Alors qu’il était enseignant-chercheur à l’EM Strasbourg, Herbert Castéran a pris la tête de la business school en 2016. Il se livre sur son rôle de manager, sa passion de la transmission et son engagement pour les talents de demain.

 

crédits Bartosch Salmanski

Pourquoi avoir choisi l’EM Strasbourg ?

Je viens du Sud-Ouest et j’avais envie de voir ce qu’il se passait au Nord de la Garonne ! Plus sérieusement, j’ai été séduit par le projet de cette école hybridée, à la fois business school et université. En Alsace il y a une interprétation des mondes universitaire et professionnel qui n’existe nulle part ailleurs. Ce ne sont pas deux réalités qui se regardent en chiens de faïence mais qui interagissent. Ce qui va de pair avec un beau défi managérial : ici, impossible de faire du bottom up. Il faut coconstruire les projets et donc accepter de ne pas toujours avoir raison… même si ce n’est pas simple pour l’ego.

 

DG ou professeur : l’impossible choix ?

Je préfère le titre de Dean à celui de Directeur général, un terme moins hiérarchique et plus axé « collaboration ». Mais je suis et reste enseignant-chercheur. Depuis le début de mon mandat, j’assurais 64h de cours mais, cette année, j’ai demandé à monter à 128h : la salle de classe me manquait trop ! Le contact avec les étudiants nourrit mes décisions : il n’y a pas de meilleur moyen pour capter les signaux faibles.

 

Le gros dossier sur votre bureau cette année ?

Déjà accréditée AACSB et EPAS, l’EM Strasbourg vise la triple couronne… mais plutôt à horizon 2021.

Instruments incontournables de visibilité nationale et internationale bien sûr, elles sont aussi un levier de mobilisation interne et nous permettent d’avoir des critères objectifs d’amélioration.

 

La personnalisation, votre credo ?

A l’EM Strasbourg, on est student centric ! Nous proposons un accompagnement basé sur un parcours pédagogique. Après une classique phase de bilan, nous mettons en place un plan de progression avec l’étudiant et une équipe de coachs pour l’aider à s’interroger sur ses  projets professionnels et ses compétences.

 

Vous dites « raisonner famille », comment cela se concrétise-t-il ?

Ce n’est pas parce qu’on quitte le nid que la famille arrête de vous répondre au téléphone ! Et à l’EM Strasbourg, tous les étudiants font partie de la famille dès la première année grâce à leur inscription automatique à l’association des alumni. Des alumni que nous souhaitons toujours plus nombreux pour participer au développement de l’école. Via le fundraising bien sûr, mais aussi en accompagnant nos étudiants.

 

La famille un de vos piliers ?

J’ai sept enfants donc la famille prend une grande place dans ma vie ! Et je n’hésite pas à en parler avec les étudiants car mon parcours leur prouve qu’il est possible de concilier famille nombreuse et vie professionnelle multiple. Avoir une famille n’est pas synonyme de mettre sa carrière entre parenthèses. Si je passe le plus de temps possible avec mes proches, je profite aussi de mes heures libres pour faire du sport. Je me suis mis au crossfit : je vous conseille d’essayer !

 

Votre secret de dean ?

Ne pas céder à la pression de l’instant, se laisser du temps pour faire d’autres choses…. Et donc être aidé par une super assistante comme la mienne qui me connait très bien !

 

Votre message aux étudiants de l’EM Strasbourg ?

N’hésitez pas à jouer pleinement votre rôle d’étudiant. Vous êtes des parties prenantes de l’école, alors ne la « subissez pas ». Emparez-vous de la parole car c’est pour vous que nous travaillons !

Où voyez-vous dans 10 ans ? Dans une salle de cours ! Je serai sans aucun doute enseignant-chercheur : c’est addictif !

Aux commandes pendant le COVID – Avec le confinement, l’EM Strasbourg s’est retrouvée à réorganiser ses cours et ses process en un temps très bref. Découvrir de nouveaux outils, conserver le lien avec tous et maintenir la qualité du service à l’étudiant ont été autant de défis. Des défis certes pour la direction mais qui ont suscité l’émergence spontanée de communautés de pratiques et d’échanges au sein de l’Ecole. Ces nouvelles logiques de collaboration font de cette période un moment fondateur, au-delà du challenge.

 

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