Le métier de consultant en stratégie figure parmi les plus attractifs pour les étudiants des grandes écoles françaises. Une étude consacrée aux entreprises préférées des élèves de Business schools a classé 5 cabinets de conseil dans le top 10 des entreprises les plus attractives, tous secteurs confondus. Pour les écoles d’ingénieurs, si les entreprises technologiques et industrielles sont souvent favorisées, on retrouve également en tête de classement des grands noms du conseil, devant les grandes banques d’affaires.

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3 raisons de faire du conseil
Les principales raisons qui attirent les candidats vers les cabinets de conseil sont de trois ordres. Tout d’abord, les carrières des consultants évoluent vite. Ensuite, les salaires sont parmi les plus élevés sur le marché du travail. Enfin, le métier offre de nombreux challenges intellectuels : le consultant doit en effet souvent travailler hors de sa « zone de confort », et ainsi découvrir de nouveaux secteurs et de nouvelles problématiques d’entreprises en un temps réduit.

 

Des processus de recrutement spécifiques
Les métiers du conseil sont avant tout caractérisés par leur forte sélectivité. On estime que sur 100 CV reçus chez McKinsey, on aura entre 1 et 5 % de candidats reçus in fine. Le pourcentage dépend du bureau visé ainsi que du profil des candidats. Dans tous les cas, le secteur du conseil en stratégie est l’un des secteurs les plus sélectifs du monde du travail. A titre de comparaison, la prestigieuse université de Harvard accepte entre 10 et 12 % des candidats dans son diplôme le plus réputé : le MBA.
Le processus de recrutement est structuré en plusieurs « tours ». Typiquement un cabinet organisera 3 à 4 tours pour les plus réputés. Chacun des tours est composé de 2 entretiens éliminatoires. Un candidat qui reçoit une offre d’un cabinet de conseil devra donc réussir entre 6 et 8 entretiens pour décrocher sa place au sein du cabinet.

 

L’épreuve de l’étude de cas, la bête noire des candidats
Dans un cabinet de conseil, un candidat ne devra pas seulement se présenter et détailler sa motivation, il devra aussi faire ses preuves dans une mise en situation spécifique : l’étude de cas. Cette épreuve est destinée à tester les compétences du candidat sur un cas concret, généralement issu d’une mission réelle de consultant. La difficulté réside tout d’abord dans la part d’improvisation, puisque le candidat ne sait pas à quoi s’attendre tant en termes de secteur que de problématique. Ensuite, l’autre difficulté de l’étude de cas est liée à son caractère professionnel et non académique. Certains candidats préparent l’épreuve comme une préparation aux concours de classes prépa : ils se trompent de cible.
Par contre, la bonne nouvelle est qu’une étude de cas ne nécessite aucune connaissance technique particulière et aucune expertise d’un secteur  donné. Ces épreuves requièrent du bon sens et du business sense. Certains candidats veulent se mesurer à la grande diversité des sujets en s’entraînant sur un grand volume de cas et enfichant les moyens de les résoudre. Mais il sera difficile de tout se rappeler le jour J avec le stress, en plus, vous ne serez pas seuls face à votre feuille mais face à un recruteur qui jouera le rôle du client. Et dans ces conditions, il est difficile de reconstituer des raisonnements préparés à l’avance.
Conceptuellement, le secret pour réussir une étude de cas est d’appliquer les méthodes de travail des consultants à cette épreuve de sélection. Cela commence par se considérer non comme un candidat, mais comme un consultant en poste.

Mais comment faire lorsque l’on n’a aucune expérience du conseil ? Connectez-vous au maximum avec ce secteur pendant les mois qui précèdent vos entretiens : grâce à des lectures ciblées, votre réseau ou des événements organisés par votre école comme les forums. Entrainezvous avec des consultants du réseau d’anciens étudiants de votre école et préparez-vous en groupe de 3 à 5 candidats à réaliser des simulations d’entretiens avec mise en situation. Ce type d’entraînement pratique vous permettra de bien comprendre ce qui est attendu lors des études de cas.

 

Par Victor Haim Mamou,
fondateur de etude-de-cas.fr

 

CONTACT : http://etude-de-cas.fr