120 ans. Pour l’ESME, « c’est plus qu’un âge, c’est une preuve. Une preuve de sa capacité à transformer les grandes ruptures technologiques en moteur de renouvellement. » Véronique Bonnet, sa directrice générale, nous en dit plus.
Les grandes mutations technologiques, ça la connait ! Dans son Histoire, l’ESME a accompagné pas moins de quatre révolutions industrielles. École d’ingénieurs généraliste, née en 1905 en plein essor de l’électricité et de l’automobile, elle intègre ensuite l’électronique, les télécommunications et l’informatique, avant de s’imposer dans l’ère des réseaux numériques. Elle se positionne désormais au cœur de la cinquième révolution industrielle, marquée par l’IA, la robotique avancée et le big data. Sans oublier l’impact sociétal de ces technologies, indissociable de la formation dans cette école d’ingénieurs devenue société à mission en 2021.
Qu’est-ce qui fait la différence de l’ESME ?
Sans aucun doute, sa grande capacité d’adaptation. C’est une école généraliste qui mise depuis toujours sur la transversalité et l’hybridation. Elle embrasse aujourd’hui trois grands enjeux : l’IA et la cybersécurité, la transition énergétique et la robotique / cobotique. Au regard de la concurrence internationale féroce qui règne en la matière, nous devons capitaliser et développer notre savoir-faire historique sur le sujet. Impossible d’évoquer la différence de l’ESME sans parler de l’esprit et de la communauté de l’école. La fluidité des relations entre l’établissement, ses alumni et ses étudiants donne une vraie âme à l’école. Ces liens intergénérationnels entre Sussus sont forts, essentiels… et ne pourront jamais être remplacés par l’IA !
Vous réaffirmez aussi cette différence à travers une nouvelle offre de formation continue ?
Nous allons effectivement structurer une activité de formation continue autour d’une dynamique transversale. L’objectif : former des ingénieurs de rupture capables d’agir efficacement à l’intersection des disciplines, des défis technologiques et sociétaux majeurs.
L’ESME assume son développement régional. Mais quelles sont les spécificités de vos campus ?
Historiquement parisienne, l’ESME a ouvert trois campus régionaux. D’abord à Lille et Lyon en 2011, puis à Bordeaux en 2017. Une régionalisation qui nous a permis de développer des majeures en lien avec les spécificités de chacun de ces territoires. A Lille, nous sommes pleinement intégrés à l’écosystème universitaire et entrepreneurial de l’énergie (une priorité économique des Hauts-de-France). A Lyon – où nous venons d’inaugurer un nouveau campus partagé avec d’autres écoles du Groupe IONIS – nous travaillons sur la robotique, notamment à travers l’ouverture d’une majeure développée en partenariat avec le cluster COBOTEAM. A Bordeaux, nous montons en puissance sur des partenariats autour des enjeux du transport, en particulier de l’aéronautique. Quant à Paris, si la formation y est résolument généraliste, nous mettons un accent particulier sur les liens entre santé et numérique, à travers le pôle de compétitivité MEDICEN sur des sujets de robotique chirurgicale, d’imagerie numérique et d’aide au diagnostic, notamment.
Et qu’en est-il de l’ouverture internationale ?
Notre ligne est claire en la matière : multiplier les destinations de qualité (nous avons plus d’une centaine d’établissements partenaires, parmi lesquels Berkeley, UCLA ou Beijing Institute of Technology), renforcer l’attractivité entrante (une centaine d’étudiants étrangers nous rejoignent chaque année) et déployer des programmes anglophones adaptés aux étudiants du monde entier. A titre d’exemple, notre programme anglophone en cinq ans est dispensé sur tous nos campus et nous lancerons, à la rentrée 2026, le MSc Artificial intelligence & design for engineering, conçu pour un public international. A l’international, en régions et à Paris, l’ESME célèbre cette année 120 ans d’innovation, d’engagement et de transmission. »