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POUR LES MANAGERS DE DEMAIN
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Maintenir son Gala [pour les diplômés] à l’heure du tout virtuel : expérience réussie ?

(crédit photo Awesome Jerrys pour Sandrine / Planètes GEM pour Anaïs
(crédit photo Awesome Jerrys pour Sandrine / Planètes GEM pour Anaïs

Le 10 avril 2021, nous célébrions un Gala inédit : 3 fois 1h30 de direct, 2 plateaux TV, des chats live et salons virtuels. Pari gagné ? Non, les diplômés n’ont pas trinqué ensemble. Oui, car au-delà du résultat bluffant à l’écran, c’est le cheminement pour monter cette « Edition spéciale », son impact pédagogique et économique, la richesse des rencontres, sa réinvention qui résonnent aujourd’hui. 

En juin 2020, nous avions fixé une date de Gala au printemps 2021 misant sur un virus maîtrisé et sur le retour du présentiel. Le reporter aurait été un jeu de patience. Nos 2 800 diplômés viennent du monde entier. 1/3 sont internationaux. Comment savoir quand les inviter à Grenoble ? Privés d’entrer dans GEM depuis mars, ils méritaient d’être dûment fêtés.

Nous n’avons pas créé UN mais DES Galas pour nos diplômés

Co-construit avec l’association étudiante du Gala, l’événement a d’abord été ajusté à chaque nouvelle série de restrictions sanitaires. Nous concevions des scenarii. Chacun palliait des contraintes logistiques qui ne cessaient d’évoluer et de se complexifier. D’une semaine à l’autre, tout changeait.

Refuser les e-solutions qui trahissaient la raison d’être du Gala

Les propositions de digitalisation foisonnaient. Le plus simple aurait été de « Zoom-iser », d’« Avatar-iser », ou reporter le Gala et ses casse-têtes avec. Mi-novembre, épuisés mentalement, nous nous sommes arrêtés. Nous avons arrêté de chercher des réponses pour trouver les bonnes questions à se poser. Nous nous sommes aussi affranchis des « On a toujours fait comme ça », « pas le temps » et autres « à quoi bon ».

crédits GEM

Deux rôles primordiaux pour réussir à créer un événement très attendu par les diplômés malgré les contraintes sanitaires.

 « C’était les montagnes russes – émotionnellement aussi. J’ai appris à manager une équipe sous tension dans un environnement peuplé d’incertitudes. L’équipe du Gala était soudée, solidaire autour d’un même objectif. C’est grâce à cela que nous avons pu monter le Gala. Personne n’a baissé les bras, nous étions conscients de notre responsabilité envers l’école et les diplômés » déclare Anaïs Babillot, étudiante du PGE, Présidente de l’association Le Gala

« Mon rôle était de maintenir le cap autant qu’un cadre sécurisant. Je voulais libérer l’imagination et toucher l’essentiel. Nous nous sommes vues très souvent avec l’équipe d’Anaïs. Les idées naissaient de nos brainstormings –ou brain-twistings parce que nous nous sommes beaucoup tordu l’esprit » explique Sandrine Cortet, Coach Gala.

Déconstruire… pour remonter le Gala

Le contexte inédit nous a tous mis au même niveau. Personne ne connaissait LA bonne décision. Nous avons déconstruit, réfléchi, nous sommes allés au cœur du Gala. Nous avons a cultivé l’ouverture d’esprit et multiplié les rencontres avec des experts de tous horizons. Ainsi s’est dessiné un Gala Show TV, semi-présentiel avec jauge et public, basculable en 100% virtuel. Nous avons conservé le tangible en postant les écharpes aux diplômés et en programmant une soirée de Gala en 2022.

Réveiller les écosystèmes

Les prestataires locaux à l’arrêt depuis 1 an, ont accueilli le projet avec une inventivité sans pareil. Dans une ébullition créative, tout GEM a joué le jeu. La bibliothèque s’est transformée en régie, le hall en 2 énormes boites noires. L’école, vidée par le Covid durant l’année, a repris vie. Une équipe TV, 1 réalisateur, 2 présentateurs, des lumières et décors originaux ont donné rythme et relief à des cérémonies visibles en Inde comme à Paris. 1800 diplômés et familles s’y sont connectés.

« Qu’allez-vous faire de cette liberté »*

Actrices, acteurs de l’écosystème grenoblois et de la communauté « gémienne » se sont rassemblés autour d’un Gala qui célébrait la réussite des diplômés mais aussi l’idée que rien n’est impossible. Prendre le risque de monter un e-Gala, c’était « Opter pour le difficile »*. Le choix a été critiqué, l’e-évènement monté en très -trop- peu de temps. Pourtant, qu’est-ce que « Ecole du Futur » sinon celle qui r-éveille espoir et créativité dans un monde qui s’effondre… que nous sommes donc libres de réinventer ?

*Extrait du Discours de Loïck Roche – Gala 2021 -Lien vers l’aftermovie :https://www.youtube.com/watch?v=LfRz_q-nayw

Co-écrit par Anaïs Babillot, étudiante PGE, Présidente de l’association Le Gala

Et Sandrine Cortet, Coach du Gala 2021, Grenoble Ecole de Management

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