A la tête du CELSA Sorbonne Université depuis 5 ans, Karine Berthelot – Guiet se livre sur son rôle de manager, sa passion de la transmission et son engagement pour cette école intégrée à Sorbonne Université.

 

Votre signature de directrice ?

Outre les missions classiques de tout dirigeant, je suis aussi interface de médiation. Le Celsa est une école assez petite et donc très réactive au sein d’une très grande université fusionnée. Ajuster les liens dans ce contexte élargi est un travail quotidien. Se réinventer chaque jour, trouver la bonne place et le bon discours pour le CELSA, une vraie grande école… mais avec ses spécificités ! Un rôle d’interface que je joue également auprès des entreprises et des branches économiques auxquelles se destinent nos élèves, afin que l’école reste toujours ancrée dans les réalités de son écosystème.  

 

Votre leitmotiv ?

Ce qui me pousse au quotidien, c’est le projet que le CELSA a défini au moment de sa création : être une grande école au sein d’une université. Ce qui me motive tous les matins ? Donner vie à ce « petit miracle » et proposer à nos élèves un service de grande école au tarif universitaire. Etre pleinement tourné vers la vie professionnelle tout en ayant une formation de haute qualité intellectuelle.

 

Le gros dossier sur votre bureau cette année ?

Plus qu’un dossier, un travail de chaque jour ! Tisser toujours plus, toujours mieux et toujours plus fin des liens avec notre milieu socioéconomique. Faire en sorte que le CELSA soit toujours visible et que la personnalité de cette école singulière rejaillisse. Car même si nous avons une tradition de communication « tranquille », le CELSA est une école forte !

 

Enseignante, chercheuse, directrice : quelle casquette préférez-vous porter ?

Les trois bien sûr ! Car malgré mes fonctions de directrice, j’assure toujours 200h de cours par an. Ce qui est certain en tout cas, c’est que je ne pourrais pas faire correctement mon métier de directrice si je ne faisais plus de recherche. C’est là mon poumon nécessaire, ce qui nourrit ma capacité à enseigner et à diriger. En prenant mes fonctions, je m’étais donnée comme but de continuer à être chercheure : impossible pour moi de faire une pause complète !

 

Le meilleur moment d’une journée de Karine Berthelot-Guiet ?

La pause café dans le couloir. Avec un professeur, un chercheur, un membre de l’équipe administrative… Des moments informels qui permettent de prendre le pouls de l’école, de remettre des sujets à l’ordre du jour, de ressentir pleinement l’attachement des membres de la communauté à l’école. Dans une petite structure comme la notre, dans cette « PME du service public », ces moments de connexion sont essentiels.

 

Et avec les élèves ?

Eux non plus n’hésitent pas à prendre la parole ! Ils me connaissent tous et me font souvent remonter des besoins, des avis, des remarques, directement pendant les cours. Je travaille aussi beaucoup avec le BDE, les responsables de notre trentaine d’associations étudiantes et notre J.E. CELSA Junior Communication bien sûr.

 

Le conseil que vous donneriez à un futur directeur d’école ?

Vivez pleinement votre passion pour l’école que vous dirigez tout en prenant de la distance en toutes circonstances. Sachez porter le regard de côté, vous détacher du quotidien pour prendre la bonne décision. Mais impossible de savoir prendre de la distance sans avoir un attachement très fort à son école ! Moi mon histoire d’amour dure depuis 20 ans avec le CELSA. J’y ai fait l’apprentissage de cette distance… même s’il y a des jours où on y arrive mieux que d’autres !

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