Envie d’un grand bol d’air, de défis concrets et d’un job qui fait sens ? Le Chili coche toutes les cases. Niché entre les Andes et le Pacifique, ce pays longiligne est en pleine transformation économique. Grâce à sa relative stabilité, ses richesses naturelles et une politique d’innovation ambitieuse, il attire de plus en plus de jeunes talents du monde entier. Energie verte, mines, hydrogène : zoom sur une destination pro où il fait bon démarrer.
Le Chili affiche une démocratie solide, une économie ouverte (via des accords de libre-échange avec l’UE, les États-Unis ou la Chine), et une appétence marquée pour l’innovation. En témoignent les résultats de Start-Up Chile, l’accélérateur public lancé en 2010 qui a soutenu plus de 1600 startups issues de 85 pays. En 2024, l’écosystème chilien a même enregistré un record de 1,8 milliard de dollars levés, principalement dans la greentech, la fintech, l’IA et l’agritech. Autant dire que le pays ne cherche pas que des cerveaux seniors : les jeunes profils tech, les porteurs de projets ou les intrapreneurs sont les bienvenus. D’autant que la barrière de la langue est moins haute qu’on ne l’imagine : à Santiago, l’anglais professionnel est souvent de mise, et le français est valorisé dans les grands groupes internationaux.
Le royaume du lithium et de l’énergie verte
C’est peut-être là que se cache la vraie richesse du Chili : son sol. Littéralement. Le pays est le premier producteur mondial de cuivre (5,3 millions de tonnes en 2023) et le deuxième producteur de lithium (220 000 tonnes la même année), des matériaux stratégiques pour la transition énergétique. Résultat : près de 278 000 personnes sont directement employées dans les mines, secteur qui pèse 13,6 % du PIB national. Mais pas question de miser uniquement sur l’extractivisme : le Chili a engagé un virage vert ambitieux. Entre 2013 et 2024, la capacité solaire installée est passée de 0 à 11 GW, avec une production de près de 20 TWh – soit 22 % de l’électricité du pays. Les énergies renouvelables représentent aujourd’hui 41 % du mix énergétique, avec un objectif à 70 % d’ici 2030 et 96 % en 2050. Cerise sur le panneau solaire : le Chili veut devenir l’un des leaders mondiaux de l’hydrogène vert, avec une stratégie nationale dotée de 50 millions de dollars de subventions. Autant de chantiers qui recrutent à tour de bras : ingénieurs, data analysts, logisticiens, profils RSE, développeurs d’outils d’optimisation, communicants spécialisés, etc.
Les compétences françaises font mouche
Ce n’est pas un hasard si des groupes comme ENGIE, EDF, Alstom, Air Liquide, BNP Paribas ou TotalEnergies sont implantés au Chili. Les profils formés en France sont prisés pour leur rigueur, leur expertise en gestion de projet ou en normes qualité, leur adaptabilité aussi. Être trilingue (français, anglais, espagnol) est un vrai plus, mais ce n’est pas obligatoire pour commencer. D’autant que le dispositif VIE y est très actif : plus de 100 postes y sont ouverts chaque année, principalement à Santiago. Le pays est aussi bien desservi par les grandes écoles françaises, avec des accords de double diplôme ou d’échange dans les universités chiliennes. Une porte d’entrée idéale pour prolonger son séjour.
Le Chili, c’est aussi des bonnes vibes
Le visa de travail est accessible dès lors qu’on décroche une promesse d’embauche, avec des démarches simplifiées pour les profils qualifiés. Le salaire moyen pour un premier poste se situe entre 900 et 1200 euros nets/mois, mais peut grimper rapidement dans les secteurs stratégiques (énergie, tech, finance). Bonne nouvelle : le coût de la vie est 30 % inférieur à celui de Paris, notamment en matière de logement et d’alimentation. Et puis, entre deux rendez-vous pro, il y a la vie : le désert d’Atacama, les vignobles de la vallée de Colchagua, les plages de Valparaíso ou les fjords de Patagonie. Le tout dans un pays sûr, cosmopolite et de plus en plus numérisé.