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POUR LES MANAGERS DE DEMAIN
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« Quel directeur du Sup’ êtes-vous ? » L’interview d’Elian Pilvin – EM Normandie

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Directeur de l’EM Normandie depuis 2020, Elian Pilvin n’a jamais quitté des yeux l’école qui l’a diplômé et dans laquelle a éclos son âme d’entrepreneur. Alors que l’école fête ses 150 ans en portant fièrement de sa signature « Old School Young Mind », il se livre sur son rôle de manager, sa passion de la transmission et son engagement pour les talents de demain. 

 

 

En tant que directeur, qu’avez-vous de « old school » et de « young mind » ?

Interview Elian Pilvin EM NormandieDiplômé 96 de l’ESC du Havre-Caen (depuis fusionnée dans le projet de l’EM Normandie), je suis un produit de la old school ! Quant à mon « young mind », il est incarné par ma mission de passeur. J’ai pris la direction de la deuxième plus ancienne école de commerce française (après ESCP BS) à ses 150 ans : je suis détenteur de son héritage mais dois aussi réinterroger les modèles qui ont fait ses succès pour l’aider à écrire les nouveaux chapitres de son histoire.

 

Quel sera le modèle de l’EM Normandie demain ?

C’est tout l’enjeu des grandes écoles de management. Je suis persuadé que le modèle actuel, trop réducteur tant le terme de business school contraint la perception et le champ d’action d’une école, va exploser d’ici 10 ans. Ce n’est pas qu’une question de marketing, c’est aussi une question de sémantique. Les enjeux de demain dépassent largement les sciences de gestion : les démarcations entre business school, école d’ingénieurs, IEP ou université deviennent floues. Redonner une clarté à un nouveau modèle : voilà notre futur champ de bataille ! Cela nécessite de se projeter à 10 ans et c’est ce que nous ferons, non pas dans un « plan stratégique », mais dans nos « orientations stratégiques » que nous dévoilerons à la rentrée 2021.

 

Pas facile de se projeter dans cette période si mouvementée ! Comment avez-vous vécu la crise ?

J’ai la chance de poursuivre sur les rails d’une école très bien gérée par mon prédécesseur Jean-Guy Bernard et portée au maximum de ce qu’elle était capable de produire avec ses moyens. Finalement, la crise a presque été « salutaire ». J’avais pour mission d’innover avec de nouvelles orientations stratégiques, mais ce n’est jamais facile de porter un message de transformation auprès d’une organisation successful depuis 10 ans. Le premier confinement a fait prendre conscience à tout le monde de l’urgence et a accéléré notre introspection : on a fait en 3 mois ce qu’on pensait faire en 2 ans !

 

Les deux gros dossiers sur votre bureau cette année ?

Nos orientations stratégiques d’abord, qui seront présentées fin septembre 2021. Un moment fort de l’école que nous voudrions allier avec nos 150 ans et la rentrée pour en faire un élément vraiment fédérateur. L’international ensuite. Nous allons déployer une importante politique d’ouverture de campus extra-européens dans les 3 ans, ainsi qu’un dispositif d’internationalisation at home, prenant appui sur les expertises de nos partenaires dans le monde entier.

 

Avec ce programme chargé, vous êtes un « full-time DG » ?

Il ne faut jamais être « full-time DG » ! C’est dangereux d’être enfermé dans une posture. Je viens de soutenir mon Doctorat et je dois dire que j’ai l’esprit un peu plus léger. Les événements culturels étant à l’arrêt (avec tous les risques de la standardisation de la culture que cela engendre), j’ai dû laisser tomber les concerts et les rave-party. Mais j’en profite pour me remettre au sport : je rejoue au golf et je viens au bureau en vélo… électrique !

Votre message aux étudiants ?

Je suis un adepte du verre à moitié plein et un optimiste convaincu. Je suis persuadé que dans toute situation de crise se cache une opportunité. Même si vous subissez âprement le confinement et le couvre-feu, ce que vous vivez aujourd’hui est une formidable opportunité de comprendre que vous serez les acteurs du changement de demain. Je ne minimise pas les effets, profondément réels, de la crise sur la jeunesse pour laquelle la société ne fait pas encore assez. Mais une fois que le cap sera passé vous serez les entrepreneurs d’un monde meilleur. En tant qu’école, c’est à nous de vous aider à en prendre conscience. Car si une école n’a aucun moyen de changer le monde, on a les moyens de vous donner les moyens de changer le monde !

 

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