Audencia a annoncé en avril dernier la signature de sept nouveaux partenariats internationaux, dont un avec Yale University faisant d’elle « la seule business school française à proposer des séjours d’étude à ses étudiants au sein de trois membres de la Ivy League ». Mais est-elle pour autant devenue le passeport incontournable pour rejoindre la crème de la crème de l’enseignement supérieur américain ? Les réponses de Sébastien Tran, son directeur.
Cette annonce récente est le fruit d’une stratégie partenariale entretenue de longue date par Audencia avec les USA. Racontez-nous.
Les Etats-Unis sont effectivement une destination de référence pour nous depuis toujours et nous y avons aujourd’hui 30 partenaires. Malgré le contexte géopolitique c’est un pays qui reste ancré dans une dynamique d’innovation et de croissance très forte (en tech et IA notamment), dont les universités comptent parmi les meilleures mondiales et, on l’oublie parfois, qui permettent à nos élèves d’être pleinement intégrés avec des étudiants venus des quatre coins du monde. Nous avons été la première école à signer avec la Harvard Division of Continuing Education il y a trois ans, avant de poursuivre avec Columbia et Yale. Et il est important de noter qu’outre des formations en business et management, ces partenariats ouvrent à des cours et des programmes dans des disciplines ou des filières particulières, voire très inhabituelles pour des étudiants de business school. Notre partenariat avec la New York Film Academy en est un très bon exemple. Sans oublier que toutes ces universités sont des lieux emblématiques de l’Histoire des USA : baigner dans cette culture du tout est possible, où le terme ambition n’est pas perçu de manière négative : c’est juste hors-norme pour nos étudiants !
Justement, à quels étudiants ces partenariats sont-ils ouverts ?
Sur les trois dernières années, nous avons envoyé plus de 500 étudiants aux USA, avec un taux de sélectivité important. Aujourd’hui, 10 à 20 places sont ouvertes chaque année pour partir chez nos partenaires de l’Ivy League et, j’insiste, sans aucun frais de scolarité supplémentaires pour les étudiants. Quand on sait qu’une année de BBA dans une de ces universités peut coûter de 60 à 100 000 $, ce n’est pas rien !
Vous n’êtes évidemment pas la seule école française à nouer des partenariats avec l’Ivy League. Qu’est-ce qui vous différencie vraiment sur ce sujet ?
D’abord, on en a trois ! Mais au-delà des chiffres, ce qui fait vraiment la différence : c’est le choix proposé en termes de catalogue de cours et d’accès à d’autres filières hors business et management. A titre d’exemple, un de nos étudiants organiste de haut niveau va pouvoir intégrer le master d’orgue de la Yale School of Music : ça va le propulser à un niveau mondial juste incroyable ! Et tout cela est possible grâce à une relation de confiance entretenue de longue date avec ces institutions. Elles apprécient nos étudiants pour leur excellent niveau académique élevé bien sûr, mais aussi pour leur vision plurielle du monde (nourrie par le tropisme historique d’Audencia pour les Humanités), ainsi que leur capacité à comprendre, décrypter et intégrer rapidement les codes culturels américains.
Mais il n’y a pas que les USA dans la vie ! Pour conclure : un mot sur votre stratégie partenariale en Asie et en Europe ?
Elle repose sur la recherche de partenaires d’excellence au niveau académique, accrédités, et qui, idéalement, sont en capacité de proposer une approche multidisciplinaire. Avec entre autres objectifs de nourrir la future Audencia School of Public & International affairs. Mais surtout, elle n’est pas basée sur une course au nombre. Notre but c’est de proposer à nos étudiants un maximum de formats différents : de la summer school, au semestre académique sur notre campus collaboratif de Barcelone (pour ceux qui privilégient la proximité) ou à Sidney (pour eux qui veulent tenter une aventure au bout du monde), en passant par le double diplôme. La qualité et la diversité des formats proposés : voilà notre force.