Non loin de la place de l’Etoile, c’est dans l’un des plus beaux lieux de la capitale – à l’Hôtel Royal Monceau Paris 8e – que SKEMA Business School fait son retour officiel devant la presse.

 

« Trois ans après, nous sommes sereins »

Hôtel Royal Monceau

« Deux ans que nous n’avons pas communiqué » déclare Alice Guilhon, directrice générale de SKEMA Business School, en ouverture de conférence. Trois ans après la fusion opérée entre ESC Lille et Ceram Sophia Antipolis, l’heure est donc au bilan. « C’est une fusion réussie, nous sommes aujourd’hui sereins. Cela n’engage que nous évidemment mais nos objectifs en terme de fusion sont atteints. Avec 4M€ dédié à ce projet de fusion sur un budget global de 62M€, nous avons privilégié une fusion de croissance plutôt que de rationalisation – plus communément opérée dans le secteur de l’industrie. Je tiens à rassurer mes confrères immédiatement, il n’y a pas péril en la demeure bien au contraire ! ajoute-t-elle avec aplomb. Toute fusion engendre un vrai coût qu’il faut savoir maîtriser. »

 

 

Alice Guilhon, directrice générale de SKEMA Business School

« Je rentre à SKEMA »

Rare femme nommée à la direction d’une grande école, elle capte son public par son naturel, son enthousiasme et les ambitions qu’elle affiche pour l’école. « Je suis une fervente défenseuse du modèle éducatif français avec ses classes préparatoires et je n’ai pas peur de le dire ! aime t’elle à rappeler. Mon ambition pour SKEMA est qu’elle devienne une école de management globale, reconnue à l’internationale. Aujourd’hui, les étudiants parlent déjà de SKEMA comme une école à part entière, en oubliant les deux noms des écoles fondatrices. Il en va de même de nos entreprises partenaires – de plus en plus nombreuses – et de nos collaborateurs ; c’est un vrai succès. »

 

« En terme de taille critique, SKEMA commencera à compter avec 8 000 étudiants »

Avec le projet de devenir « une vraie école internationale », SKEMA a inauguré deux campus propres à l’étranger dès 2009 : le premier à Raleigh (Etats-Unis) et le second à Suzhou (Chine). Chaque année, ce sont ainsi 600 étudiants européens qui partent vivre une immersion culturelle intense dans l’un de ces deux pays. « Cela dépasse le simple accord d’échange classique, les étudiants sont imprégnés au quotidien à 100% dans la culture locale. » Positionnée comme « l’école de l’économie et de la connaissance », l’école poursuit son « modèle de management fondé sur la performance durable et l’innovation » en s’implantant dans des zones qualifiées de « technopôles » à haut potentiel. En 2014, SKEMA ouvrira ainsi un nouveau campus propre au Brésil.

Elle profitera aussi d’un campus en Inde grâce à l’accord passé avec l’université Strathclyde. « Nous souhaitons en parallèle développer des alliances stratégiques à l’international ; la solution de fusion ou de campus propre ne peut pas être automatique. »

Quant à celui de Paris (basé à La Défense), il devrait s’agrandir d’ici 2015. « Je passe ma vie dans un avion mais je sais que si l’école souhaite gagner en visibilité, ma maison doit être à Paris! Nous y implanterons le siège social de l’école, en faisant de ce campus un camus plus lourd que celui d’aujourd’hui. » souligne-t-elle.

 

Avec un dossier en cours pour l’accréditation AACSB (audit prévu d’ici début 2014) et un objectif à 2015 d’atteindre un taux de placement de ses étudiants à 95%* (contre 87% aujourd’hui), Alice Guilhon affiche clairement ses ambitions. « Le monde des grandes écoles évolue très rapidement, le nombre actuel de fusions en témoigne. Nous sommes tous à la recherche d’un business model qui limitera notre dépendance aux dépenses publiques. » Nul doute que SKEMA fera en sorte d’y parvenir.

Chiffres clés :

  • 6 400 étudiants (vs 5 800 en 2009)
  • 62M € budget (vs 46M)
  • 100 nationalités différentes (vs 40)
  • 166 professeurs (vs 138)
  • 100 accords internationaux dont 60% de partenaires accrédités (vs 30%)
  • 1er recruteur d’étudiants issus de classes préparatoires

 

* en moins de deux mois pour le programme Grande Ecole

 

AF