Etre ingénieur : une situation enviable ! C’est la conclusion que dresse Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF) après la publication le 23 juin 2020 de sa 31e enquête socio-professionnelle menée auprès des ingénieurs et scientifiques diplômés. Retour sur les grands enseignements de l’édition 2020.

 

Les ingénieurs sont toujours plus nombreux ! Estimée à 1 113 000 fin 2019, la population des ingénieurs est plus que jamais dans la place. Un dynamisme qui va de pair avec un taux de chômage toujours très bas (3.5 %) et une hausse des recrutements (131 000 en 2019 soit + 6 000 par rapport à 2018), dans l’industrie notamment. Des ingénieurs principalement cadres (96 %), en CDI ou fonctionnaires (95 %)… et hommes ! On compte en effet aujourd’hui seulement 23 % de femmes ingénieures en activité. Chiffre encourageant malgré tout : elles sont 28 % dans la promo 2019.

Des salaires qui sont dans le vert !

Avec un salaire brut de 35 K€ pour les débutants (pouvant aller jusqu’à 100 K€ en fin de carrière) et un salaire médian de 57.5 K€ brut, les ingénieurs ont le vent en poupe. Ils sont d’ailleurs recrutés par tous les types de structures, des TPE (23 %) aux grands groupes (11 %), en passant par les PME (20 %) et les ETI (18 %). Parallèlement, ils sont aussi de plus en plus nombreux à être tentés par l’entrepreneuriat. On compte ainsi 134 300 ingénieurs entrepreneurs en 2019, dont 88 000 en activité principale.

L’apprentissage, un vrai sésame vers les responsabilités

Chaque année, 15 % d’ingénieurs diplômés le sont par la voie de l’apprentissage. Principalement issus de formations IUT / BTS (et très peu de CPGE), ces jeunes débutent majoritairement leur carrière dans l’industrie (42.8 % vs 34.6 % pour la population ingénieure générale). Des diplômés très opérationnels auxquels on confie davantage de responsabilités en début de carrière. 27.8 % des moins de 25 ans et 38 %  des 25-29 ans sont ainsi en situation de responsabilités managériales, soit 10 % de plus que les diplômés hors apprentissage.

Je suis ingénieur… et ça me plait !

Si 70 % des ingénieurs ont changé d’emploi ou de poste ces 5 dernières années (dont 25 % en 2019), ils sont globalement bien dans leur job. Ces mobilités sont en effet bien vécues : 86 % des ingénieurs sont satisfaits de leur changement d’employeur ou de poste avec promotion hiérarchique et 68 % sont satisfaits, même sans promotion. En 2019, 30 % des ingénieurs envisageaient de changer d’entreprise. Une envie motivée non pas par l’insatisfaction vis-à-vis de leur employeur actuel, mais par l’attrait du contenu d’un nouveau poste. LE critère essentiel dans la décision d’intégrer une nouvelle entreprise, juste devant la localisation et l’équilibre vie pro / vie perso.

Ingé cherche employeur idéal 

L’employeur de rêve pour un jeune ingénieur en 2019 ? Un grand groupe privé ou une PME bien installée, en province (52 %) et qui ressemble peu ou prou à son employeur actuel. En effet, 79 % des ingénieurs se déclarent satisfaits ou très satisfaits de leur emploi aujourd’hui. L’effet Covid passera-t-il par là ? Réponse dans la très attendue 32e édition de l’enquête.