Le 5 juin au matin était donnée la conférence de presse ouvrant la 24ème édition du « Global Summit of Women ». C’est en présence de 36 ministres et 4 anciennes ou actuelles présidentes du monde entier qu’a été donné le coup d’envoi officiel de ces trois jours d’échanges, au cours desquels le Marriott Rive Gauche Hotel s’animera sur le sujet de l’entreprenariat et du leadership chez les femmes.

 

La conférence de presse était assurée par trois participantes d’envergure : Irene Natividad (Présidente du sommet), Najat Vallaud-Belkacem (Ministre française des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports) et enfin Nguyen Thi Doan (Vice Présidente du Vietnam). On retiendra de ces trois discours cinq points centraux, dont voici les grandes lignes : 

Encourager le leadership et le pouvoir entrepreneurial des femmes : c’est l’axe autour duquel gravitera cette 24ème édition. Si les inégalités sont elles mêmes tout à faits disparates au sein de la trentaine de pays représentés, il reste encore à chacun un long chemin à parcourir en matière de parité dans le domaine de l’entreprise. Plusieurs tables rondes seront donc consacrées à l’emploi des femmes ou leurs opportunités entrepreneuriales. 

Associer une action politique à un changement de mentalités : Comme le souligne Najat V.B., « la loi est nécessaire ». La France pourtant, si elle prévoit dans ses textes une égalité de droit presque parfaite, peine à implanter les mesures prises au Parlement. Le constat est donc commun : aucun changement en profondeur n’interviendra sans prise de conscience du côté des instances dirigeantes, des hommes et, aussi, de nombreuses femmes elles-mêmes, trop habituées à se voir nier le droit d’occuper certaines places dans la société. 

Refuser l’entre soi : Point dument souligné par Irene Natividad, les hommes et les femmes ont tout autant intérêt les uns que les autres à échanger. Le sommet de cette année accueillera donc de nombreuses figures économiques et entrepreneuriales masculines de renom, venues participer aux tables rondes. 

Penser aux femmes les plus démunies : Démunies aussi bien en capital social qu’économique ou culturel. Najat V.B. rappelle que si les femmes présentes durant ces trois jours sont qualifiables de « puissantes », nul de doit oublier la base précarisée. « J’entends aussi bien celle qui souffrent illégalement d’un temps partiel subi que celles, dont les pays sont représentés aujourd’hui, qui se voient ouvertement refuser des droits au sein de la société ». 

Penser aux jeunes : L’avenir se trouvant dans la nouvelle génération, 150 étudiantes ont été conviées à participer au sommet. Une campagne de communication a également été menée sur les réseaux sociaux, afin de toucher un plus large public.

 

Najat V.B., durant son discours, a entrepris de dresser un bilan sur la parité en France. Celui-ci est en demi-teinte. Les premiers effets de la loi Copé-Zimmermann se font ressentir plus rapidement que prévu : les Conseils d’Administrations des entreprises du CAC 40 comptent aujourd’hui 30,3% de femmes. Rappelons que la loi sanctionnera, dès 2017, les entreprises dont ce quota sera inférieur à 40%. Un objectif que Najat V.B. veut aussi voir rempli de façon exemplaire dans les hauts postes de la fonction publique. De même, le pourcentage de femmes créatrices d’entreprises n’est aujourd’hui que de 30% : l’objectif du gouvernement est d’atteindre les 40% à l’horizon 2017.

 

Pour en savoir plus sur le sommet : http://globewomen.org/globalsummit/

Pour connaître le palmarès annuel des entreprises françaises en fonction de la féminisation de leur instances dirigeantes : http://femmes.gouv.fr/parite-dans-les-entreprises-un-palmares-pour-aller-vers-plus-de-transparence-et-creer-de-lemulation/

 

L’édition 2014 du Global Summit of Women en 5 chiffres :
– 1300 : le nombre de participants
– 300 : le nombre de membres de la délégation française, la plus nombreuse
– 150 : le nombre d’étudiantes conviées à l’évènement
– 36 : le nombre de femmes ministres en activité participant aux différentes tables rondes
– 1 : le nombre de participations de l’Iran, qui rejoint le sommet pour cette 24e édition

 

Manon Dubois