Les récents bouleversements économiques et technologiques ont favorisé une grande diversification des missions du directeur administratif et financier. Désormais, véritable pivot de la transformation de l’entreprise, ce « gardien du temple » se place en nouvel homme fort avec une fonction clé : valoriser les données critiques en étroite collaboration avec les directions stratégiques de l’entreprise.

Le nouveau DAF : un vrai couteau suisse
Si ses missions traditionnelles – garantir la bonne gestion financière, assurer la bonne exécution des procédures, respecter les législations en vigueur… – sont toujours d’actualité, désormais, son champ d’action s’est considérablement élargi notamment grâce aux nouvelles technologies. Place au DAF 2.0 ! Big Data, BYOD – BringYour Own Device –, nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) mais aussi SaaS, business intelligence, cloud computing… sont devenus un rouage essentiel de la performance de l’entreprise. Le DAF évolue alors dans un écosystème de plus en plus mobile et connecté : la digitalisation du métier devient sa réalité.

 

Une fonction de plus en plus transversale
Si de telles innovations technologiques favorisent la rentabilité et la sécurité financière, elles impliquent néanmoins de solides connaissances en informatiques. Le DAF du XXIe siècle collabore ainsi de plus en plus étroitement avec les directions opérationnelles et fonctionnelles dans le cadre d’une démarche totalement collaborative, ce qui fait de lui le moteur de la conduite du changement. Devenu caméléon, il assume un rôle dorénavant multifonction et pluridisciplinaire résolument tourné vers le pilotage de la performance financière en optimisant la chaîne de valeur dans son intégralité : contrôle de gestion, de la trésorerie, de la maîtrise des risques, de l’optimisation des systèmes d’information, etc. Fini donc le DAF purement technique concentré sur les chiffres, il se retrouve aujourd’hui en position de pilier central dans les choix décisifs en participant aux opérations les plus pointues – levées de fonds, fusions, acquisitions, processus d’affacturage… – avec un objectif clair : donner à l’entreprise son orientation stratégique. Si ces évolutions nécessitent un savoir-faire technique de premier ordre, le savoir- être s’impose plus que jamais comme un prérequis essentiel pour assumer ce nouveau rôle. Les qualités managériales et de communication s’associent dès lors aux qualités d’anticipation et de rigueur inhérentes à la fonction. Le directeur se transforme en chef d’orchestre d’équipes aux compétences multiples.

 

Do you speak english ?
Désormais, les opportunités d’évolution s’ouvrent à l’international… à condition de bien maîtriser la langue de Shakespeare. Tel un grand reporter, le DAF part ainsi à la conquête du monde, principalement dans le cadre de multinationales qui impliquent une animation et une harmonisation comptable des filiales. Et bonne nouvelle, le DAF français séduit par son profil polyvalent et transversal, très recherché dans les pays anglo-saxons et sud-européens notamment. Si le modèle français figure parmi les plus aboutis, à vous de faire la différence en anglais !

 

Opération portes ouvertes… à la mobilité
Le SaaS, le cloud computing et les NTIC permettent de s’affranchir des contraintes techniques et fonctionnelles. En 2014, le DAF devient nomade et repousse les frontières de plus en plus loin. La mobilité s’intègre entièrement dans ses nouvelles responsabilités et participent pleinement à son évolution, tant métier que géographique. Les technologies lui permettent d’accéder à tout moment et de manière sécurisée aux informations critiques de l’entreprise, dans un environnement de plus en plus complexe et mondialisé, ce qui n’est pas sans lui ouvrir de nombreuses portes… jusqu’à la direction générale.

 

VC