A mi-parcours de son plan stratégique 2019 / 2023, Rennes School of Business a plus que jamais pour ambition de s’illustrer comme LE challenger des écoles du Top 10 en France. A l’aube du trentième anniversaire de la business school bretonne, son directeur Thomas Froehlicher a fait le point le 8 décembre 2020 sur ses atouts pour atteindre l’objectif.

 

Booster ou coup d’arrêt ? Alors que Rennes School of Business a déjà réalisé bon nombre d’actions clés prévues par son plan stratégique, comment perçoit-elle la pandémie actuelle ? « C’est une période difficile et complexe à accompagner bien sûr, mais c’est aussi un véritable moteur. Nous avons décidé d’être plus dans l’anticipation que dans la réaction avec des actions majeures, toujours inscrites dans notre plan stratégique et dans la durée, pour garder le cap » introduit Thomas Froehlicher.

Et pour atteindre son ambition de rejoindre le Top 10 français et le Top 30 mondial d’ici deux ans, l’école travaille simultanément sur 10 dimensions clés.

Une reconnaissance nationale et internationale

Triple accréditée, Rennes School of Business est aussi labellisée ESPIG depuis février 2019. « Ce contrat d’objectifs signé avec l’Etat est fondamental pour nous. Il nous a par exemple permis pour la première fois il y a deux semaines de recevoir la visite du HCERES. C’est un très beau levier pour renforcer nos relations avec le MESRI à plus haut niveau. » L’école est aussi particulièrement fière de sa reconnaissance par l’Administration fédérale américaine « que seules six écoles françaises détiennent » tient à préciser son directeur. Parallèlement, RSB est en attente de savoir quand elle pourra recevoir le grade de licence pour mieux positionner son Bachelor à l’international.

Côté classements « Nous continuons à travailler pour être reconnus dans l’ensemble des classements internationaux, notamment pour entrer dans le THE sur l’employabilité, ainsi que sur les classements de The Economist sur les principaux masters. Et notre DBA, positionné dans le monde du data analytics et créé avec notre principal partenaire en Inde, vient d’être reconnu par un classement indien. ».

Une gouvernance et un modèle financier stables mais agiles

Portée par « une gouvernance solide confortée dans sa dimension d’intérêt général par sa labellisation ESPIG », l’école a franchi pour la première fois cette année un budget de 40 M€ avec un objectif d’atteindre les 70 M€ de budget en 2023, à travers une croissance organique et en s’appuyant sur ses sept partenaires internationaux.

Une sélectivité accrue en France et à l’international

Après sa première année sur Ecricome, RSB dresse un bilan plutôt positif, malgré un contexte exceptionnel dû à l’annulation des oraux. « Deux indicateurs nous font penser que nous avons fait le bon choix : avec Ecricome, nous couvrons mieux le territoire national et l’ensemble des classes prépa, y compris littéraires. La barre d’admission passée de 8.1 en 2019 à 8.9 en 2020 semble également montrer que nous avons progressé en termes de sélectivité. » Un recrutement sélectif et toujours plus international : 470 étudiants étrangers ont en effet rejoint l’école cette année.

Un corps professoral d’excellence et toujours plus international

Une internationalisation qui irrigue aussi le corps professoral : 95 % des professeurs permanents de RSB (dont 10 nouveaux recrutés cette année) sont étrangers. Le Classement FT des Masters in Management distingue d’ailleurs l’école comme N°2 mondiale sur cette dimension, juste après Imperial College, excusez du peu.  Objectif pour 2023 ? 130 professeurs dont cinq profs d’exception et la nomination d’un Senior advisor, un ambassadeur chargé de porter la bonne parole auprès des futures recrues.

A fond dans l’innovation pédagogique et la recherche de premier plan

Portée par une volonté anticipatrice, RSB a profité de la pandémie pour accélérer ses innovations pédagogiques, principalement sur le digital bien sûr. Avec le e-live par exemple, « qui permet de dépasser la notion d’environnement physique ou digital et de travailler en pédagogie collaborative grâce, entre autres, à des étudiants modérateurs ».

La création du parcours Géopolitique au sein du PGE incarne aussi « la dimension créative de l’école  qui permet aujourd’hui à 80 étudiants de vivre une expérience vraiment disruptive ». Deux nouveaux parcours viendront d’ailleurs le rejoindre dès la rentrée prochaine : un parcours Cybersécurité & data et un Transition Lab pour travailler sur ce rapport entre innovation et transition (environnementale, responsabilité sociétale…).

Crédit Rennes School of Business

« Pour Rennes School of Business, la crise est aussi un catalyseur pour innover. La condition pour faire  réussir nos étudiants et nos entreprises dans le monde qui vient »

Thomas Froehlicher, directeur de Rennes School of Business

Accompagner, accompagner, accompagner

Contexte de pandémie oblige toujours, RSB a voulu mettre l’accent sur la personnalisation de l’accompagnement de ses étudiants. Face à leurs craintes quant à leur employabilité, 150 entreprises ont répondu présentes depuis septembre 2020 et l’école a largement augmenté le nombre de places en alternance. « Nous travaillons aussi sur des interactions et un accompagnement permanents entre l’école et ses étudiants via un Student advisory board » rappelle Thomas Froehlicher. De même, l’établissement a engagé le projet Uman. Une démarche visant à intégrer les différents dispositifs d’accompagnement des étudiants, depuis leur candidature jusqu’à la sortie d’école, sur trois axes : bien être et lien social, parcours professionnel et compétences émergentes.

Un réseau de partenaires internationaux de renom

337 accords internationaux, dont près de 200 avec des universités et ça va continuer ! RSB upgrade en effet son réseau avec 18 nouveaux accords de partenariats noués ces derniers mois.

>>>> Pour aller plus loin : Thomas Froehlicher partage « son Rennes School of Business »

Un réseau d’alumni toujours présent et une fondation en 2021

RSB ayant presque 30 ans, elle peut s’enorgueillir d’un réseau de  20 000 alumni tous actifs et totalement engagés dans leur vie professionnelle, les plus âgés devant avoir aux alentours de 50 ans.  « Des têtes d’affiches dans tous les secteurs comme Laurent Claquin, diplômé de notre première promo et aujourd’hui Président de Kering Americas ». Pour renforcer cette présence, un club Junior alumni a récemment vu le jour et la Fondation RSB sera créée avec les alumni au printemps 2021. « Sa première action : un volet social de 500 000 € pour aider les étudiants en difficultés, notamment en raison de la pandémie. »

Des relations intenses avec les entreprises

Parce que rejoindre le Top 10 des business schools françaises c’est aussi prouver qu’on sait répondre  aux attentes des entreprises, Rennes School of Business a créé un DBA, doublé ses formations en Executive Education et lance un nouveau MBA pour février 2021. L’école prévoit également d’ouvrir un campus parisien à l’horizon fin 2021. « Une vitrine pour se rapprocher des grands centres de décisions et des principales entreprises françaises et internationales. Un projet à hauteur de 1 à 1.5 M€ » annonce Thomas Froehlicher en attendant d’en dévoiler les détails en janvier 2021.

Un campus breton d’exception dans une métropole connecté

Un campus parisien qui n’effacera en rien l’ancrage territorial de RSB au sein de la capitale bretonne. « Une métropole attractive et connectée où nous avons inauguré notre nouveau campus en 2018.  21 000 m2 en plein cœur de Rennes et où nous avons investi près de 2 M€ entre mai et septembre 2020, pour adapter les locaux aux nouvelles contraintes sanitaires et au elearning notamment ». Un investissement important dans un contexte exceptionnel que Thomas Froehlicher voit aussi comme une opportunité. « Cela nous a permis de commencer une réflexion architecturale sur le schéma fonctionnel de notre futur campus. D’imaginer dès maintenant ce que seront salles de classes, les nouvelles agoras du campus de demain, mais aussi de doubler les capacités de résidences étudiantes » conclut-il.