Une ingénieure titulaire d’un diplôme option matériaux aux commandes de la finance et du commercial d’une des filiales les plus innovantes du géant du ferroviaire français : impossible n’est pas SNCF ! Coup de projecteur sur la carrière de Rozenn Belliard (Mines de Nancy 96), Directrice Financière et Directrice Commerciale d’iDTGV, une manager engagée qui fait rimer performance avec écoute et dialogue.

 

Rozenn Belliard   (Mines de Nancy 96), Directrice Financière  et Directrice Commerciale d'iDTGV

Rozenn Belliard   (Mines de Nancy 96), Directrice Financière et Directrice Commerciale d'iDTGV

 

Un incubateur d’idées
Parce que l’innovation fait partie intégrante de son ADN, iDTGV est reconnu au sein du groupe SNCF comme un laboratoire. Pour preuve, c’est sur l’offre iDTGV qu’a été testée la possibilité de payer ses billets de train en 3 fois,  » un marché que l’on imaginait de niche mais qui a été plébiscité par nos clients, un test concluant qui va permettre à cette option d’être étendue à toutes les offres SNCF  » indique Rozenn Belliard. C’est d’ailleurs cette dynamique novatrice qui a poussé l’ex Responsable Financière de Ouigo (l’offre low-cost du Groupe), de rejoindre les équipes d’iDTGV.  » En tant que Directrice Commerciale, je peux mettre en œuvre des projets qu’on ne fait pas ailleurs : dans une filiale aussi agile on peut vraiment s’éclater !  » Et même si sa casquette de Directrice Financière lui impose souvent d’être celle qui dit non aux idées incroyables de la Direction Marketing, son enthousiasme reste total,  » tous les matins je me demande ce que je vais faire de nouveau : c’est ça qui rend mon quotidien génial. « 

 

« Voir sa chef et beaucoup d’autres femmes réussir dans son entreprise, ça permet de ne plus se poser de question sur sa légitimité »

Une quête de sens et d’aventure
Un quotidien que la jeune consultante en finance qu’elle était n’imaginait pas forcément être le sien.  » Mon diplôme d’ingénieur option matériaux en poche, j’ai vite compris que je ne ferais pas carrière dans ce domaine pour lequel je n’éprouvais pas une grande passion. Très intéressée par la finance, je suis entrée dans un cabinet de conseil et j’ai mené à bien des missions en lien avec la finance et la comptabilité. Après quelques années, j’ai complété ma formation initiale par un diplôme financier qui a renforcé mon expertise, ma confiance en moi et ma légitimité.  » Après quelques mois de réflexion sur la suite à donner à sa carrière, Rozenn Belliard s’est alors vu proposer par hasard un poste à la SNCF : un véritable choc culturel.  » Les stéréotypes que je pouvais avoir sur la SNCF ont rapidement été balayés par mes échanges avec des collaborateurs du Groupe, tous sans exception, passionnés par leur métier et leur entreprise. A la SNCF, j’ai trouvé une formidable aventure humaine, la possibilité de participer très concrètement à la vie des gens, de trouver du sens à mon travail et de pouvoir régulièrement changer de métier, de poste ou d’entité, sans barrière ni préjugé. « 

 

 » A la SNCF, les femmes ne se mettent pas de barrière car elles savent qu’une belle carrière y est possible « 
Des préjugés qui auraient, elle en est persuadée, impacté sa carrière si elle était restée dans le monde du conseil.  » C’est un métier où il faut montrer qu’on est capable de travailler jour et nuit et d’être mobilisé au pied levé. Si les femmes y ont toute leur place, les choses se gâtent pour les mamans. Même si elles sont plus productives et mieux organisées que tous les autres, elles restent avant tout vues sous le prisme de la maternité et sont forcément confrontées au plafond de verre. A la SNCF c’est tout le contraire : c’est une entreprise humaine où non seulement on ne me reprochera jamais de partir plus tôt si je dois aller chercher mes enfants mais où, en plus, ça ne m’empêchera pas de progresser.  »  Une dynamique nourrie par de nombreux exemples de réussites au féminin au sein du Groupe.  » J’ai travaillé pendant 6 ans avec Valérie Dehlinger (NDLR : ancienne Directrice d’iDTGV, aujourd’hui Directrice Adjointe du Marketing pour la branche SNCF Voyages), une manager de talent et une maman qui sait gérer avec la même réussite sa carrière et sa vie de famille. Voir sa chef et beaucoup d’autres femmes réussir dans l’entreprise, ça permet de ne plus se poser de question sur sa légitimité: parce que d’autres l’ont fait avant moi, je sais que j’ai le droit de m’éclater dans mon métier. « 

 

Le management au féminin, mythe ou réalité ?
Même s’il y a autant de modes de management que de managers, Rozenn Belliard distingue chez de nombreuses top managers une approche moins directive que celle de leurs homologues masculins.  » Alors qu’un homme s’affirme d’abord dans la posture du sachant, une femme se place plutôt dans une démarche de co-construction. Pour ma part, je m’appuie beaucoup sur l’expérience et l’expertise de mes interlocuteurs dans une dynamique collaborative. Même si je ne suis pas toujours leurs recommandations,je les implique dans ma prise de décisions. C’est à la fois important pour eux et pour moi.  » En tant que maman de 3 enfants, elle se sent aussi plus à l’écoute des problématiques personnelles de ses équipes. Une empathie en aucun cas incompatible avec la performance.  » Beaucoup de managers restent encore attachés au temps de présence. Et pourtant, peu importe qu’une collaboratrice parte plus tôt pour récupérer ses enfants : ce qui compte, c’est son engagement, que son travail soit fait et ses objectifs atteints. « 

 

Une femme dans un métier technique : un vrai plus
Douée en maths et en physique, c’est de façon pragmatique que Rozenn Belliard s’est dirigée vers des études scientifiques après son Bac.  » La première réaction de ma mère a alors été de m’encourager dans cette voie pour devenir professeur de sciences… mais certainement pas pour devenir ingénieure ! On ne pousse pas assez les jeunes filles vers cette formation qui ouvre pourtant à de nombreux métiers techniques passionnants, où elles réussissent aussi bien que les hommes et où leur voix est écoutée : lors de mon stage de fin d’études dans le pôle F1 de Peugeot, j’étais la seule femme de l’équipe, j’évoluais dans un environnement assez macho et pourtant, dès que je prenais la parole, tout le monde se taisait pour m’écouter. La mixité des approches est essentielle à la performance, y compris dans l’industrie. « 

 

J’ai senti qu’être une femme faisait la différence …
 » Je n’ai jamais eu ce sentiment à la SNCF mais j’ai perçu qu’être une femme faisait une différence plus avant dans ma carrière, alors que j’étais en charge du développement des business plans des plus gros projets d’un cabinet de conseil américain. Je travaillais alors avec un top management quasi exclusivement masculin qui m’a très clairement fait sentir qu’il en attendait plus de moi que de mes homologues masculins. Me permettre d’être à ce poste était presque une faveur en soi, je n’avais pas le droit à l’erreur et je savais qu’au moindre faux pas, on ne me louperait pas. « 

 

Pourquoi rejoindre iDTGV et la SNCF ?
 » Pour participer à une aventure humaine qui ne s’arrête jamais, dont les épisodes sont tous plus passionnants les uns que les autres et dont les prochaines saisons seront pleines de suspens et de rebondissements. Développement du bus, ouverture à la concurrence,… les mois et les années à venir seront faits de challenges, alors rejoignez-nous car à la SNCF et chez iDTGV, il y a encore beaucoup de belles aventures à vivre ! « 

 

CW.

 

Contact : rozenn.belliard@idtgv.com