique et il est de notre devoir de travailler en partenariat avec les gouvernements. L’Europe n’est pas seulement un marché, c’est un continent clé, véritable moteur de l’innovation. C’est pourquoi nous tenons compte des enjeux de l’industrie européenne dans notre feuille de route. En France, Qualcomm travaille déjà avec Renault, Stellantis, Thalès et Schneider Electric, sur les technologies de demain, dans une démarche de co-innovation. C’est également le cas en Allemagne, où nous avons co‑développé avec BMW le système Advanced Driver Assistance Systems (ADAS) de conduite assistée.

Que vous a apporté CentraleSupélec ? La double casquette ingénieur-manager est-elle facile à porter ?

Cette double casquette est essentielle pour moi, et je fais tout pour la conserver ! Sans ma formation, je ne serais pas là aujourd’hui ! D’ailleurs, je donne toujours des cours à CentraleSupélec. Etre Centralien, c’est avoir un esprit critique et être très organisé, y compris devant des problèmes complexes, afin d’aboutir à un résultat tangible. Aujourd’hui, le futur est constitué d’incertitudes. Par exemple, la 6G émerge en Europe : il ne s’agit pas encore d’implémentation, mais d’innovation fondamentale, qui requiert des ingénieurs de haut niveau. Ensuite, il faut un rôle de manager pour transformer cette feuille de route en actions concrètes et accompagner les collaborateurs dans l’incertitude, en renforçant leur confiance. L’ingénieur invente la technologie ; le manager en définit la stratégie.

Quels conseils pourriez-vous donner à de jeunes dip’ pour bien s’intégrer dans un géant de la tech californien comme Qualcomm ?

Nous avons une culture d’innovation, d’effort et de prise de risque. Être à la pointe implique de ne suivre personne, donc nous naviguons dans le brouillard. Mon conseil : osez ! Ici, l’échec n’est pas un problème, ce qui compte c’est la capacité à rebondir rapidement pour continuer à progresser.

L’ingénieur idéal de 2026 : spécialiste affûté ou touche-à-tout assumé ? Les deux ! En début de carrière, il est utile de se spécialiser pour approfondir. Puis avec l’expérience, il faut apprendre à devenir un ingénieur système, capable d’aborder une problématique de bout en bout.

Contact : slenczne@qti.qualcomm.com