Il y a 117 ans, le 12 novembre 1903, Marie Skłodowska-Curie une physicienne et chimiste polonaise, et son époux Pierre Curie, ont reçu le prix Nobel de physique. En 1911, Marie obtient un nouveau prix Nobel, celui de chimie, pour ses travaux sur le polonium et le radium. Marie Skłodowska, passionnée par la science et scientifique d’exception, devient la première femme à avoir reçu le prix Nobel et reste la seule femme récompensée deux fois. Ainsi aujourd’hui, quelle est la place des femmes dans la science au 21e siècle ?

 

Rappel – Quand la science était fermée aux femmes

Avant 20è siècle, il a été considéré comme déraisonnable, ou même impossible qu’une femme devienne scientifique. Ainsi les portes des laboratoires leur sont longtemps restées fermées. Malgré ces obstacles, et grâce à la persévérance et la motivation de réaliser leur rêve, certaines femmes ont laissé dans la science des empreintes significatives. Parmi ces dernières nous pouvons compter les femmes parties à la conquête de l’espace (64/500) ou encore celles récompensées par des Prix Nobel en science (22/700).

 

Les femmes et la science aujourd’hui : halte aux stéréotypes !

Les jeunes filles, souvent en tête de classe à l’école, restent en minorité à rêver des carrières scientifiques.

Les lycéennes étant pourtant attirées par les domaines de science du vivant, ne sont à l’inverse que très minoritaires dans les classes de science de l’ingénieur. De même les femmes poursuivant leur carrière dans la recherche ne sont pas nombreuses.

Les hommes sont ainsi majoritairement représentés dans tous ces domaines. Certains stéréotypes tels que le fait que les hommes soient plus fort en maths ou en physique, peuvent décourager un certain nombre de fille. Il faut ainsi briser ces stéréotypes.

Les femmes n’ont pas besoin de discrimination positive afin de réussir mais ont seulement besoin d’être plus représentés afin que les petites filles puissent se projeter dans un avenir de scientifique, sans remettre en cause leur place dans ce milieu.

Retrouvez  l’intégralité de l’interview exclusive de Madame Elisabeth Moreno, ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances

Encourager, monter l’exemple

J’ai choisi la carrière scientifique dans la recherche, et j’ai rencontré beaucoup de femmes exceptionnelles sur mon chemin.  Actuellement, je rejoins le projet retenu par la Comission Européene :  European Network For Gender Balance in Informatics (CA19122 EUGAIN). Le principal défi de ce projet est de savoir comment soutenir les femmes, les inspirer et les aider à surmonter les obstacles auxquels elles sont confrontées dans leur carrière scientifique. Encourager les jeunes filles à aller à l’encontre des stéréotypes et de leur autocensure est notre devoir.

Les femmes ont autant leur place que les hommes dans les milieux scientifiques. Elles sont capables et ont les mêmes chances de réussite que les hommes. D’ailleurs, la science ne fait aucune distinction entre homme et femme, c’est seulement la société qui en fait une.

Alors, peu importe votre sexe, n’ayez pas peur, partez aux conquêtes de la science !

 

Quels sont les engagements et la politique envers les femmes à EFREI Paris ?

Anick Fitoussi a mis en place un pôle innovant : Pôle Égalité des Chances et Diversités (PECD), dans lequel un parmi trois groupes de réflexion est le groupe d’égalité femmes-hommes. L’objectif de ce groupe est de promouvoir la réussite au féminin et de développer, chez les jeunes femmes, une culture de l’ambition.

Dans l’équipe du laboratoire de recherche AlliansTIC, 8 des 21 chercheurs sont des femmes. Et entre eux, on retrouve la pionnière dans son domaine : Fériel BOUAKKAZ enseignante-chercheure en cyber sécurité, la première femme de France certifiée des CEI (Certified EC-Council Instructor)

 

L’auteur est  Katarzyna Wegrzyn-Wolska – Directrice de Recherche, Laboratoire AlliansTIC, Efrei Paris