Le règne du CDI est terminé et ce n’est plus le critère numéro 1 des jeunes diplômés dans leurs choix professionnels. A la recherche de sens, de challenges et de mode projet, les jeunes qui arrivent sur le marché du travail ont une conception bien différente de ce que doit être leur relation au travail. En entreprise, ces changements viennent percuter le CDI classique et les organisations internes, pour ouvrir la voie à de nouveaux modes de collaboration.

 

La liberté professionnelle : la clé du bonheur au travail ?

Depuis quelques années déjà, je vois s’opérer un changement de mentalité auprès des étudiants diplômés qui arrivent sur le marché de l’emploi. Ce n’est plus faire carrière au sein d’une entreprise qui les attirent mais bel et bien le challenge à relever et les projets à développer. Pour cette nouvelle génération née en même temps que l’essor du numérique, on cherche avant tout à s’épanouir dans une activité professionnelle qui nous est propre et qui forge notre unicité. Oser se défaire du CDI et de la stabilité de l’emploi qu’il procure, oui au profit d’une liberté professionnelle et d’une prise de risque qui anime cette génération. Selon moi, les entreprises ont tout intérêt à s’adapter à ces nouveaux profils désireux de casser les silos pour mutualiser les compétences et développer des projets, ensemble.

C’est notamment ce que nous défendons à La Web School Factory avec notre Antiforum : chez nous il n’y a pas de forum-entreprise classique, ce sont les étudiants qui prennent le pouvoir sur l’entretien en dévoilant aux entreprises leur poste idéal et non leur CV. Ils expriment ainsi ce qu’ils pourraient apporter à l’entreprise, l’étendue de leurs compétences, le défi qu’ils ont envie de relever et pour quelles raisons. Bien souvent, l’entreprise prend alors conscience que cette génération aime sortir de sa zone de confort, être polyvalente et apprendre de nouvelles choses. Elle perçoit alors de manière concrète le potentiel de chaque candidat et aussi l’étendue des nouvelles compétences à appréhender.

Certains vont encore plus loin : ils ne souhaitent pas « subir » la hiérarchie ou le cadre -parfois trop contraignant- d’une entreprise. Ils sont portés par l’envie d’exceller professionnellement tout en ayant le libre arbitre de gérer leur façon de travailler, jusqu’à 2h du matin par exemple pour certains, et de trouver leur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle.

C’est pourquoi nous retrouvons à La Web School Factory, et sur le marché du travail, une génération croissante de freelances et d’entrepreneurs, qui pour certains n’hésitent pas à s’expatrier pour lancer leur activité et travailler sur des projets pour différents clients. Nous assistons à l’arrivée progressive de nouvelles postures qui bousculent la donne et proposent des formes de travail différentes.

 

Le CDI peut même être perçu comme une contrainte et certains ont peur de s’enfermer dans un poste qui ne leur ressemble pas, trop monotone et pas suffisamment challengeant. Ce n’est pas pour rien que nous observons la montée en puissance de nouveaux modèles économiques telle que la GIG Economy : un modèle de travailleurs plus flexibles et indépendants.

 

L’intrapreneuriat : un des facteurs de réussite pour les entreprises

On assiste également à l’émergence d’une communauté d’intrapreneurs qui profitent du cadre en entreprise pour faire naître des solutions innovantes, avec toutes les libertés et les challenges d’un entrepreneur, ou comment tenter de réconcilier les organisations existantes avec les exigences de cette génération.

L’intrapreneuriat apparaît de facto comme une solution possible pour cette nouvelle génération désireuse d’entreprendre, de faire bouger les lignes, d’innover… en équipe. Et c’est avec satisfaction que j’observe le succès de ce format grâce à notre programme CFEE qui permet aux étudiants de La Web School Factory, toujours plus nombreux, de faire leur 4e ou 5e année en intrapreneuriat à la place de l’alternance. Lancé en 2018, CFEE donne l’occasion aux étudiants de collaborer avec des employés sur des projets internes tout en leur donnant la liberté de gérer le management de ces projets.

En tant que Directrice de La Web School et de CFEE, je suis fière de montrer aux étudiants que de multiples voies sont possibles pour s’exprimer professionnellement et qu’ils ont le pouvoir de créer leur propre métier. Surtout, je leur demande de garder cette volonté d’apprendre et de se former tout au long de la vie car c’est une des clés de leur vie professionnelle.

 

Ils ont une curiosité et une ouverture d’esprit qui les poussent à sortir de leur zone de confort pour apprendre encore et encore. L’entreprise à un rôle essentiel à jouer dans cette mission de formation tout au long de la vie pour apporter un cadre propice à l’épanouissement professionnel et permettre à chacun de s’investir dans ses missions. L’école doit elle aussi changer de paradigme pour être le partenaire à vie de ses alumnis et leur permettre d’acquérir à tout moment de nouvelles compétences.

 

L’auteur est Anne Lalou

Directrice de La Web School Factory

 

Le Grand témoin – Maud Fontenoy

Défenseure d’une écologie pragmatique et positive, Maud Fontenoy travaille aux côtés de la jeunesse et des entreprises pour que chacun puisse agir pour la planète.

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