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Les étudiants s’engagent en faveur de l’égalité femmes-hommes

L'équipe du BDE d'Ense3
L'équipe du BDE d'Ense3

Ils sont engagés dans des associations qui défendent l’égalité femmes-hommes, ils ont impulsé des projets en faveur du bien-être ou de la réussite des jeunes femmes de leur école : ces étudiants s’impliquent pour la diversité et ils ne trouvent rien de plus naturel ! Ils reviennent sur les raisons de leur engagement et vous incitent à suivre leur exemple.

Un président à la tête de l’association He For She NEOMA Business School Reims

L’engagement de Romain Faure pour la cause féministe ne date pas de ses études à NEOMA BS Reims ni de sa prise de fonction comme président de l’association He For She au sein de son campus en avril dernier. « C’est une cause qui me tient à cœur depuis déjà plusieurs années, expose le jeune homme de 22 ans. J’ai deux sœurs, une grande et une petite, donc forcément j’ai été amené à réfléchir à ces sujets et au lycée je parlais déjà beaucoup d’enjeux sociétaux avec les autres. » Petit à petit, Romain étoffe ses connaissances puis commence à militer cette année au sein de He For She NEOMA BS Reims.

Deux étudiants présidents en deux ans

L’association, d’envergure nationale, qui promeut l’égalité femmes-hommes connait un vrai succès au sein de NEOMA BS Reims. Pour l’année 2021-2022, elle comptait 85 membres (un nombre en constante augmentation), dont une quinzaine de garçons. Au moment de notre interview, les recrutements n’avaient pas commencé pour l’année 2022-2023 mais Romain espérait passer la barre des 90 membres. « On ne se fixe pas de quota d’étudiants ou d’étudiantes mais on essaye de recruter au maximum » explique-t-il. C’est en revanche la deuxième année consécutive que le président est un homme, même si le bureau compte une majorité d’étudiantes.

Dans l’entourage de Romain, beaucoup sont proches de la cause féministe. « C’est important que les hommes soutiennent la cause mais pour moi, ce ne sont pas à eux de se l’approprier car ils ne sont pas touchés dans leur vie de tous les jours. Ils doivent cependant bien sûr être un soutien. » Romain lui, est particulièrement sensible à la question des violences sexistes et sexuelles. « J’ai déjà rencontré des victimes et cela peut détruire des vies. Je trouve que ce sont des questions sur lesquelles on n’est pas assez informés car on ne se les approprie pas dès le plus jeune âge. »

Pour faire évoluer les mentalités, He For She NEOMA BS Reims organise plusieurs évènements ou actions. Depuis plusieurs années, l’association a noué un partenariat avec des bars dans Reims pour mettre en place le dispositif « Où est Angela ? », qui permet aux femmes de se rendre dans des établissements « refuges » si elles sont victimes de harcèlement de rue par exemple. Du 21 au 25 novembre, l’association organise aussi la Violence Awareness Week pour sensibiliser aux questions des violences sexistes et sexuelles. Autre exemple, lors des soirées étudiantes, une équipe de personnes safe, reconnaissable, est présente lors des soirées pour lutter contre de potentielles agressions. Une chose est sûre, sur le campus de NEOMA BS Reims, la cause féminise est entre de bonnes mains.

Deux étudiants à l’initiative de l’installation de distributeurs de protections hygiéniques à Grenoble INP-Ense3

Lorsqu’on lui a proposé de participer au projet de distributeurs de protections hygiéniques dans son école d’ingénieurs, Grenoble INP-Ense3, Senghor Thumerelle-Salnot n’a pas hésité une seconde : c’était un grand oui ! « C’est un projet qui vient de l’école Polytech, qui fait partie du groupe d’écoles d’ingénieurs Grenoble-INP comme notre établissement. Là-bas, c’est une étudiante qui s’en occupait et comme je faisais partie du BDE, le projet est remonté à moi. »

« Les hommes doivent s’impliquer dans ces problématiques »

Senghor parle alors aux membres du BDE du projet et c’est un autre jeune homme, Victor Jamarin, qui se joint à lui pour le mener. « J’ai été intéressé par ce projet car pour moi ce n’est pas qu’une affaire de femmes et ce n’est pas forcément à elles de s’en occuper, analyse Senghor. Au contraire, si les hommes s’impliquent sur ces problématiques, les choses changeront d’autant plus vite. Le jeune homme est en tout cas très fier d’avoir participé au projet. « Depuis, je sais que plusieurs écoles ont installé ces distributeurs. Nous avons été un peu en avance sur le mouvement. Tout s’est fait très naturellement : l’école nous a accompagnés, nous avons pu avoir de subventions assez facilement. C’est une belle fierté. »

A Grenoble INP-Ense3, le sujet du consentement notamment est beaucoup abordé avec les étudiants. « Il y a eu des conférences sur le sujet et chaque année, les nouveaux étudiants ont une présentation et un rappel sur ce qu’est le consentement, sur les bons comportements à adopter et sur la nécessité d’être vigilants sur ces questions. »

Samuel promeut l’égalité femmes-hommes au sein de son association à l’Ecole des Ponts ParisTech

A Dévelop’ Ponts, l’égalité est inhérente aux actions du groupe. En effet, l’association écologique et solidaire de l’école d’ingénieurs de l’Ecole des Ponts ParisTech possède en son sein un pôle Egalité dont l’un des responsables est Samuel Roudninski, accompagné de trois étudiantes. « C’est très important pour l’association d’avoir cette entité qui traite de l’égalité femmes-hommes, mais aussi de l’égalité au sens large » explique le jeune homme de 21 ans, en deuxième année dans l’école d’ingénieurs.

De la prévention contre les violences sexistes et sexuelles

Le pôle met notamment l’accent sur les violences sexistes et sexuelles : un questionnaire a été réalisé l’année dernière et des verbatim ont été affichés dans l’école. « Nous faisons aussi des présentations en amphithéâtre, nous essayons d’accompagner le plus possible les étudiants sur ces questions, notamment au sein de la vie associative, pour que personne ne soit confronté à des problèmes de violences sexistes et sexuelles » complète Samuel. Un projet de distributeurs gratuits de protections hygiéniques est également en cours.

« D’autres hommes pourront s’identifier »

« A l’Ecole des Ponts ParisTech nous sommes plutôt chanceux car les étudiants sont assez réceptifs à ces questions. » Si son arrivée au sein de l’association lui a donné l’occasion de s’engager réellement sur ces sujets, il y est sensibilisé depuis longtemps. « L’égalité femmes-hommes et les questions de violences sexistes et sexuelles m’intéressent, de par mes histoires personnelles et des proches qui ont été touchés, confie-t-il. Pour moi ce sont des sujets qui nous concernent tous, en école d’ingénieurs mais aussi dans la société et s’engager en tant qu’homme permet à d’autres de s’identifier. »

Il créé son mini-distributeur de produits d’hygiène personnelle

C’est en 2019, alors qu’il est étudiant à l’ESAM et avide d’entreprendre que Matthias Croset se met à chercher une idée d’innovation pour améliorer le quotidien. Un an et de nombreuses rencontres et échanges avec ses collègues plus tard, il s’aperçoit que l’inconfort hygiénique au travail est un réel frein au bien-être et à la productivité. C’est ainsi qu’est né le concept MyNifty : des distributeurs de produits d’hygiène personnelle, « avec tous les produits qu’on rêve de ne plus oublier à la maison ». Proposé dans les entreprises mais aussi les écoles par exemple, l’équipe souhaite développer une gamme pour les aéroports, les boites de nuit ou les salles de sport notamment.

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