L’Université Paris-Sud et Alain Sarfati, c’est une longue et belle histoire. Enseignant-chercheur puis VP du CA, il a pris la tête de l’Université en janvier 2019. Le plus gros dossier sur son bureau en 2020 : les débuts de l’Université Paris-Saclay, dontfait aujourd’hui partie l’Université Paris Sud. Portrait

 

Crédit M. LECOMPT / UPSUD

« C’est mon métier d’être enseignant-chercheur même si je l’exerce de manière un peu différente aujourd’hui ! » introduit Alain Sarfati, quelques semaines après le démarrage officiel de l’Université Paris-Saclay. Car la transmission, ce physicien spécialiste de la physique des agrégats l’a dans le sang. D’abord doctorant, « un acteur essentiel de la recherche » insiste-t-il, il a ensuite été recruté en 1994 comme maitre de conférence mais aussi formateur des moniteurs. Pédago et management : les deux piliers de sa carrière étaient déjà là. Après avoir enseigné dans différentes filières, il prend la direction de Polytech Paris-Sud en 2012. Il a ainsi participé à l’intégration du réseau Polytech, avant de présider le concours Geipi Polytech en 2016. Au sein de l’équipe de Sylvie Retailleau, il vit déjà les prémices de Paris-Saclay.

 

Prof un jour, prof toujours

Si ses responsabilités ne l’avaient pas empêché de continuer à donner quelques heures de cours, il doit arrêter l’enseignement lorsqu’il prend la tête de l’Université Paris-Sud en janvier 2019. « Quand on est président, on sait que les étudiants sont là et qu’on travaille pour eux, mais on ne les a pas sous le nez tout le temps dans les couloirs. L’enseignement me manque bien sûr mais avec le développement de Paris-Saclay, ce qui me manque le plus, c’est le temps ! », sourit-il.

 

In Paris-Saclay we trust

Et pourtant, « le 1er janvier 2020 a presque sonné le début de vacances pour moi ! » annonce-t-il. Mais plus qu’une question de date, Alain Sarfati pense raison d’être. « La mission d’une université ? Accroitre les connaissances de l’Humanité, les diffuser et former des gens pour qu’elles ne disparaissent pas. Et l’objectif de Paris-Saclay est justement d’améliorer les conditions pour remplir cette mission. Nous unir en gardant nos particularités va nous permettre de faire mieux, ensemble, ce que nous faisions seuls. La confiance est en train de s’installer et je suis confiant pour demain. »

 

Dans la corbeille de la mariée…

Et des particularités, l’Université Paris-Sud en avait, et pas des moindres ! Première université française dans le classement de Shanghai 2019 (5e mondiale en mathématiques, 9e mondiale en physique), 2 Nobels, 4 médailles Fields, des collaborations d’excellence avec des institutions mondialement connues (CNRS, Inserm, CEA, Inria, Inra…) et des formations reconnues, comme le Magistère de Physique et de Mathématiques.

 

Devenir chercheur : pour quoi faire ?

« Pour répondre aux questions qu’on se pose sur le monde. Pour faire de la recherche (et faire des découvertes) il faut avoir un enfant curieux en soi ! » insiste Alain Sarfati.

2020 sera réussi si… « Certains diraient, « si on est toujours aussi bien placés dans le classement de Shanghai l’année prochaine ». Mais ce n’est pas la bonne réponse, car Paris-Saclay n’est pas faite pour ça. En revanche, voir l’ensemble de la communauté de l’université (chercheurs, étudiants, personnels) répondre naturellement « Je fais partie de Paris-Saclay », ça c’est un vrai signe de réussite ! L’international sera aussi un bon indicateur. Car plus le brassage des chercheurs et des étudiants est important dans le monde, plus l’hybridation des savoirs se fait et plus la recherche est favorisée. » Dernier enjeu de taille : l’ouverture de l’Université sur la société (responsabilité sociale, développement durable…).

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