Loin des vieilles images d’Epinal liées à la sidérurgie, le N°1 mondial de l’acier est une entreprise high-tech définitivement globale ayant pourtant su garder un « mindset » de PME : prise de risque, agilité et… confiance ! La preuve par l’homme avec Matthieu Jehl (Ecole des Ponts ParisTech 01), CEO des sites de Gand et Liège (Belgique)…

 

Parce que le monde de demain se construit aujourd’hui, les industries les plus classiques ont opéré, en quelques années, une mutation radicale. Ainsi de la sidérurgie. « A l’opposé des vieux clichés, explique Matthieu Jehl, la sidérurgie est aujourd’hui une industrie high-tech où l’innovation constitue l’élément essentiel de différentiation. Pour faire court, qu’il me suffise de dire que plus de 50 % des produits que nous proposons n’existaient pas il y a 7 ans ! Éoliennes, infrastructures, habitat à énergie positive ou construction automobiles, la transition énergétique passe par l’acier. Mais un acier qui n’existait pas il y a peu et qui sera encore différent demain ! »

 

Résoudre les paradoxes

Sur les deux sites belges que dirige Matthieu Jehl, par exemple, l’effort est mené, en partenariat avec tous les grands constructeurs automobiles pour produire des voitures relâchant moins de CO2, c’est-à-dire dont l’acier sera à la fois plus résistant ET plus léger. Sachant que dans la nature, plus un matériau est résistant, moins il est déformable, ce que doit pourtant être une carrosserie… « Travailler dans ce secteur est passionnant ; tous les métiers y sont représentés : de la production à la vente en passant par la logistique la qualité ou l’IT. D’autant que dans un groupe de la taille d’ArcelorMittal, à cette mobilité fonctionnelle encouragée auprès des jeunes talents pour qu’ils trouvent leur place, s’ajoute une mobilité géographique totale puisque nous sommes présents dans la plupart des pays du monde. »

Esprit entrepreneurial

Matthieu Jehl en est un vivant exemple puisqu’en 12 ans, il a changé 4 fois de métier et de secteur au sein du Group, travaillé en Belgique, Allemagne et voyagé dans le monde entier. Le groupe malgré sa taille a su garder le « mindset » de la PME qu’il fut. Adaptable et rapide dans la prise de décision, il fonctionne sur la Confiance. Si vous vous investissez et savez prendre des risques (j’ai changé chaque fois de culture et de langue et de type de job), si vous obtenez des résultats, il vous le rend largement. Je ne connais pas beaucoup d’entreprise où l’on vous confie les clés de la plus grosse usine (3Mds de CA, 5 000 employés) à… 37 ans ! Une agilité qui explique aussi pourquoi, sur un marché hyperconcurrentiel, l’entreprise avance si bien. »

Welcome on board !

« Arcelor Mittal est également très à la pointe en termes d’innovation dans tout ce qui touche aux process de fabrication. De ce point de vue, la nouvelle révolution digitale, du Big Data à l’automatisation ou à la gestion de plates-formes mobiles est devenu notre quotidien  et transforme notre industrie en profondeur ». Résultat : le groupe cherche à se développer davantage encore en Europe et y embauche. En France ? A raison de 200 personnes par an, dont un tiers d’ingénieurs.

© Jeroen Op De Beeck, ArcelorMittal

A propos des Ponts : « Dans un business de plus en plus volatile et incertain, la formation des ingénieurs à la française, capables de résoudre rapidement des problèmes complexes sans avoir tous les paramètres sous contrôle, est un atout considérable. »

 

« ArcelorMittal, ce géant, a su garder le mindset d’une PME qui fonctionne à la confiance et aux résultats »

 

Des chiffres et des êtres : Sites de Gent & Liège : CA : 4 Mds € – 5 800 employés / Groupe : CA : 56.7 Mds € – 199 000 employés

Contact : contact.belgium@arcelormittal.com

Comment l’École des Ponts ParisTech prépare les jeunes à construire les mondes de demain