Clarisse Calloud, diplômée en 2016 d’une licence pro RH en VAE à l’Université Savoie-Mont-Blanc, a conquis son développement professionnel, et ce n’est qu’un début. Elle est chargée de développement RH chez ETTP, entreprise de travail en temps partagé.  – Par Ariane Despierres-Féry

 

La VAE pour quoi faire ?

Titulaire d’un bac+2, je voulais formaliser un niveau de qualification et une spécialisation après 10 ans d’expérience dont 6 dans les RH. Plus l’on est qualifié, mieux l’on peut évoluer sur le marché du travail.

Obtenir votre licence pro par la VAE, une réussite ?

Valider mon expérience en la transformant en diplôme me donne un sentiment personnel de réussite. D’autant plus que dans mon environnement professionnel, tout le monde est titulaire d’un bac+5. Durant et après la licence pro, j’ai progressé. Durant, car travailler sur ses compétences et connaissances permet de se remettre à jour dans son métier. Après, car ma qualification me permet de prétendre à une évolution. A moyen terme, je souhaite évoluer vers des fonctions de management et de stratégie. Pour cela, j’envisage de préparer un bac+5, par la formation continue cette fois-ci. Avoir repris mes études m’a donné envie de me former en permanence ! Je pense que cette démarche apporte autant au salarié qu’à son entreprise.

La VAE, un parcours exigeant ?

Cela m’a demandé un intense engagement, à concilier avec mon activité professionnelle et ma vie de famille. Les 20 heures d’accompagnement par l’université sont essentielles pour réussir. Un tuteur m’a conseillée dans la rédaction de mon mémoire de 80 pages, le cœur de l’obtention de la validation des acquis. C’est un document précis, un travail très abouti, pour raconter son expérience, décrire ses compétences et ses connaissances en rapport avec le diplôme à valider. Ce travail d’analyse et de décorticage de son travail n’est pas si évident. J’ai aussi dû apprendre ce qui fait partie du curriculum du diplôme et que je n’avais pas abordé dans mon travail.