Travailler dans une centrale nucléaire, c’est contribuer à la transition écologique et à la souveraineté énergétique de la France. Un métier de passion et fierté, comme l’explique Yannick Simonet (CentraleSupélec 01), Directeur de la Centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine.
Quelle part joue la Centrale de Nogent-sur-Seine dans la production du parc nucléaire français ?
Les deux réacteurs de 1 300 MW de notre centrale font partie des 57 réacteurs dont dispose la France. La récente crise Covid et l’actualité géopolitique ont remis sur le devant de la scène le caractère stratégique de notre filière, tant pour la souveraineté énergétique de notre pays que dans le cadre de la transition climatique. A Nogent-sur-Seine, notre production de 20 TWh par an nous permet d’approvisionner 3,8 millions de foyers de la région parisienne et du Grand Est. La centrale aura 40 ans en 2029, date à laquelle elle sera soumise au ré-examen décennal de son permis d’exploitation, effectué par l’Autorité indépendante de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) Avec 800 agents EDF et 400 prestataires permanents, nous sommes l’un des premiers employeurs de l’Aube.
Pourquoi rejoindre EDF et la filière nucléaire fait-il d’autant plus sens pour les jeunes diplômés en 2025 ?
La filière nucléaire est une filière d’excellence qui fait honneur à l’industrie française. Avec 220 000 emplois (et une prévision de 10 000 recrutements par an), c’est un secteur stratégique qui offre une électricité bas carbone, essentielle à l’activité de notre pays. Y travailler a donc d’autant plus de sens pour cette jeune génération qui a besoin de se sentir utile. Chez EDF, ils trouveront un environnement bienveillant : nous accordons une grande importance à la diversité, à l’inclusion et à l’équilibre vie pro/vie familiale. De la chimie à la R&D, de l’informatique industrielle à la conduite d’un réacteur, il y en a pour tous les goûts. C’est d’ailleurs pour faire découvrir la richesse de nos métiers que nous ouvrons régulièrement les portes de notre centrale. Notre objectif est de redonner le goût de l’industrie à la nouvelle génération, dans une entreprise qui confie rapidement des responsabilités élevées (chef de projet ou de service).
Quels challenges devez-vous relever au quotidien ? Comment se déroule une journée type ?
Ce qui me plaît dans mon travail, c’est justement qu’il n’y a pas de journée type ! Même lorsque j’ai un agenda clair, il peut être bousculé par des imprévus. Mon seul rituel, c’est la réunion technique que je tiens chaque matin pour faire le point sur les réacteurs. Après, je partage mon temps entre mes trois casquettes. D’abord je suis dirigeant et manager pour accompagner mes collaborateurs. Ensuite, je représente l’entreprise sur le territoire en rencontrant les maires, le préfet, les services de l’Etat (pompiers, gendarmes) et les établissements d’enseignement. Enfin, je suis garant de la sécurité du personnel, de la sûreté de la centrale et du respect de l’environnement. Globalement, je suis beaucoup sur le terrain, car je considère qu’un patron d’usine doit être visible et abordable.
Quelles sont les soft skills nécessaires pour bien s’intégrer sur votre site?
A la centrale de Nogent-sur-Seine, nos femmes et nos hommes sont des passionnés ! C’est la première condition pour travailler chez nous. Moi-même, j’ai visité ma première centrale à l’âge de 14 ans et j’ai été immédiatement fasciné par la salle des machines, son bruit, sa grandeur… Une émotion qui perdure encore aujourd’hui. Ensuite, je dirais qu’il faut aimer le travail en équipe, être rigoureux, inspirer la confiance, aimer le terrain et être authentique. Quand je recrute de jeunes ingénieurs, je suis particulièrement attentif à leur curiosité technologique, mais aussi à leurs passions et leur sens du collectif.
Quel rôle a joué votre formation à CentraleSupélec dans votre parcours?
CentraleSupélec est une marque à part entière. Avoir ce diplôme a été un réel atout, qui m’a ouvert de nombreuses portes. Sa formation généraliste, à laquelle je tenais particulièrement, m’a permis de ne pas m’enfermer dans un domaine. J’ai aussi apprécié les cours optionnels et la vie associative, qui permettent de développer la responsabilisation, la solidarité, la réactivité et l’adaptation, autant de qualités qui me servent au quotidien.
Quelle est la meilleure arme de l’ingénieur CentraleSupélec de 2025 ? Le réseau des Alumni ! Et particulièrement celui des Alumni EDF, qui est très dynamique.
Contact : yannick.simonet@edf.fr – sylvie.tailliez@edf.fr (responsable du réseau CentraleSupélec)