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Mon dej avec la boss – L’interview d’Alice Guilhon DG de SKEMA BS

Mon dej avec la boss – L’interview d’Alice Guilhon DG de SKEMA BS

Quatre élèves de SKEMA BS ont relevé le défi lancé par la Rédac : poser LEURS questions à la directrice de leur école. Gestion de la crise Covid, stratégie, vie associative, campus… la directrice générale Alice Guilhon a abordé tous les sujets sans langue de bois à l’occasion d’un déjeuner convivial sur le nouveau Campus Grand Paris de la business school. Morceaux choisis

Autour de la table installée pour l’occasion dans ce campus prenant place dans l’ex-siège social d’Airbus : Alice Guilhon, DG de l’école, ainsi que quatre étudiants particulièrement impliqués dans la vie de SKEMA BS. Thomas Ruspil, en M1 et président de l’antenne parisienne de la tribune étudiante Pourparlers, Doudja Abbas Terki, étudiante en M1 PGE et admisseuse 2021, Romane Villette, étudiante en L3 PGE, spécialisation AI for Managers, membre de la J.E. SKEMA Conseil et présidente de l’association Open Mind, et Etienne Loos, tout juste diplômé du double parcours Droit des Contrats d’affaires et président du Bureau National des Etudiants en école de Management (BNEM). Retour sur leurs échanges.

Mon dej avec la boss – L’interview d’Alice Guilhon DG de SKEMA BS
CREDITS Loras Photography

Comment l’école a-t-elle traversé la crise ?

Nous ne nous sommes jamais arrêtés et nous avons évolué en fonction de la pandémie qui a touché nos pays d’implantation les uns après les autres. Nous avons démarré avec la Chine dès janvier 2020 et lorsque la Chine a rouvert, c’est l’Afrique du Sud qui a fermé. Nous avons poursuivi nos activités, nous avons géré le distanciel, l’hybridation, la technologie, un peu d’insatisfaction aussi, mais également beaucoup de mobilités : ces 18 derniers mois, 2 500 élèves ont réussi à avoir une expérience internationale (aux US, au Brésil…). Si l’année a été dure pour tout le monde, la gestion de la crise n’a finalement pas été si différente de ce que nous devons gérer au quotidien avec nos sept sites. D’autant que les petits (les élèves ndlr) ont été top !

Comment SKEMA accompagne la santé psychologique des étudiants pendant cette période ?

La lutte contre l’isolement et le décrochage a été une de nos priorités, surtout pour les élèves les internationaux. Pour cela, nous avons développé SKEMA KARE, des interlocuteurs et des services pour permettre aux étudiants de faire face à leurs problématiques quotidiennes (isolement, dépression, santé…) avec des référents parlant français, anglais, chinois, portugais et russe. Et nous avons découvert que de très nombreux élèves avaient besoin de parler et d’être écoutés.

Beaucoup d’étudiants ne savent pas comment est née SKEMA : racontez-nous !

Je dirigeais le Ceram, une petite école au fin fond du sud-est. Je l’avais remontée mais j’avais envie d’aller plus loin. J’ai alors dessiné le projet de SKEMA comme l’étalon de ce que je pensais être l’avenir de l’enseignement supérieur. Mais pour y arriver je ne pouvais pas être seule. J’ai alors rencontré l’ESC Lille à l’occasion d’un audit EQUIS : nous étions dans le même état d’esprit, dans la même volonté de développer une dynamique nouvelle, de tout changer, de faire rêver les étudiants et de disrupter le système. Le plus dur a sans doute été de créer une culture globale commune, mais nous avons réussi et aujourd’hui nous sommes tous bien dans nos valeurs.

Vous qui êtes « la première Skémienne », comment définissez-vous cette identité justement ?

Je rêvais d’une structure glocale (qui n’existe nulle part ailleurs dans l’enseignement supérieur !) avec un seul et même état d’esprit d’engagement, de loyauté, de respect, d’ouverture, de multiculturalisme, d’esprit d’entreprise… et vous le concrétisez aujourd’hui.

C’est génial, parce que tout ce qu’on fait, on le fait pour vous ! Lorsqu’on a créé SKEMA, tout le monde me disait que notre modèle était complètement fou. Mais on a réussi à avoir avec nous les petits, les diplômés, les entreprises, nos gouvernants… Aujourd’hui, on peut dire que nous sommes une des rares institutions avec un tel alignement de valeurs, de cadre et de gouvernance.

SKEMA progresse beaucoup dans les classements, comment faire pour éviter une rupture dans son évolution ?

En entretenant toujours une dynamique positive. Car sur le temps long qui est celui de l’enseignement supérieur, la dynamique positive entraine la dynamique positive. A sa création en 2009, SKEMA c’était deux écoles en milieu de tableau qui voulaient tutoyer (et même dépasser !) les meilleures. Il y a eu des cris et des larmes bien sûr mais nous avons toujours tenu bon en poursuivant sur une trajectoire positive portées par de supers projets qui nous permettent aujourd’hui d’atteindre la 6e place du SIGEM.

Nous sommes sur le Campus Grand Paris, qui a impressionné les candidats lors des oraux. Va-t-il « manger » les campus de Lille et Sophia Antipolis ?

Ce n’est pas une question que je me pose car je suis convaincue qu’on ne s’ampute jamais de ses racines ! Nous avons toujours fait croitre l’école dans le souci de préserver Sophia Antipolis et Lille, mais aujourd’hui, il faut être fort à l’international. Or, pour être fort à l’international, il faut être fort dans son pays et donc, en France, il faut être à Paris.

D’autant que nous y sommes implantés dans un cadre exceptionnel. Lorsqu’on m’a appelée pour me dire qu’Airbus voulais se séparer de son siège, j’étais sur site 2h après et j’ai tout de suite su que c’était le bon. Pour sa localisation aux bords de Seine bien sûr, mais aussi pour l’esprit pionnier de Louis Blériot qui règne dans ce bâtiment et sur la base duquel nous pourrons créer l’école de demain. Sans oublier le roof top bien sûr, « l’effet wahou » des oraux !

Retour sur le comeback des oraux de SKEMA à Paris

« Sur les 47 admisseurs, nous n’étions que six élèves de Paris, on ne se connaissait pas mais on s’est tous investis à fond. Il y avait tout à faire, on nous a donné de la liberté et des responsabilités, alors on a essayé de montrer au mieux ce dont on était capables… et notre taux d’engagement était au max ! On nous avait posé les cartes et c’était à nous de jouer On a inventé des choses dingues, comme cette soirée de Gala des admisseurs créée en 48 h seulement. En 2 mois on s’est construit une famille : quand tu es à SKEMA, tu es à SKEMA. Quel que soit ton campus, les barrières tombent. » Etienne et Doudja, admisseurs 2021

Vous vous battez contre cette idée que la génération 2020 serait une génération sacrifiée : pourquoi ?

Parce que c’est à la fois faux et dévastateur. Je tiens d’abord à rappeler que les grandes écoles ont cette année un taux de placement de 74 % à 2 mois, alors qu’on est en pleine pandémie mondiale : ce n’est pas rien ! Ensuite, je pense que les étudiants qui ont traversé la crise ont vécu des choses qu’aucun autre étudiant n’avait vécues avant eux, ce qui leur a permis de faire un bon de maturité extraordinaire. D’autant plus qu’avec la crise, les entreprises (les PME notamment) se sont rendu compte qu’elles avaient besoin de ces jeunes pour passer le cap de la digitalisation et assurer des missions de management pour évoluer sur ces sujets.

SKEMA est une école glocale, comment réussir le challenge au niveau de la vie asso ?

C’est effectivement un challenge. Initialement, SKEMA avait des associations à Lille et à Sophia Antipolis, très ancrées sur leur territoire, et nous avions parfois à gérer une certaine surenchère des vies associatives locales. Mais SKEMA, ce n’est pas ça ! SKEMA c’est une unité, une école avec sept sites où l’expérience doit être la même partout. Je ne veux pas que des freins associatifs poussent des élèves à renoncer à un de nos campus en France ou à l’étranger : il ne faut pas vous interdire d’avoir une vie associative à l’international !

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