Rentrée 2017, la CPU est sur le pont. Moyens, réussite en licence, les combats sont à la hauteur des enjeux pour le pays, former toujours plus nombreux et tout au long de la vie, les forces vives de la Nation. Gilles Roussel président de la CPU, nous parle de sa détermination pour faire de l’université une chance de s’assurer un bel avenir pour les 1.5 million d’étudiants.

 

L’orientation vers le supérieur via APB a de nouveau été compliquée cette année…

Le constat est partagé : ce système est insatisfaisant et à bout de souffle. D’autant que le nombre d’étudiants augmente chaque année de 30 à 40 000.

 

Que faire ?

La CPU demande une augmentation des moyens alloués aux universités de 1 milliard par an. En réalité, il ne s’agit pas d’une augmentation mais de revenir au niveau antérieur de budget dont nous disposions il y a 5 ans. L’investissement de l’Etat a baissé durant cette période de 10 000 à 9 000 €/étudiant/an. Si l’on choisit de faire de la formation initiale et tout au long de la vie une priorité, et c’est un choix de société, il faut investir pour recruter des enseignants-chercheurs et du personnel pour accompagner les étudiants, entretenir nos bâtiments et développer des pédagogies innovantes.

 

Quelle est l’étape suivante ?

Il faut optimiser le système. L’enjeu : la réussite des jeunes, dans un système correspondant à leurs aspirations et à leur capacité de réussite dans les filières qu’ils choisissent. Actuellement, les problèmes se concentrent dans les licences générales et en PACES.

 

La CPU propose d’instaurer des prérequis ?

Les universitaires connaissent les profils de lycéens qui ont vocation à réussir selon les filières. Cela nous permet de définir des prérequis pour les orienter vers les formations où nous savons qu’ils ont vocation à réussir. Il faut aussi réserver des places à des profils atypiques. L’avis des universités sur les profils des étudiants est non-prescriptif. Il faut changer cela. Le bac doit aussi redevenir un diplôme d’accès au supérieur. Par exemple, une évaluation en contrôle continu serait une bonne base pour évaluer des prérequis pour nos formations. La CPU laisse les établissements expérimenter, fixe des objectifs en termes de réussite, de compétences acquises, et d’accès des étudiants du territoire à l’enseignement supérieur. Il n’y aura pas de solution toute faite, les universités et filières présentant des problématiques hétérogènes. Nous ferons un bilan dans quelques mois.

 

L’orientation n’étant pas de votre ressort, comment gérer cette problématique en L1 ?

Par la connaissance et l’accompagnement de nos étudiants, de manière à, le cas échéant, les préparer à intégrer une filière qui leur correspond l’année suivante. Il faut leur permettre de s’interroger, accepter que les parcours ne soient pas linéaires. La France est le pays où les diplômés sont les plus jeunes d’Europe. Rien ne vaut la mise en situation pour découvrir un cursus, voir à quoi correspond réellement un cours en droit ou en STAPS.

 

Votre message à la communauté université en cette rentrée 2017 ?
Aux étudiants 
:
En accédant à l’université, vous suivez des formations qui peuvent vous permettre d’accéder au meilleur niveau, de préparer votre avenir de la meilleure des manières grâce au fort lien entre recherche et formation. Vos cursus vous donnent la capacité de bien vous insérer dans le monde du travail et d’y évoluer.
A leurs parents : l’université que vous avez connue est révolue. Accompagnement des étudiants, pédagogies innovantes, nos établissements se développent en adéquation avec les attentes des jeunes.
A mes collègues : La CPU se bat afin que vous disposiez des moyens de remplir vos missions d’enseignement et de recherche dans les meilleures conditions.

 

Dans la peau de François Germinet, président de l’UCP

 

 

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