Les entreprises recrutent de plus en plus de Bac +3 depuis la réforme des cycles licence, master et doctorat. Avec l’apparition des Licences Pro, le ratio d’étudiants entrant dans la vie active suite à un Bac +2 ou un Bac +3 s’est inversé au profit du Bac +3. Dans le même temps, de nombreux établissements ont lancé des bachelors.

Etudiants de l’IUT de Nîmes.

Etudiants de l’IUT de Nîmes.

Prime à la pédagogie
Les 113 IUT gèrent 1 400 Licences Pro qui forment 30 623 étudiants cette année. Christophe Viton, Directeur de l’IUT Lyon 1 et VP de l’ADIUT, constate que les entreprises « apprécient les diplômés formés un an de plus dans nos IUT. Elles donnent une prime à la pédagogie. Car durant cette année, l’accent est mis sur la professionnalisation, des enseignements sont donnés par des professionnels, la découverte des métiers et secteurs, du projet personnel, est approfondie. »

 

Les secteurs en pointe des recrutements
L’enquête premier emploi 2013 de l’ADIUT a sondé les diplômés 14 mois après l’obtention de leur Licence. Ils sont 86,4 % sont en emploi.
• Ils sont 21 % dans l’industrie manufacturière pour les fonctions fabrication / conception.
• 11 % dans les industries du plastique, de la chimie, de la métallurgie, de la pétrochimie.
• 10,2 % dans les activités spécialisés scientifiques et technique : ingénierie, contrôle et analyse technique, R&D scientifique.
• Et 10 % dans le commerce, le juridique, la comptabilité.
Les Licences Pro sont aussi dispensées dans certains des IAE, comme l’EUM-IAE de Clermont-Ferrand. Parmi ses spécialités les plus porteuses : la banque (postes de chargés de clientèle), l’assurance (conseillers commerciaux), comptabilité-finance (cabinets d’expertise ou PME), le commerce et la distribution (chefs de rayons), le management des relations commerciales (commerciaux d’entreprises), dans l’industrie (logistique et production).

 

Le pari de la spécialisation
L’école Euridis a refondu son offre en Bachelor et Bac +5. Positionnée sur un domaine de niche : la formation de commerciaux b to b pour le secteur du numérique, ses diplômés sont happés par le monde du travail. « Il suffit d’observer le marché de l’emploi pour comprendre pourquoi, explique son DG Bernard Hasson. La demande du marché pour le b to b est insatisfaite, et la majorité des postes à pourvoir concernent le numérique et le commercial. » Euridis recrute 90 élèves en Bachelor après une formation en commerce, vente, techniques de négociation ; pour un an d’études en alternance. Le taux de signature de contrat d’emploi est de 97 % à 3 mois après le diplôme. Ils sont recrutés par les éditeurs de logiciels, les ESN (ex SSII), chez des prestataires de services numériques aux entreprises.

 

Numérique toujours
Au sein de ses établissements, le Groupe GES prépare des profils très divers en Bac +3 : en management à PPA, informatique à l’ESGI, création Web à l’ICAN, Web marketing à l’ECITV, vente dans le luxe à l’EIML. « Nous observons une tension sur les profils chefs de projet en informatique, annonce Jonathan Azoulay, président du Réseau GES, mais aussi de créateurs pour le Web chez les agences de communication ou en entreprise. Dans le Web marketing, les Bac+3 sont recrutés pour gérer le contenu de sites, générer et analyser du trafic, fédérer des communautés. »

 

Le Bachelor EMVOL de l’ESC Troyes, PASSEPORT POUR LE TOURISME
Le Bachelor EMVOL recrute soit post Bac, soit après un BTS tourisme, MUC ou un DUT GEA. « Le secteur le plus recruteur est le monde de l’hébergement : hôtellerie,  restauration, résidences et campus, indique Luc Florent, directeur du Bachelor. Le deuxième débouché sont les tours operators et agences de voyage, notamment ceux de niche sur une destination, le luxe, une activité. Enfin, nos diplômés intègrent le monde de l’évènementiel sportif, du tourisme d’affaires, des loisirs, du mariage. Ils font du commercial, de la communication, sont responsables d’un portefeuille, d’un projet, d’un produit, d’une réception. »

 

A. D-F