Un juriste diplômé d’une business school ? Impossible n’est pas l’EDHEC ! La filière Business Law & Management (BLM pour les initiés), créée conjointement par l’école lilloise et la Faculté de Droit de l’Université Catholique de Lille, prépare les futures pépites des cabinets d’avocats d’affaires et des directions juridiques d’entreprises. Coup de projecteur sur une business school qui monte à la barre. 

 

Si une majeure Ingénierie juridique et fiscale a été créée dès 1992 au sein d’EDHEC Business School, c’est en septembre 2013 que la première promo de la filière BLM a foulé les couloirs l’école. Avec un atout de taille : il s’agit du seul double-cursus droit et management en 4 ans. Une hybridation des compétences typiques de l’esprit EDHEC que Mathieu Lanteri, tout juste diplômé, a tout de suite ressenti. « Etudiants et professeurs étaient très accueillants et ouverts. J’ai rencontré des profils qui n’étaient pas 100 % commerce, y compris des littéraires. Pour le passionné de philosophie que je suis, c’était un véritable atout. Avec la filière BLM, j’étais en école de commerce tout en gardant un pied dans les humanités et en retrouvant un peu de ce feutre des lettres qui m’est cher. Et je ne me suis pas trompé ! J’ai suivi un parcours formidable et j’ai adoré mes cours de droit, une matière que je découvrais totalement. Autant dans la méthodologie que dans le contenu, je retrouvais dans mon étude du droit ma méthode de philosophe, j’étais conquis ».  

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Une filière droite dans sa formation

Autre point fort de la formation : un volume de cours impressionnant. « 650h de cours en première année, 50 % à l’université et 50 % à l’EDHEC avec des enseignements dispensés quasiment en full english en dernière année » insiste Christophe Roquilly Doyen de la recherche et du corps professoral et Directeur du LegalEdhec Research Centre. Une formation solide sur les fondamentaux du droit, mais aussi en gestion, un indispensable pour travailler sur des opérations d’analyse financière ou en corporate finance. Sans oublier les soft skills ! « L’intelligence émotionnelle joue un vrai rôle lorsqu’on est avocat ou conseil juridique, c’est même souvent ce qui fait la différence » ajoute-t-il.

Du management au droit… et inversement

De quoi plaire aux plus grands cabinets d’avocats et directions juridiques d’entreprises. « Ils reconnaissent l’importante capacité de travail de nos diplômés mais aussi, ce qui est selon moi le plus important, leur capacité à passer des concepts juridiques aux problématiques business et inversement. Car si le droit est une matière rassurante, par son contenu et sa substance, je dis souvent à mes étudiants qu’il faut savoir sortir de la technique juridique. Avoir un bon niveau en droit ce n’est pas négociable mais si on n’a que ça, on ne fait pas la différence sur le marché du travail. »

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Tout est une question de méthode

Et pour cela, la méthode s’avère être centrale. « Autant à l’EDHEC qu’à l’université, les enseignants sont très rigoureux et exigeants dans la méthode, en concordance parfaite avec ce que j’ai appris en prépa » se rappelle Mathieu Lanteri. Un atout de choix pour réussir dans ce parcours focus sur la pratique. « Dans toute ma scolarité j’ai dû faire deux commentaires d’arrêt ! Ici, tout est orienté vers la vie réelle !». De quoi tirer très vite son épingle du jeu dans le milieu professionnel « avec des notes sur des points de droit sourcées, rigoureuses et précises, et ce dès nos premiers stages ».

Cap vers le juriste du futur

En plus de la formation pratique, l’EDHEC joue aussi la carte du droit en mode recherche.  « Nous avons créé un référentiel de compétences sur le juriste augmenté. Les métiers du droit se transforment et de fait, l’intelligence singulière du juriste ne suffit plus pour être un bon juriste. Il faut l’augmenter avec d’autres types de compétences : business, digital, soft skills… » Un référentiel de compétences du juriste augmenté sera d’ailleurs disponible en juin sur le site alll.legal.

Open minded

Si le M&A, la finance ou le corporate sont des débouchés naturels pour les diplômés BLM, la diversité est aussi au rendez-vous. « Il y a de plus en plus d’opportunités dans la LegalTech ou des startups. Chaque année, une quarantaine d’étudiants passent le concours du Barreau » précise Christophe Roquilly. « Après plusieurs stages dans des domaines classiques pour la filière, je me suis questionné sur les raisons qui me poussaient à vouloir devenir avocat. Je voulais plaider, mettre mes tripes à la barre pour des gens qui ont besoin d’être défendus. Le pénal s’ouvrait à moi mais j’avais peur de ne pas être compris par mes pairs et mes professeurs. Une peur totalement infondée : j’ai au contraire reçu un accueil extrêmement bienveillant et compréhensif » ajoute Mathieu Lanteri.

Deux bonnes raisons de rejoindre la filière BLM

C’est le diplôme de tous les possibles ! « Vous voulez aller vers un métier du droit ? Votre CV propose un excellent double cursus droit / management et fac de droit / business school. Vous voulez finalement vous diriger vers un autre domaine ? Vous êtes diplômé de l’EDHEC et toutes les portes vous sont ouvertes ! » insiste Christophe Roquilly.
C’est la meilleure expérience du test & learn. « Vous avez 4 ans pour tester et découvrir ce que vous avez fondamentalement envie de faire dans la vie. En entrant à l’EDHEC, j’ai trouvé des gens très ouverts et des professeurs prêts à m’accompagner. Dans notre filière chaque enseignant est potentiellement un conseiller d’orientation. Peu importe ce que vous voulez faire,  on aura un contact pour vous. Nous profitons d’un réseau tentaculaire qui excède le monde du droit et sans obligation d’achat : nous sommes libres de nos choix et ça, c’est rarissime » conclut Mathieu Lanteri.